Wood remporte un contrat-cadre de cinq ans avec Serica Energy en mer du Nord britannique
Points clés
- •Wood a obtenu un contrat-cadre EPCC de cinq ans de Serica Energy pour contribuer à prolonger la durée de vie opérationnelle de la plateforme Bruce au-delà de 2030.
- •Serica s'attend à signer prochainement un contrat de plate-forme de forage, les premiers nouveaux puits Bruce depuis 2012 devant démarrer au troisième trimestre 2027.
- •Serica exploite Bruce avec une participation de 98 %, et le hub a produit en moyenne 18 100 boepd nets pour la société au premier semestre 2026.
- •Une première phase de puits d'infill pourrait ajouter plus de 10 000 boepd, les premiers hydrocarbures étant attendus environ un an après le début du forage.
- •Le rythme du programme dépend du contrat de forage en attente, des décisions d'investissement finales sur les phases successives et de l'environnement fiscal et réglementaire britannique.

Wood a obtenu de Serica Energy un contrat-cadre de cinq ans couvrant l'ingénierie, les achats, la construction et la mise en service (EPCC), visant à prolonger la durée de vie opérationnelle de la plateforme Bruce en mer du Nord britannique au-delà de 2030.
Dans le cadre de cet accord, l'entrepreneur basé à Aberdeen assurera l'exécution des projets, la construction offshore et les services de mise en service. Le contrat s'appuie sur une relation de travail entre les deux sociétés qui remonte à 2018. Aucun montant contractuel n'a été divulgué.
Cette attribution intervient alors que Serica se prépare à reprendre le forage à Bruce pour la première fois depuis 2012. Dans ses derniers résultats semestriels, l'opérateur coté à Londres a indiqué s'attendre à signer prochainement un contrat de plate-forme de forage, les premiers nouveaux puits — Bruce SCE et SCW — étant programmés pour un démarrage au troisième trimestre 2027.
Ce contrat illustre une tendance plus large parmi les opérateurs de la mer du Nord britannique, qui attribuent des contrats-cadres à long terme à un entrepreneur unique afin de maîtriser les coûts sur des actifs en fin de vie, où l'extraction d'extensions de production incrémentielles et le forage d'infill sont au cœur de l'économie des champs à mesure que les bassins maturent. Pour les sociétés de services comme Wood, qui se sont repositionnées ces dernières années vers la prolongation de la durée de vie des actifs et les travaux sur champs existants (brownfield), ce type de contrat-cadre offre un flux de travaux récurrents sans dépendre de grands projets de construction neuve.
Serica exploite le champ Bruce avec une participation de 98 %. Le hub, qui traite également la production des champs Keith et Rhum, a affiché une production moyenne de 18 100 barils d'équivalent pétrole par jour (boepd) nets pour Serica au premier semestre 2026.
La société a identifié une première phase de puits d'infill susceptible d'ajouter plus de 10 000 boepd, les premiers hydrocarbures étant attendus environ un an après le début du forage. Si elle se concrétise, cette augmentation compenserait approximativement le déclin naturel de ce hub mature, où Bruce a débuté sa production en 1993. Le rythme du programme dépend toutefois du contrat de plate-forme de forage en attente, des décisions d'investissement finales de Serica sur les phases d'infill successives, ainsi que de l'environnement fiscal et réglementaire des opérateurs offshore britanniques — des facteurs à surveiller à l'approche de la date de démarrage prévue en 2027.
Source : Splash247