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Visa va supprimer 2,600 emplois alors que l’IA transforme les opérations de paiement

Auteur: TechNext24·

Points clés

  • Visa a annoncé la suppression d’environ 2,600 emplois, soit près de 7 % de ses effectifs mondiaux.
  • Les réductions toucheront principalement les équipes technologie et produit de l’entreprise.
  • Ryan McInerney a indiqué que l’intelligence artificielle aide Visa à rationaliser les tâches répétitives et à accélérer le développement de produits.
  • Visa employait environ 34,100 personnes dans son rapport annuel 2025, et cette réduction ferait baisser ce total de manière significative.
  • Cette décision intervient dans un contexte de suppressions d’emplois plus larges dans les secteurs des paiements et de la technologie, alors que les entreprises se réorganisent autour de l’efficacité liée à l’IA.
Visa va supprimer 2,600 emplois alors que l’IA transforme les opérations de paiement

Visa, le géant des paiements, prévoit de licencier environ 2,600 employés, soit environ 7 % de ses effectifs mondiaux, alors qu’il cherche à rationaliser ses opérations et à améliorer son efficacité tout en accordant une importance accrue à l’intelligence artificielle dans ses processus de travail.

Un porte-parole de l’entreprise a confirmé mardi que les suppressions de postes toucheront principalement les équipes technologie et produit. Dans une note adressée aux employés, le directeur général Ryan McInerney a indiqué que l’entreprise devait s’adapter pour saisir les opportunités futures et contribuer à conduire une transformation plus large du secteur.

McInerney a précisé que l’IA a accompagné cette évolution en rationalisant les tâches répétitives et en accélérant le développement de produits, tout en ajoutant que l’IA n’était pas la seule raison de cette décision.

Selon le rapport annuel 2025 de Visa, l’entreprise employait environ 34,100 personnes, soit 8 % de plus que l’année précédente. La réduction prévue des effectifs ferait nettement baisser ce chiffre, Visa ajustant son nombre de salariés à un environnement opérationnel davantage automatisé.

L’annonce intervient le même jour où Visa devait հրապարակer ses résultats trimestriels, et l’action progressait d’environ 1 % en début de séance.

La décision de Visa s’inscrit dans une vague plus large de suppressions d’emplois touchant les entreprises de la technologie financière et des paiements en 2026. Mastercard, le concurrent le plus proche de Visa, a indiqué plus tôt cette année qu’il prévoyait de réduire de 4 % ses effectifs mondiaux dans le cadre d’une stratégie visant à réorienter ses investissements.

La société fintech Block a également annoncé en février qu’elle allait licencier près de la moitié de ses effectifs, soit environ 4,000 emplois, dans l’une des plus importantes restructurations du secteur cette année.

Au-delà des paiements, l’ensemble du secteur technologique a également supprimé des dizaines de milliers d’emplois en 2026. Oracle a confirmé une réduction d’environ 21,000 employés sur son dernier exercice financier. LinkedIn a supprimé 875 postes malgré une croissance du chiffre d’affaires de 12 %. Meta a annoncé son intention de réduire ses effectifs de 8,000 personnes alors même que son chiffre d’affaires annuel dépassait 200 milliards de dollars.

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Le schéma est similaire d’une entreprise à l’autre : beaucoup restent rentables et continuent de croître, tout en se réorganisant autour d’une efficacité portée par l’IA et en réduisant les fonctions que la technologie commence à absorber.

Pour Visa, qui traite chaque jour des milliards de transactions dans plus de 200 pays, la pression pour moderniser son infrastructure technologique est importante. Le secteur des paiements fait aussi face à une concurrence croissante des réseaux de paiement en temps réel, des systèmes de règlement fondés sur les cryptomonnaies et des acteurs fintech qui fonctionnent avec des équipes bien plus réduites. Le fait de devenir plus léger tout en investissant dans des capacités alimentées par l’IA constitue, selon l’entreprise, sa réponse à cet environnement concurrentiel.

Reuters