Le Venezuela envisage de quitter l’OPEP alors que les discussions avec les États-Unis portent sur l’accès à long terme aux champs pétroliers
Points clés
- •Le Venezuela, membre fondateur de l’OPEP, discute avec les États-Unis d’une éventuelle sortie du cartel pétrolier.
- •L’administration Trump cherche à obtenir des accords de location à long terme pour des champs pétroliers vénézuéliens, ce qui serait plus simple sans les contraintes de production de l’OPEP.
- •Les Émirats arabes unis ont quitté l’OPEP et l’OPEP+ le 1er mai 2026, donc un départ du Venezuela serait la deuxième sortie de ce type en peu de temps.
- •Le Venezuela possède les plus importantes réserves pétrolières prouvées au monde, mais produit actuellement environ 1 million de barils par jour.
- •Le Venezuela est exempté des quotas de l’OPEP+, et toute hausse majeure de la production via des partenariats américains finirait par se heurter aux règles de coordination de l’OPEP.

Le Venezuela, l’un des cinq membres fondateurs de l’OPEP, discute avec les États-Unis d’une éventuelle sortie du cartel pétrolier. Ces pourparlers interviennent alors que l’administration Trump cherche à obtenir des accords de location à long terme pour des champs pétroliers vénézuéliens — un accord qu’il serait bien plus facile de conclure sans les contraintes de production de l’OPEP.
Les Émirats arabes unis ont déjà quitté l’OPEP et l’OPEP+ avec effet au 1er mai 2026. Si le Venezuela suivait, ce serait le deuxième départ de l’organisation en l’espace de quelques mois — et cette fois par un pays qui a contribué à fonder le groupe en 1960.
Ce que Washington veut
La réserve stratégique de pétrole des États-Unis est tombée à environ 289,7 millions de barils, un niveau qui n’avait pas été observé depuis environ 40 ans.
Le Venezuela possède les plus importantes réserves pétrolières prouvées de la planète, mais il ne pompe actuellement qu’environ 1 million de barils par jour. Des années de sanctions, de sous-investissement et de troubles politiques ont fait d’un pays qui devrait être l’un des grands producteurs mondiaux de pétrole un exemple de potentiel géologique gaspillé.
Les négociations porteraient sur la location de champs pétroliers vénézuéliens spécifiques à des entreprises américaines pour un développement à long terme.
Cette dynamique a fortement changé après la destitution du président Nicolas Maduro en janvier 2026, qui a donné à Washington un levier considérablement plus important sur les ventes de pétrole vénézuéliennes.
Pourquoi l’appartenance à l’OPEP complique les choses
Le Venezuela est actuellement exempté des quotas de production de l’OPEP+, une faveur accordée parce que les sanctions et la dégradation des infrastructures avaient déjà ramené sa production bien en dessous de tout plafond réellement pertinent. Toute hausse sérieuse de la production via des partenariats avec les États-Unis finirait par se heurter aux mécanismes de coordination de l’OPEP.
Le président Trump avait lui-même suggéré en janvier 2026 qu’il serait préférable pour le Venezuela de rester au sein de l’OPEP, tout en précisant que le sujet n’avait pas encore été pleinement abordé avec les autorités vénézuéliennes. Cette position semble avoir évolué à mesure que les négociations de location ont progressé.