Les États-Unis et le Royaume-Uni prévoient une réunion à Londres sur la protection du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz
Points clés
- •La réunion prévue à Londres se concentrerait sur la création d'une coalition pour protéger le trafic commercial à travers le détroit d'Ormuz.
- •Les États-Unis demandent à leurs alliés de fournir des navires militaires, des navires de déminage et des drones de surveillance pour la mission proposée.
- •L'Iran n'a pas attaqué de navires commerciaux au cours des quatre derniers jours après les frappes américaines soutenues sur des cibles militaires le long de sa côte sud.
- •Oman a relancé les pourparlers à Téhéran sur un mécanisme visant à rouvrir en toute sécurité le détroit.
- •De nombreux pays ont indiqué qu'ils ne se joindraient à une mission maritime qu'une fois les hostilités dans la voie navigable terminées.

Les États-Unis et le Royaume-Uni prévoient une réunion de haut niveau à Londres la semaine prochaine pour discuter de la création d'une coalition internationale visant à protéger le trafic commercial dans le détroit d'Ormuz, selon Axios.
La conférence proposée pourrait inclure des ministres de la Défense et de hauts dirigeants militaires de pays occidentaux et régionaux. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, et le président du comité des chefs d'état-major interarmées, le général Dan Caine, font partie des participants potentiels.
Cette initiative est considérée comme un élément clé de la stratégie de Washington visant à finalement mettre fin à son conflit avec l'Iran, tout en contribuant à restaurer la stabilité des marchés mondiaux de l'énergie. Le détroit d'Ormuz relie le golfe Persique au golfe d'Oman et à la mer d'Arabie, ce qui en fait l'un des goulets d'étranglement maritimes les plus importants au monde pour les expéditions de pétrole et de gaz naturel liquéfié. La sécurité de cette voie navigable reste une priorité pour les gouvernements, les armateurs et les marchés de l'énergie, car les perturbations peuvent affecter les coûts d'assurance, l'acheminement des navires et la planification de l'approvisionnement.
Les États-Unis pressent apparemment leurs alliés de contribuer en fournissant des navires militaires, des navires de déminage et des drones de surveillance pour aider à sécuriser la route maritime. Ces actifs viseraient à protéger le trafic commercial et à surveiller les menaces dans un corridor étroit et très fréquenté où les opérations navales nécessitent une coordination entre plusieurs pays.
L'Iran n'a pas attaqué de navires commerciaux au cours des quatre derniers jours suite aux frappes américaines soutenues contre des cibles militaires le long de sa côte sud. Cependant, les responsables sont divisés sur l'ampleur de la dégradation des capacités de Téhéran.
Les efforts diplomatiques se poursuivent également. Oman a repris les pourparlers à Téhéran visant à établir un mécanisme pour rouvrir le détroit en toute sécurité. De nombreux pays ont indiqué qu'ils ne se joindraient à une mission maritime internationale qu'une fois les hostilités dans la voie navigable terminées, ce qui rend la séquence des pourparlers de désescalade et de la planification de la sécurité maritime essentielle à tout effort de coalition.