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Des préoccupations en matière de communication émergent entre les États-Unis et la Corée du Sud après une méprise frontalière impliquant un drone

Auteur: The Korea Times Business·

Points clés

  • Les troupes sud-coréennes de première ligne ont activé des systèmes de défense antiaérienne et se sont préparées à intercepter un drone qui s'est ultérieurement avéré être un appareil du Corps des Marines américain menant un exercice combiné près de la frontière intercoréenne.
  • Les forces américaines en Corée auraient soumis un document officiel notifiant la partie sud-coréenne de l'opération de drone, mais celui-ci n'aurait jamais été partagé avec les unités de première ligne concernées ni remonté dans la chaîne de commandement.
  • L'armée sud-coréenne maintient qu'elle n'a jamais accordé d'approbation formelle pour l'opération de drone, malgré la soumission d'une notification préalable.
  • La réponse renforcée de la Corée du Sud reflète une vigilance accrue suite aux incursions de drones nord-coréens en décembre 2022 qui ont suscité des critiques à l'encontre des capacités de défense aérienne de Séoul.
  • Le comité des chefs d'état-major interarmées et les forces américaines en Corée enquêtent tous deux sur les circonstances entourant l'incident et la chaîne de reporting impliquée.
Des préoccupations en matière de communication émergent entre les États-Unis et la Corée du Sud après une méprise frontalière impliquant un drone

Une méprise impliquant un drone de surveillance américain évoluant près de la frontière intercoréenne a soulevé des préoccupations quant à un possible manque de communication entre les deux alliés, après que les forces sud-coréennes ont identifié par erreur l'appareil comme une menace hostile et s'être presque préparées à l'abattre.

L'incident souligne les risques opérationnels inhérents à l'alliance militaire entre les États-Unis et la Corée du Sud, dans le cadre de laquelle environ 28 500 soldats américains sont stationnés dans le pays en vertu d'un traité de défense mutuelle datant de 1953. Des exercices combinés sont régulièrement menés pour maintenir la preparedness face aux menaces nord-coréennes, mais l'épisode met en lumière comment des défaillances procédurales peuvent mettre les forces alliées en danger de tirs fratricides.

Jeudi, l'aéronef sans pilote a été détecté dans la zone tampon connue sous le nom de ligne de contrôle civil, située au sud de la ligne de démarcation militaire (MDL) qui sépare les deux Corées.

Le 1er corps de l'armée, chargé de la défense de la ligne de front, a activé Durumi — un système d'alerte de défense antiaérienne utilisé en réponse aux incursions de drones ennemis. Des équipements de surveillance, notamment des dispositifs d'observation thermique (TOD) et des radars, ont été déployés pour tenter d'identifier le drone.

Cette réponse renforcée reflète la vigilance de la Corée du Sud suite à une série d'incursions de drones nord-coréens en décembre 2022, lorsque cinq drones ennemis ont pénétré dans l'espace aérien sud-coréen et ont suscité de vives critiques à l'encontre des capacités de défense aérienne de Séoul.

Le comité des chefs d'état-major interarmées (JCS) de Corée du Sud a ensuite confirmé que l'appareil était un drone militaire américain affecté au Corps des Marines américain, menant des opérations dans le cadre d'un exercice combiné avec les unités des Marines sud-coréens près de la frontière.

Cependant, des questions ont émergé quant à la raison pour laquelle l'armée sud-coréenne n'avait pas été informée au préalable de l'opération de drone alliée. Selon des rapports, le commandement des opérations terrestres de l'armée avait mobilisé des moyens de défense aérienne, notamment de l'artillerie antiaérienne, dans l'intention d'abattre le drone.

Les forces américaines en Corée (USFK) auraient fourni un préavis concernant leur plan d'opérer des drones près de la frontière, mais l'armée sud-coréenne maintient qu'elle n'a jamais accordé d'approbation formelle pour l'opération.

Le quotidien Chosun Ilbo a rapporté jeudi, citant des sources militaires non identifiées, que l'USFK avait informé la partie sud-coréenne de ses plans d'exercice et soumis un document officiel concernant l'opération de drone. Cependant, le document n'aurait jamais été remonté dans la chaîne de commandement ni partagé avec les unités de première ligne concernées.

Selon le protocole militaire sud-coréen, une notification préalable pour de telles opérations doit être soumise au commandement des opérations terrestres pour approbation.

Le JCS a déclaré qu'il rassemblait les faits concernant la chaîne de reporting et qu'il s'efforçait de déterminer si le drone américain avait opéré avec une autorisation appropriée.

L'USFK a indiqué qu'elle évaluait les circonstances entourant l'incident et qu'elle continuerait de coordonner avec l'armée sud-coréenne et les autorités compétentes à ce sujet.