Le déficit commercial avancé des biens des États-Unis se réduit à 101,5 milliards de dollars en juin
Points clés
- •Le déficit commercial avancé des biens des États-Unis pour juin s’est établi à 101,5 milliards de dollars, contre une estimation de 100 milliards de dollars.
- •Le déficit du mois précédent a été révisé à 105,8 milliards de dollars, son niveau le plus élevé depuis juillet 2025.
- •Les exportations de biens ont reculé à 204,7 milliards de dollars en juin, tandis que les importations de biens ont diminué à 306,2 milliards de dollars.
- •Les importations ont baissé plus vite que les exportations, ce qui a principalement amélioré le solde commercial.
- •Le rapport pourrait apporter un léger soutien au PIB du deuxième trimestre, mais il suggère aussi un ralentissement de l’activité commerciale et un affaiblissement de la demande.

Le solde commercial avancé des biens des États-Unis pour juin s’est établi à -101,5 milliards de dollars, contre une estimation de -100 milliards de dollars. La lecture précédente a été révisée à -105,8 milliards de dollars, le déficit le plus important depuis juillet 2025.
Les exportations de biens en juin ont atteint 204,7 milliards de dollars, contre 207,7 milliards de dollars le mois précédent, soit une baisse de 3,8 milliards de dollars. Les importations de biens se sont élevées à 306,2 milliards de dollars, contre 313,4 milliards de dollars le mois précédent, soit une diminution de 8,2 milliards de dollars.
Bien que la donnée de juin soit meilleure que le rapport précédent, le mois antérieur restait le plus fort déficit depuis juillet 2025. Ce rapport fait partie des premières lectures mensuelles sur les flux commerciaux, il retient donc l’attention pour ce qu’il peut signaler sur le versant des biens du PIB avant la publication commerciale complète.
Détails
Le rapport de juin indique un ralentissement généralisé du commerce international, même si la répartition par catégorie était contrastée.
Exportations
Les exportations totales ont reculé de 1,8 % par rapport à mai.
Le principal frein est venu des biens intermédiaires industriels, en baisse de 4,4 %, ce qui reflète probablement la diminution des expéditions liées aux matières premières, aux produits de base et à l’énergie. Les biens d’équipement ont également reculé de 1,1 %, ce qui suggère une demande extérieure plus faible pour les machines et équipements américains.
Quelques points positifs ont toutefois été observés. Les exportations automobiles ont progressé de 5,1 %, tandis que les biens de consommation ont augmenté de 3,2 %, signe d’une demande résiliente dans ces secteurs.
Importations
Les importations totales ont diminué de 2,6 %, chaque grande catégorie enregistrant un recul mensuel.
La baisse la plus marquée a concerné les biens de consommation, en repli de 3,8 %, ce qui pourrait indiquer une demande intérieure plus faible ou une normalisation après une constitution de stocks antérieure. Les importations de biens d’équipement ont reculé de 2,0 %, ce qui pourrait signaler un ralentissement de l’investissement des entreprises.
La baisse des importations de biens intermédiaires industriels et d’automobiles a également contribué au recul global.
En résumé
Le déficit commercial s’est réduit à -101,5 milliards de dollars contre -105,9 milliards de dollars, mais une grande partie de l’amélioration provient d’une baisse plus rapide des importations que des exportations, plutôt que d’une demande étrangère plus forte pour les biens américains.
Pour les économistes, le rapport est mitigé. Un déficit commercial plus faible pourrait apporter un léger soutien aux calculs du PIB du deuxième trimestre. Dans le même temps, la baisse généralisée des importations, en particulier des biens de consommation et des biens d’équipement, peut refléter un ralentissement de la demande intérieure et une plus grande prudence des entreprises dans leurs dépenses, tandis que la faiblesse des exportations suggère également un affaiblissement de la demande extérieure.
Dans l’ensemble, le rapport montre un ralentissement de l’activité commerciale plutôt qu’une accélération de la croissance mondiale, même si l’écart commercial plus faible pourrait constituer un léger facteur positif pour le PIB.
Pour rappel, le solde commercial avancé des biens des États-Unis est un rapport mensuel publié par le Census Bureau dans le cadre de son Advance Economic Indicators Report, diffusé environ une semaine avant les chiffres complets du commerce international FT-900. Il ne couvre que le commerce de biens, mesuré selon le Census basis par catégorie principale d’utilisation finale, et offre une première lecture des exportations, des importations et du déficit sur biens pour le mois de référence. Comme les flux de biens représentent l’essentiel de la volatilité mensuelle du solde commercial global, cette publication avancée est suivie de près comme élément d’entrée dans le nowcasting du PIB, qui a été révisé à la baisse hier pour le T2.