ActualitésMacroL’UEFA devrait lever sa menace de boycott après les garanties de la FIFA sur le projet de filiale commerciale

L’UEFA devrait lever sa menace de boycott après les garanties de la FIFA sur le projet de filiale commerciale

Auteur: CryptoBriefing·

Points clés

  • Les 55 associations membres de l’UEFA ont voté à l’unanimité, le 30 juillet, pour boycotter les compétitions de la FIFA si Infantino n’abandonnait pas le projet de commercialisation.
  • Le projet contesté FIFA Forward Enterprise visait à lever environ 4,2 milliards $ en monétisant les droits liés aux principales compétitions de la FIFA, dont la Coupe du monde.
  • L’UEFA et d’autres confédérations ont indiqué que le projet avait avancé sans consultation suffisante, et la FIFA a ensuite présenté des excuses formelles.
  • Les sélections nationales européennes, dont l’Angleterre, devraient participer à la Coupe du monde féminine U-20 de la FIFA en Pologne.
  • L’épisode a accentué les inquiétudes de long terme concernant la gouvernance de la FIFA, la transparence et la répartition des revenus, certaines associations réduisant selon des informations leur soutien à la réélection d’Infantino.
L’UEFA devrait lever sa menace de boycott après les garanties de la FIFA sur le projet de filiale commerciale

Pendant quelques semaines, à l’été 2026, la gouvernance du football mondial a semblé au bord d’une crise sérieuse. Les 55 associations membres de l’UEFA ont voté à l’unanimité, le 30 juillet, pour boycotter toutes les compétitions de la FIFA si le président Gianni Infantino ne renonçait pas à un projet controversé visant à commercialiser les droits des tournois de la FIFA. Infantino a bien retiré la proposition, mais l’UEFA est d’abord restée sceptique. Désormais, toutefois, elle semble prête à passer à autre chose.

Les sélections nationales européennes, dont l’Angleterre, devraient participer à la Coupe du monde féminine U-20 de la FIFA en Pologne, qui se déroulera du 5 au 27 septembre. Cette décision suggère que l’UEFA s’est éloignée d’une confrontation qui aurait pu perturber le calendrier de la FIFA et tendre davantage les relations entre l’instance régionale la plus puissante du sport et l’organisation qui gouverne le football mondial.

De quoi portait le conflit

Au cœur du différend se trouvait un projet appelé FIFA Forward Enterprise, ou FFE. La proposition consistait à créer une nouvelle filiale commerciale et à vendre des participations minoritaires à des investisseurs privés, dans le but de générer environ 4,2 milliards $ en monétisant les droits relatifs aux principales compétitions de la FIFA, dont la Coupe du monde.

L’UEFA et plusieurs autres confédérations, dont la Concacaf et la Confédération asiatique de football, ont contesté à la fois le contenu de la proposition et la manière dont elle a été conduite. Elles ont estimé qu’elle semblait avancer sans consultation suffisante de la communauté plus large des parties prenantes du football. La FIFA a ensuite reconnu cette préoccupation et présenté des excuses formelles.

Le vote 55-0 des associations membres de l’UEFA n’était pas un simple geste politique étroit. Il constituait un signal unanime indiquant que l’establishment du football européen considérait le projet FFE comme une crise de gouvernance, et non comme un simple désaccord commercial.

Pourquoi l’UEFA est restée prudente malgré cette victoire

Même après le retrait du projet FFE par Infantino et les excuses de la FIFA, l’UEFA a publiquement affirmé qu’elle n’avait toujours pas confiance dans la direction d’Infantino. Ses inquiétudes dépassaient ce seul projet pour toucher à des questions plus larges de transparence dans la prise de décision et de répartition des revenus au sein de la hiérarchie de gouvernance du football.

Les garanties qui ont apparemment satisfait l’UEFA, au moins suffisamment pour autoriser la participation au tournoi en Pologne, n’ont pas été entièrement détaillées publiquement. Ce qui est clair, c’est que la désescalade est conditionnelle plutôt que triomphale. Les associations européennes semblent prêtes à participer en septembre tout en se réservant la possibilité de revoir leur position selon le comportement futur de la FIFA.

Certaines associations nationales auraient également commencé à retirer leur soutien à la réélection d’Infantino, une conséquence politique à plus long terme que l’épisode FFE a peut-être accélérée.

La question plus large de gouvernance

La répartition des revenus constitue la ligne de fracture sous-jacente. Les associations membres de l’UEFA contribuent largement à la valeur commerciale de la FIFA, et toute structure qui dirigerait une partie de cette valeur vers des investisseurs privés sans bénéfice correspondant pour les associations membres se heurterait à une résistance.

La question de savoir qui profite de la croissance commerciale du football, et dans quelle proportion, n’est pas nouvelle dans la gouvernance du sport, mais le projet FFE a mis cette tension en lumière de manière particulièrement nette.

Pour l’instant, le tournoi en Pologne se déroulera avec la participation européenne, et le football évite ce qui aurait été un boycott historiquement significatif lors d’un tournoi féminin.