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Un « faux historien » identifié comme l’instigateur de l’obsession de Trump pour la Smithsonian : rapport

Auteur: Rawstory·

Points clés

  • Le rapport de Popular Information affirme que le décret de Trump sur la Smithsonian ressemble étroitement à des arguments défendus depuis longtemps par David Barton et WallBuilders.
  • Barton et son fils Tim dirigent WallBuilders, qui dit promouvoir une histoire des États-Unis enracinée dans l’idéologie chrétienne.
  • Le décret soutient que le National Museum of American History est trop critique sur l’esclavage et reprend des éléments associés à Barton sur l’exceptionnalisme américain et Columbus.
  • Le rapport indique que Barton et son fils ont laissé entendre, dans un podcast du 6 janvier 2026, que la Maison Blanche leur avait demandé d’aider à identifier des expositions problématiques.
  • La représentante Melanie Stansbury a qualifié le décret exécutif de l’un des plus « stupides et bizarres » qu’elle ait lus.
Un « faux historien » identifié comme l’instigateur de l’obsession de Trump pour la Smithsonian : rapport

L’effort du président Donald Trump pour discréditer le National Museum of American History de la Smithsonian serait porté par un éminent « faux historien » chrétien nationaliste, selon un nouveau rapport.

Popular Information, de Judd Legum, indique que le décret exécutif de Trump, « Restoring Trust in the Smithsonian Institution », qui prévoit l’installation de panneaux à l’extérieur du musée qualifiant ses expositions d’« inexactes » et d’anti-américaines, reprend de près des arguments défendus depuis longtemps par David Barton, un militant d’extrême droite influent dans les milieux du GOP et du christian nationalism.

Barton et son fils Tim dirigent WallBuilders, un groupe qui affirme vouloir « teach US history and how our beginnings were overwhelmingly rooted in Christian ideology ». Cette affirmation est largement contestée, notamment parce que le christianisme et la loi biblique ne sont mentionnés nulle part dans la Constitution, qui interdit en outre au Congrès d’adopter une loi « respecting an establishment of religion ».

« Malgré l’absence de diplôme en histoire, David Barton se présente comme historien », a écrit Legum. « Depuis des décennies, il défend l’idée que les Pères fondateurs n’avaient jamais voulu de séparation entre l’Église et l’État. Le travail de David Barton a été rejeté à plusieurs reprises par de véritables historiens » — et son livre de 2012 sur Thomas Jefferson « a été retiré des rayons par son éditeur après qu’un groupe d’historiens d’universités chrétiennes l’a accusé d’y inclure des distorsions et de fausses informations ».

Legum a relevé plusieurs similitudes entre le travail de Barton et le nouveau décret anti-Smithsonian de Trump.

Par exemple, le décret affirme que le National Museum of American History est trop sévère à propos de l’esclavage, en soutenant que « the words, actions, and ideas of America’s Founders helped spark a worldwide movement that ultimately ended slavery » — une affirmation déformée similaire à celle des Barton, qui ont écrit que l’esclavage illustre l’« American exceptionalism ». Le décret de Trump et les Barton défendent aussi la réhabilitation de Christopher Columbus et le présentent comme un héros « American », malgré le fait qu’il n’ait jamais mis les pieds aux États-Unis.

Par ailleurs, a noté Legum, « le rapport ... allègue que le NMAH ne donne pas une attention appropriée aux Pères fondateurs ou à la Déclaration d’indépendance parce qu’il ne veut pas montrer que le christianisme a eu une influence sur eux », une affirmation que les Barton avancent depuis des années.

Pour couronner le tout, les Barton eux-mêmes ont laissé entendre qu’ils avaient participé à la création du rapport : « dans un épisode de podcast du 6 janvier 2026, les Barton ont déclaré que la Maison Blanche leur avait demandé d’aider à identifier des expositions problématiques de la Smithsonian », indique le rapport.

Le décret de Trump sur la Smithsonian a suscité de vives critiques, la représentante Melanie Stansbury (D-NM) le qualifiant de « one of the dumbest and most bizarre Executive Orders we have ever read ».