Trump révèle que le golf est la raison de son souhait d'une heure d'été permanente — et publie le numéro du sénateur Cotton
Points clés
- •Trump a déclaré dans une publication sur Truth Social que le golf est la véritable motivation de son projet d'heure d'été permanente, citant une lettre du PDG du PGA Tour, Brian Rolapp, et les besoins des golfeurs, joueurs de tennis, chasseurs et agriculteurs.
- •Trump a publié un numéro qu'il présentait comme le téléphone portable personnel du sénateur Tom Cotton et a exhorté les habitants de l'Arkansas à faire pression sur le sénateur, dont la messagerie vocale aurait été pleine peu après.
- •Une version sénatoriale du Sunshine Protection Act avait été adoptée à l'unanimité en 2022 mais bloquée à la Chambre, et la loi fédérale fait que tout régime d'heure d'été permanent nécessite une loi du Congrès.
- •Les États-Unis ont tenté l'heure d'été à l'année en janvier 1974 avant de revenir en arrière la même année, et des recherches publiées associent ce changement à des problèmes de santé tels que les accidents vasculaires cérébraux, les crises cardiaques et le trouble affectif saisonnier, ainsi qu'à des dommages économiques et des préoccupations de sécurité.
- •Trump possède 10 parcours de golf aux États-Unis qui seraient touchés par ce changement, et sa publication n'a fait aucune mention des risques documentés de l'heure d'été permanente.

Le président Donald Trump a déclaré dimanche que le golf est la véritable raison de sa volonté de rendre l'heure d'été permanente, exposant son argumentation dans une longue publication sur Truth Social dans laquelle il a également publié ce qu'il présentait comme le numéro de téléphone portable personnel du sénateur républicain de l'Arkansas, Tom Cotton.
« Everybody in Arkansas, [Senator] Tom Cotton (R-AK), a friend of mine, is holding up a very important Bill », a écrit le président. « It's called, 'The Sunshine Protection Act' or, 'We Don't Want to Change Our Clocks Twice a Year Act.' For some reason, Tom is stopping the Bill and, in the Senate, it's very easy to do, it only takes one! It should pass overwhelmingly, in a Bipartisan fashion. So, everyone in Arkansas, a State I love, and won 3 times, the last by by 34 points, tell Tom to, GET IT DONE! It will be appreciated by all. Nobody wants to spend their precious time running all over the place, turning Clocks back twice a year and, having sunshine in the afternoon is better than early in the morning! »
Le Sunshine Protection Act est une mesure qui circule au Capitole depuis plusieurs législatures : une version sénatoriale avait été adoptée à l'unanimité par la chambre en 2022, puis bloquée à la Chambre, et a été présentée à nouveau sans devenir loi. L'affirmation de Trump selon laquelle son blocage « ne nécessite qu'un seul » sénateur reflète la pratique du Sénat, où un seul sénateur peut poser un blocage empêchant une adoption rapide par consentement unanime, bien qu'un tel blocage ne puisse empêcher la direction du Sénat de programmer un vote formel. Et comme la loi fédérale permet aux États de rester toute l'année à l'heure d'hiver, comme l'Arizona et Hawaï, mais ne leur permet pas d'adopter seuls l'heure d'été permanente, tout projet de « verrouillage de l'horloge » nécessite une loi du Congrès.
Dans la même publication, Trump a exposé le raisonnement derrière la mesure qu'il souhaite voir signée en loi.
« The PGA TOUR, as an example, needs more Daylight in the afternoon in order to finish their Tournaments. Likewise, regular Golfers, Tennis Players, Hunters and, perhaps most importantly, Farmers who want more Daylight to play or work. See letter from Brian Rolapp, CEO of the PGA TOUR below. »
Trump a poursuivi : « 65 percent PLUS want more sun in the afternoon, Daylight Saving Time (The way it is now!), but 100 percent don't want to change their Clocks twice a year. They want to, as they say, ' THE CLOCK!' Who doesn't? It's very expensive for our Nation where you have high and dangerous steeples to reach, like on churches and municipal buildings. Almost everybody wants 'The Sunshine Protection Act' to pass, except for Tom Cotton. To the Great People of Arkansas, please let your Senator know it would be a GREAT Bipartisan WIN for the United States Senate, and for America, itself. Call Tom on his cellphone... » La publication ensuite indiqué le numéro que Trump présentait comme celui de Cotton.
La publication du numéro a immédiatement suscité une attention sur les réseaux sociaux et, apparemment, des appels de personnes désireuses de joindre le sénateur. Les sénateurs dirigent généralement les appels de leurs électeurs vers leurs lignes officielles à Washington et dans leur État, plutôt que vers leurs téléphones portables personnels. Sam Stein, rédacteur pour The Bulwark, Politico et le Daily Beast, a indiqué que la messagerie vocale de Cotton était déjà pleine et fermée aux nouveaux messages lorsqu'il a essayé le numéro samedi matin.
« The mailbox is, shockingly, full and there is not enough space to leave a message. Got to it too late », a écrit Stein dans une publication sur X.
Alors que Cotton se représente, des critiques sur X ont souligné que le sénateur aura « un sérieux problème » pour changer de numéro.
Malgré l'affirmation de Trump selon laquelle « presque tout le monde » soutient la législation, la proposition s'est heurtée à une opposition significative. Les critiques ont fait remarquer qu'avec ce changement, la côte Ouest ne verrait pas le soleil se lever avant 9 heures du matin en hiver. Le pays a déjà testé cette idée : les États-Unis avaient adopté l'heure d'été à l'année en janvier 1974 dans le contexte de la crise énergétique, avant de faire marche arrière la même année face aux plaintes concernant les matins d'hiver sombres. Des chercheurs ont également documenté de nombreux inconvénients à ce changement, allant de l'augmentation de problèmes de santé tels que les accidents vasculaires cérébraux, les crises cardiaques et le trouble affectif saisonnier aux dommages économiques, en passant par d'éventuelles hausses de la criminalité et des réductions de la sécurité, des préoccupations signalées dans des recherches publiées.
La publication de Trump n'a fait aucune mention de ces risques, se concentrant plutôt sur le golf. Le président possède 10 parcours de golf aux États-Unis qui seraient touchés par ce changement.