La startup de technologie de défense Terra Industries clôture un tour d’amorçage de 52 millions de dollars
Points clés
- •Terra Industries a clôturé le plus important tour d’amorçage d’Afrique à 52 millions de dollars après avoir ajouté 18 millions de dollars de capital nouveau.
- •Norleo Space Investments et Grant Gordon ont rejoint les investisseurs existants, dont 8VC, Silent Ventures, Nova Global, Belief Capital et SV Angel.
- •L’entreprise a indiqué que ce financement soutiendra un bureau à Londres, l’expansion de la production, un déploiement plus large de ses produits et des recrutements dans les équipes clés.
- •Terra avait déjà levé 11,75 millions de dollars en janvier et 22 millions de dollars dans un tour ultérieur mené par Lux Capital, tout en annonçant des usines au Nigeria et au Ghana.
- •Terra affirme que ses systèmes de sécurité autonomes protègent déjà des actifs d’une valeur d’environ 11 milliards de dollars dans plusieurs pays africains.

Terra Industries, une startup nigériane de technologie de défense qui développe des systèmes de sécurité autonomes à partir de son logiciel propriétaire, a levé 18 millions de dollars supplémentaires, portant à 52 millions de dollars le plus important tour d’amorçage d’Afrique.
Les nouveaux investisseurs Norleo Space Investments et l’ange investisseur Grant Gordon ont participé au tour aux côtés des investisseurs existants 8VC, Silent Ventures, Nova Global, Belief Capital et SV Angel.
L’ampleur de cette levée se distingue dans l’écosystème des startups africaines, où le capital-risque s’est historiquement concentré sur la fintech et où la technologie de défense reste une catégorie d’investissement naissante.
Dans un communiqué, Terra a indiqué que ce nouveau capital financera son premier bureau international à Londres, l’augmentation de sa capacité de production, l’accélération du déploiement de ses produits dans le Global South, ainsi que la croissance de ses équipes dans les départements ingénierie, opérations et développement commercial.
Cette levée s’inscrit dans une année déjà chargée pour l’entreprise. Terra a levé 11,75 millions de dollars en janvier, le plus important tour de financement du secteur africain de la défense-tech, puis 22 millions de dollars un mois plus tard dans un tour mené par Lux Capital. L’entreprise a depuis annoncé une usine de fabrication de 34 000 pieds carrés au Ghana et signé un protocole d’accord avec la Defence Industries Corporation of Nigeria (DICON) afin de créer une coentreprise pour la production locale de systèmes de défense. Ce partenariat s’inscrit dans une évolution plus large de la politique nigériane : créée en 1964, la DICON a vu son mandat élargi par une loi de 2023 qui encourage les forces armées à se procurer des équipements de défense fabriqués localement afin de réduire la dépendance aux importations.
« Les infrastructures critiques à travers le Global South sont mieux protégées par des systèmes conçus pour ces environnements et fabriqués dans les régions qu’ils protègent », a déclaré Nathan Nwachuku, cofondateur et directeur général de Terra Industries. « Ce financement nous permet d’intensifier ce travail et d’approfondir notre base de production. Il nous place aussi dans les salles où se prennent les décisions mondiales en matière de défense. »
Fondée en 2024 par Nwachuku et Maxwell Maduka, Terra développe des systèmes autonomes qui aident les gouvernements et les exploitants d’infrastructures à surveiller des actifs critiques, tels que les centrales électriques et les mines, dans les environnements terrestres, aériens et maritimes. Sa gamme de produits comprend des drones autonomes à longue et moyenne portée, des drones intercepteurs, des tours de guet et des véhicules terrestres sans pilote.
Ces systèmes sont connectés via ArtemisOS, la plateforme logicielle propriétaire de Terra, qui permet selon l’entreprise la détection des menaces en temps réel, la planification autonome des missions et des réponses coordonnées. Terra affirme que sa technologie est déjà déployée pour protéger des actifs nationaux critiques d’une valeur d’environ 11 milliards de dollars dans plusieurs pays africains.
Le capital complémentaire donnera à Terra davantage de marge pour développer son infrastructure. L’entreprise a indiqué que son bureau londonien doit lui donner accès aux institutions qui façonnent les marchés mondiaux de la défense et des infrastructures, ainsi qu’à des talents en opérations et en IA, tandis que la fabrication restera centrée en Afrique.
Terra exploite déjà son usine de fabrication Pax-1 de 15 000 pieds carrés à Abuja, au Nigeria. Sa deuxième usine, Pax-2, est une installation de 34 000 pieds carrés au Ghana que l’entreprise présente comme la plus grande usine de drones du continent une fois pleinement opérationnelle. L’ouverture de l’installation est prévue au T4 2026 et elle devrait atteindre une capacité de production annuelle de 50 000 unités sur l’ensemble du portefeuille de systèmes aériens de Terra d’ici 2028.
Au-delà du Ghana et du Nigeria, Terra a indiqué qu’elle prévoit d’étendre son empreinte manufacturière au Golfe, à l’Amérique du Sud et à l’Asie du Sud.
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