L'économie suisse en croissance trimestrielle estimée à 1,5 % au deuxième trimestre
Points clés
- •Les données provisoires indiquent que le PIB suisse a progressé de 1,5 % au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, une nette accélération après la croissance de 0,4 % du premier trimestre.
- •Le secteur industriel a apporté la plus grande contribution à la croissance, portée particulièrement par l'industrie chimique et pharmaceutique, et le secteur des services a également progressé dans son ensemble.
- •Les exportations suisses totales ont augmenté de 8,8 % au deuxième trimestre, celles vers les États-Unis bondissant de 21,5 %, ce qui reflète largement des achats anticipés avant une menace tarifaire sur les produits pharmaceutiques retirée en juillet.
- •L'estimation rapide pourra être révisée lors de la publication du rapport détaillé du PIB dans environ 60 jours, et les données commerciales du troisième trimestre montreront si les flux d'exportation se sont normalisés après le retrait de la menace tarifaire.
- •La Banque nationale suisse a ramené son taux directeur à 0 % en juin, alors qu'elle soupesait une inflation modérée face à la pression sur le franc subie par de grands exportateurs comme Novartis et Roche.

L'économie suisse devrait avoir progressé de 1,5 % au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, une nette accélération après la croissance de 0,4 % enregistrée au premier trimestre, selon les premières estimations du PIB.
Cette lecture est une estimation rapide, qui pourra être révisée lors de la publication du rapport plus détaillé dans environ 60 jours, ce qui limite la quantité d'informations détaillées actuellement disponibles.
Dans son communiqué accompagnant ces chiffres, l'office suisse de la statistique a indiqué :
« Le secteur industriel a apporté la plus grande contribution à la croissance, portée en particulier par l'industrie chimique et pharmaceutique. Le secteur des services a également progressé dans son ensemble. »
Les chiffres indiquent qu'une grande partie de l'expansion du trimestre a été entraînée par une hausse des exportations chimiques et pharmaceutiques, notamment vers les États-Unis. Ce secteur constitue la plus grande catégorie des exportations suisses de biens, de sorte que les fluctuations de ses expéditions exercent une influence disproportionnée sur la croissance globale.
Le commerce extérieur suisse a nettement rebondi au deuxième trimestre, avec une hausse de 8,8 % des exportations totales. Les exportations vers les États-Unis ont progressé de 21,5 % dans un contexte de nouvelle menace tarifaire pesant sur le secteur pharmaceutique en avril. L'augmentation des exportations et du commerce — et donc du PIB — semble refléter une nouvelle vague d'achats anticipés, les entreprises cherchant à prendre de l'avance sur les mesures menacées avant que la menace tarifaire ne soit retirée en juillet. Étant donné que les achats anticipés déplacent les expéditions vers un trimestre antérieur plutôt qu'ils n'accroissent la demande dans la durée, les données commerciales du troisième trimestre et les chiffres du PIB révisés attendus dans environ 60 jours montreront si les flux d'exportation se sont normalisés une fois la menace écartée.
L'industrie chimique et pharmaceutique, qui abrite de grandes entreprises telles que Novartis et Roche, dont les sièges sont à Bâle, est l'un des plus grands secteurs d'exportation de la Suisse — les États-Unis étant son premier marché — et les chiffres du PIB et du commerce extérieur suisses sont exprimés en francs suisses (CHF). La force de la monnaie est une considération permanente pour ces exportateurs, et la Banque nationale suisse a ramené son taux directeur à 0 % en juin, alors qu'elle soupesait une inflation modérée face à la pression sur le franc.