ActualitésMacroLes médias ignorent le lien de 2 milliards de dollars de Kushner avec l'Arabie saoudite dans leur couverture de l'accord nucléaire de Trump, selon un analyste

Les médias ignorent le lien de 2 milliards de dollars de Kushner avec l'Arabie saoudite dans leur couverture de l'accord nucléaire de Trump, selon un analyste

Auteur: Rawstory·

Points clés

  • Judd Legum de Popular.info a identifié au moins 16 grandes organisations d'information qui ont couvert l'accord nucléaire américano-saoudien proposé sans mentionner la relation financière de 2 milliards de dollars de Jared Kushner avec le gouvernement saoudien.
  • L'accord proposé permettrait aux entreprises américaines de partager des technologies nucléaires civiles avec l'Arabie saoudite dans le cadre d'un accord Section 123, qui a suscité l'examen du Congrès concernant les garanties de non-prolifération.
  • La société de capital-investissement de Kushner, Affinity Partners, a reçu un investissement de 2 milliards de dollars du Public Investment Fund d'Arabie saoudite après son départ de la Maison-Blanche en 2021.
  • Pendant son mandat en tant que conseiller principal à la Maison-Blanche, Kushner a joué un rôle éminent dans la définition des relations américano-saoudiennes, notamment en défendant le prince héritier Mohammed ben Salmane après l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018.
  • Le PIF, qui a investi dans l'entreprise de Kushner, est présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane et possède des actifs estimés à plus de 900 milliards de dollars.
Les médias ignorent le lien de 2 milliards de dollars de Kushner avec l'Arabie saoudite dans leur couverture de l'accord nucléaire de Trump, selon un analyste

Un observateur des médias critique les principales organisations d'information pour avoir négligé de signaler les liens financiers de Jared Kushner avec l'Arabie saoudite tout en couvrant l'accord nucléaire américano-saoudien controversé du président Donald Trump.

L'accord en discussion permettrait aux entreprises américaines de partager des technologies nucléaires civiles avec l'Arabie saoudite, qui a annoncé son intention de construire des réacteurs nucléaires afin de diversifier son approvisionnement énergétique au-delà du pétrole. De tels accords, connus sous le nom d'accords Section 123 en vertu de la loi américaine sur l'énergie atomique, ont historiquement fait l'objet d'un examen minutieux du Congrès en matière de garanties de non-prolifération. Le pacte saoudien proposé a fait l'objet de débats à travers plusieurs administrations, les législateurs s'inquiétant de savoir si Riyad accepterait les engagements de non-prolifération les plus stricts, connus sous le nom de Gold Standard.

Judd Legum, fondateur de la newsletter Popular.info, s'est exprimé sur les réseaux sociaux pour faire part de sa frustration après que la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a été interrogée sur l'accord nucléaire lors d'une conférence de presse. Legum a soutenu que les journalistes devraient également presser la Maison-Blanche de s'expliquer sur la relation financière de 2 milliards de dollars de Kushner avec le gouvernement saoudien.

Legum a dressé une liste des principaux médias ayant couvert l'accord nucléaire américano-saoudien sans mentionner que Kushner — conseiller principal à la Maison-Blanche sous le premier mandat de Trump — perçoit des paiements liés au gouvernement saoudien. Cette liste comprenait The Wall Street Journal, The New York Times, l'Associated Press, Reuters, CNN, NBC, ABC, CBS, The Guardian, Semafor, The Washington Post, Fox News, The New York Post, la BBC, Newsweek et MS NOW.

Dans une publication sur son Substack, Legum a qualifié cette omission de « black-out médiatique sur la corruption de Kushner ».

Affinity Partners de Kushner et l'investissement saoudien

Kushner a lancé sa société de capital-investissement, Affinity Partners, peu après avoir quitté la Maison-Blanche en 2021, à l'issue du premier mandat de Trump. L'entreprise, basée en Floride, a par la suite reçu un investissement de 2 milliards de dollars de la part du Public Investment Fund (PIF) d'Arabie saoudite, selon plusieurs rapports publiés. Le PIF, fonds souverain de l'Arabie saoudite dont les actifs sont estimés à plus de 900 milliards de dollars, est présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, largement connu sous les initiales MBS.

La transaction a attiré l'attention des organismes de surveillance éthique, qui ont souligné le rôle éminent de Kushner dans la définition des relations américano-saoudiennes pendant son mandat à la Maison-Blanche sous l'administration Trump. Ce rôle comprenait son implication dans la défense de Mohammed ben Salmane à la suite de l'assassinat du chroniqueur du Washington Post, Jamal Khashoggi, en 2018. Les agences de renseignement américaines ont conclu que MBS avait approuvé l'opération qui a entraîné la mort de Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul, une conclusion que le gouvernement saoudien a niée.

L'assassinat de Khashoggi et l'accord financier ultérieur de Kushner avec le fonds souverain saoudien ont alimenté des débats continus sur les conflits d'intérêts potentiels impliquant d'anciens hauts fonctionnaires et des gouvernements étrangers. Ces préoccupations ont pris une pertinence renouvelée alors que l'administration Trump fait avancer des initiatives diplomatiques à enjeux majeurs — notamment le pacte de coopération nucléaire proposé — qui impliquent directement les relations américano-saoudiennes.