LUDWIG BECK fait état d’une baisse des ventes au premier semestre 2026 dans un contexte de faible confiance des consommateurs et de défis d’infrastructure
Points clés
- •Le chiffre d’affaires brut a reculé à 37,1 millions d’EUR au premier semestre de l’exercice 2026, contre 37,8 millions d’EUR un an plus tôt.
- •Les ventes textiles ont diminué à 28,6 millions d’EUR, les ventes hors textile à 8,5 millions d’EUR, et les ventes de la boutique en ligne ont également baissé.
- •Le bénéfice brut a reculé à 15,1 millions d’EUR et la marge brute s’est réduite à 48,2 % en raison de réductions de prix plus élevées.
- •L’EBIT s’est amélioré à -0,8 million d’EUR, l’EBT s’est établi à -2,3 millions d’EUR et la perte nette après impôts s’est réduite à -2,6 millions d’EUR.
- •La société s’attend à une stabilisation progressive au second semestre et a souligné l’Oktoberfest de Munich comme un moteur de ventes important.

LUDWIG BECK AG a annoncé un chiffre d’affaires brut de 37,1 millions d’EUR pour le premier semestre de l’exercice 2026, en baisse de 1,9 % par rapport à 37,8 millions d’EUR sur la même période de l’année précédente, selon le rapport financier semestriel de la société publié mardi. L’entreprise a indiqué que ce recul reflétait des difficultés plus larges dans le commerce de mode physique en Allemagne, où les ventes ont diminué de 4 % au premier semestre 2026, selon TW-Testclub, le plus grand panel du secteur. Pour un distributeur disposant d’une présence physique marquée à Munich, cette comparaison souligne à quel point sa performance dépend de la fréquentation du centre-ville et des tendances générales de consommation.
Un début d’année faible a pesé sur les résultats, le temps frais du premier trimestre ayant réduit la demande de vêtements de printemps et d’été. L’activité s’est améliorée au deuxième trimestre, mais LUDWIG BECK n’a pas pu compenser entièrement les ventes perdues plus tôt dans l’année. La société a également évoqué un sentiment des consommateurs atone, citant les incertitudes économiques, les risques géopolitiques et les préoccupations financières personnelles. Ces conditions sont restées un arrière-plan pertinent sur le semestre, en particulier pour les catégories discrétionnaires telles que la mode et les accessoires.
Pour LUDWIG BECK, les six premiers mois ont également été affectés par un environnement de marché difficile dans le centre-ville de Munich. Le rapport indique que l’accès à Marienplatz, un emplacement clé pour la société, a été entravé par plusieurs évolutions défavorables en matière d’infrastructures et de politique des transports, ajoutant un nouveau frein opérationnel pour une entreprise dépendante de l’accès au commerce de centre-ville.
Les ventes du segment textile ont reculé à 28,6 millions d’EUR contre 29,0 millions d’EUR, tandis que les ventes hors textile ont diminué à 8,5 millions d’EUR contre 8,8 millions d’EUR. La boutique en ligne de la société a également enregistré un recul au premier semestre, montrant que la faiblesse ne se limitait pas au canal des magasins physiques.
Le bénéfice brut est passé à 15,1 millions d’EUR contre 15,5 millions d’EUR, tandis que la marge brute s’est réduite à 48,2 % contre 48,8 % en raison de réductions de prix plus élevées. Le coût des marchandises vendues est resté presque stable à 16,2 millions d’EUR. Les autres produits d’exploitation ont légèrement augmenté à 2,0 millions d’EUR, les charges de personnel sont restées stables à 8,1 millions d’EUR, et les autres charges d’exploitation ont reculé à 6,5 millions d’EUR contre 6,8 millions d’EUR.
Le résultat d’exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) s’est amélioré à -0,8 million d’EUR contre -1,0 million d’EUR. Le résultat avant impôts (EBT) s’est établi à -2,3 millions d’EUR, contre -2,4 millions d’EUR un an plus tôt, et la perte nette après impôts s’est réduite à -2,6 millions d’EUR contre -2,7 millions d’EUR.
Pour la suite, LUDWIG BECK s’est dit confiant pour le troisième trimestre malgré un environnement de marché difficile. La société prévoit une stabilisation progressive des conditions macroéconomiques et de la demande des consommateurs. Elle a cité l’Oktoberfest de Munich, qui débute en septembre et contribue traditionnellement de manière significative aux ventes, comme une période clé pour l’activité. LUDWIG BECK estime être bien positionnée pour le second semestre, soutenue par un assortiment sélectionné alliant des classiques intemporels et les tendances actuelles afin de répondre à divers besoins de la clientèle.
Le rapport semestriel détaillé est disponible sur le site de la société à l’adresse dans la section Investor Relations sous Financial Publications.