ActualitésMacroLa KSA inflige à Novatech une amende record de 24,84 M€ pour des activités de jeu sans licence aux Pays-Bas

La KSA inflige à Novatech une amende record de 24,84 M€ pour des activités de jeu sans licence aux Pays-Bas

Auteur: Cryptsy·

Points clés

  • La KSA a infligé à Novatech une amende de 24,84 millions d’euros pour l’exploitation des sites de jeu non autorisés Qbet.com et 55Bet.com, établissant la plus lourde sanction individuelle depuis l’ouverture du marché néerlandais des jeux en ligne en 2021.
  • Le droit néerlandais plafonne les amendes liées aux jeux de hasard à 10 % du chiffre d’affaires mondial annuel vérifié d’une entreprise, une limite que Michel Groothuizen, président de la KSA, a publiquement jugée insuffisante pour dissuader les grands opérateurs offshore.
  • Ni Novatech ni Fortaprime n’avaient demandé ni obtenu de licence KSA, et les enquêteurs ont constaté des systèmes de vérification de l’âge insuffisants sur les quatre sites concernés.
  • Les joueurs des sites non autorisés n’avaient pas accès aux protections obligatoires des consommateurs néerlandais, notamment le registre d’auto-exclusion Cruks, les limites de dépôt et les vérifications d’âge.
  • L’action récente de la KSA contre Polymarket établit que les plateformes de marchés de prédiction fondées sur la blockchain relèvent également de sa compétence réglementaire, élargissant l’application au-delà des opérateurs de jeux traditionnels.
La KSA inflige à Novatech une amende record de 24,84 M€ pour des activités de jeu sans licence aux Pays-Bas

La Kansspelautoriteit (KSA) néerlandaise a infligé sa plus lourde amende individuelle à ce jour, sanctionnant Novatech à hauteur de 24,84 millions d’euros pour l’exploitation de plateformes de jeu non autorisées, Qbet.com et 55Bet.com, aux Pays-Bas. Un second opérateur, Fortaprime, a reçu une amende de 1,75 million d’euros pour des sites également non licenciés, amonbet101.com et supraplay.com. Le président de la KSA, Michel Groothuizen, a déclaré publiquement que l’autorité souhaitait une sanction plus élevée, mais qu’elle était contrainte par un plafond légal limitant les amendes à 10 % du chiffre d’affaires mondial annuel vérifié d’une entreprise.

Exploitation sans licence néerlandaise

La KSA a confirmé les deux amendes dans son annonce officielle de mesure d’exécution, citant des violations de la loi néerlandaise sur les jeux de hasard à distance (Wet kansspelen op afstand), entrée en vigueur le 1er octobre 2021. L’objectif central de cette loi était la canalisation — faire migrer les joueurs néerlandais du marché non autorisé existant vers un système réglementé offrant des protections pour les consommateurs, un contrôle fiscal et des outils de prévention de l’addiction. La poursuite d’activités sur des sites non autorisés va directement à l’encontre de cet objectif. Novatech exploitait au moins deux domaines de jeu — Qbet.com et 55Bet.com — qui acceptaient des dépôts de résidents néerlandais sans détenir de licence KSA valide. Fortaprime exploitait amonbet101.com et supraplay.com selon le même modèle non autorisé.

Les deux opérateurs permettaient aux joueurs néerlandais de créer des comptes, de déposer des fonds et de placer des paris — des activités nécessitant une autorisation explicite de la KSA en vertu du droit néerlandais. La KSA a constaté qu’aucun des deux opérateurs n’avait demandé ni obtenu de licence de jeu néerlandaise à aucun moment de leurs activités. Les enquêteurs ont également identifié des systèmes de vérification de l’âge insuffisants sur les sites concernés, un manquement supplémentaire qui aggrave l’infraction réglementaire.

M. Groothuizen a indiqué que l’amende infligée à Novatech aurait dû être nettement plus élevée au vu de l’ampleur de l’activité. Toutefois, la sanction est légalement plafonnée à 10 % du chiffre d’affaires mondial annuel vérifié de l’entreprise. Ce plafond, inscrit dans le droit néerlandais de l’application des règles relatives aux jeux de hasard, limite la sanction maximale, quelle que soit la durée ou la rentabilité des services non autorisés. Le montant de 24,84 millions d’euros représente donc le plafond statutaire appliqué au chiffre d’affaires évalué de Novatech, et non la sanction que la KSA aurait préférée.

Comment les opérateurs ont structuré leurs réseaux

Novatech et Fortaprime exploitaient chacun des réseaux de jeu multimarques, une structure courante chez les opérateurs offshore cherchant à maximiser l’acquisition de joueurs sur différents marchés. Qbet.com et 55Bet.com ciblaient un public néerlandophone avec du contenu localisé, des options de paiement compatibles avec l’infrastructure bancaire néerlandaise et des supports promotionnels destinés aux résidents des Pays-Bas. Les sites de Fortaprime suivaient une logique similaire.

L’enquête de la KSA s’est concentrée spécifiquement sur la base de joueurs néerlandais, en examinant les flux de dépôts, les données d’enregistrement de comptes et l’absence de géoblocage ou d’outils de protection des joueurs requis par la loi sur les jeux de hasard à distance. Les régulateurs ont noté que l’absence d’une vérification de l’âge suffisante exposait des mineurs à un préjudice potentiel, un facteur que les lignes directrices néerlandaises prennent en compte comme circonstance aggravante lors du calcul des amendes. L’enquête n’a pas précisé publiquement la période exacte d’exploitation sans licence, mais l’ampleur de l’amende infligée à Novatech laisse supposer une activité soutenue et importante sur plusieurs années.

Pourquoi la KSA a sanctionné Novatech : principales violations réglementaires

La KSA a infligé à Novatech une amende de 24,846 millions d’euros après avoir constaté que des consommateurs néerlandais pouvaient accéder à des jeux de hasard non autorisés via Qbet.com et 55Bet.com. L’affaire portait sur l’offre de jeux d’argent en ligne aux Pays-Bas sans l’autorisation requise de la KSA.

L’action de contrôle a également mis en évidence des préoccupations liées à la protection des consommateurs, notamment des défaillances en matière de vérification de l’âge et de contrôles destinés à protéger les joueurs néerlandais. L’approche de la KSA reflète son mandat plus large de lutte contre les jeux de hasard illégaux et de protection des consommateurs.

Amende Novatech face aux précédents records de la KSA

L’amende de 24,846 millions d’euros infligée à Novatech constitue la plus élevée jamais prononcée par la KSA, accroissant considérablement les risques financiers pour les opérateurs qui ciblent les joueurs néerlandais sans autorisation.

L’importance de la sanction reflète aussi la capacité de la KSA à recourir à des sanctions fondées sur le chiffre d’affaires lorsque les pénalités standards sont jugées insuffisantes. Michel Groothuizen a indiqué que l’autorité aurait imposé une sanction plus élevée si le droit néerlandais l’avait permis ; la limite applicable restreint l’amende à un pourcentage du chiffre d’affaires mondial.

Les joueurs néerlandais exposés à des jeux non protégés sur plusieurs plateformes

Des défaillances de protection des consommateurs au cœur du problème

La principale préoccupation de la KSA va au-delà de la seule violation de licence. Le droit néerlandais des jeux de hasard impose aux opérateurs licenciés de mettre en œuvre des outils de jeu responsable, notamment des limites de dépôt, l’intégration de l’auto-exclusion via le registre national Cruks et des vérifications d’âge avant toute activation de compte. Selon les constatations de la KSA, aucune de ces protections n’était en place sur les sites de Novatech ou de Fortaprime.

Le registre d’exclusion Cruks, lancé en même temps que la loi sur les jeux de hasard à distance en octobre 2021, permet aux joueurs néerlandais de s’auto-exclure simultanément de toutes les plateformes de jeu autorisées. Les joueurs inscrits sur Qbet.com, 55Bet.com, amonbet101.com ou supraplay.com n’avaient pas accès à cette protection, ce qui signifie que des personnes s’étant volontairement exclues des casinos néerlandais sous licence pouvaient malgré tout déposer de l’argent et jouer sur ces sites non autorisés. Cette faille dans le système d’exclusion est précisément le préjudice que le programme d’application de la KSA vise à éliminer.

Michel Groothuizen, s’exprimant en tant que président de la KSA, a présenté les amendes comme un संदेश direct aux opérateurs offshore : les Pays-Bas poursuivront et sanctionneront les activités non autorisées, quel que soit le lieu d’immatriculation de l’entreprise. La KSA dispose d’un pouvoir de sanction sur tout opérateur ciblant activement les consommateurs néerlandais, même si l’entreprise détient des licences dans d’autres juridictions comme Malte, Curaçao ou Gibraltar [1].

Le précédent Polymarket et l’élargissement du champ d’action de la KSA

Les amendes infligées à Novatech et Fortaprime interviennent peu après l’action menée par la KSA contre Polymarket, plateforme de marchés de prédiction, qui a estimé que les contrats événementiels constituent des jeux de hasard au regard du droit néerlandais. Cette décision marque un élargissement significatif du périmètre d’intervention de la KSA au-delà des opérateurs traditionnels de casino et de paris sportifs. Polymarket, qui exploite un marché de prédiction décentralisé reposant sur une infrastructure blockchain, n’était jusque-là pas soumis à la réglementation des jeux de hasard dans la plupart des juridictions européennes.

La position de la KSA sur Polymarket crée un précédent réglementaire ayant des implications directes pour toute plateforme permettant aux utilisateurs néerlandais de miser une valeur sur des résultats incertains, quelle que soit la structure technique du produit. Pris ensemble, l’amende infligée à Novatech et l’action contre Polymarket montrent un régulateur qui augmente à la fois le montant des amendes et élargit sa définition de ce qui constitue une activité de jeu réglementée aux Pays-Bas [1].

Exigences de licence KSA pour les opérateurs de jeux en ligne

Les opérateurs souhaitant proposer légalement des jeux en ligne aux joueurs néerlandais doivent obtenir une licence de jeux à distance délivrée par la KSA en vertu de la loi sur les jeux de hasard à distance. Le marché en ligne a officiellement ouvert le 1er octobre 2021. L’obtention d’une licence implique davantage que la simple autorisation d’exercer. La KSA exige des opérateurs qu’ils respectent des règles portant notamment sur la protection des joueurs, la prévention de l’addiction, les contrôles techniques, le reporting et la supervision réglementaire. À partir de 2026, des politiques de licence mises à jour ont également introduit des exigences supplémentaires, notamment un plan de sortie et une analyse des risques au titre de la Wwft pour les candidats.

L’objectif est d’offrir aux joueurs néerlandais un environnement de jeu contrôlé et responsable, tout en aidant le régulateur à lutter contre les jeux de hasard illégaux.

Comment vérifier si un casino en ligne possède une licence KSA

La méthode la plus sûre consiste à utiliser le registre officiel des titulaires de licence de la KSA. Recherchez le nom de l’entreprise exploitante, le site web, l’application ou le numéro de licence, puis vérifiez que les informations correspondent bien au casino que vous souhaitez utiliser. Vous pouvez également consulter le Kansspelwijzer de la KSA, qui répertorie les fournisseurs de jeux autorisés à opérer aux Pays-Bas.

Avant de vous inscrire ou de déposer de l’argent, vérifiez :

Le casino figure dans le registre officiel de la KSA.

Le site web ou l’application correspond à l’exploitant enregistré.

Les informations relatives à la licence sont à jour.

Le casino fournit les protections requises pour les joueurs néerlandais.

Bonne pratique : ne considérez pas une licence de jeu étrangère comme la preuve qu’un casino peut légalement servir les joueurs néerlandais ; vérifiez directement l’opérateur via le registre officiel de la KSA.

Le contrôle de la KSA s’est fortement intensifié depuis l’ouverture du marché en 2021

Les Pays-Bas ont ouvert leur marché réglementé des jeux en ligne le 1er octobre 2021, après des années de retard législatif. Lors de sa première année complète d’exploitation, la KSA a infligé plusieurs amendes à des opérateurs offshore qui continuaient de cibler les joueurs néerlandais après l’entrée en vigueur du régime de licences. Les premières amendes allaient de dizaines de milliers à quelques millions d’euros, reflétant l’attention initiale du régulateur sur les plus petits opérateurs et l’établissement de précédents juridiques [1].

À partir de 2023 et jusqu’en 2024, la KSA a intensifié à la fois la fréquence et le montant de ses actions de contrôle. La sanction de 24,84 millions d’euros infligée à Novatech constitue désormais la plus importante amende individuelle prononcée par l’autorité depuis l’ouverture du marché, dépassant largement les précédents records. Le plafond de 10 % du chiffre d’affaires mondial, que M. Groothuizen a publiquement critiqué dans cette affaire, est devenu un sujet central du débat réglementaire néerlandais : les défenseurs des consommateurs et la KSA estiment tous deux que ce plafond est trop faible pour dissuader les grands opérateurs dont le chiffre d’affaires annuel se chiffre en centaines de millions d’euros.

Selon les données de reporting annuel de la KSA, le marché néerlandais des jeux d’argent a généré environ 1,5 milliard d’euros de produit brut des jeux en 2023 pour les opérateurs licenciés. Le marché non autorisé, par nature plus difficile à mesurer, représenterait une part supplémentaire importante des dépenses totales de jeu en ligne aux Pays-Bas. La stratégie d’application de la KSA cible directement ce segment non autorisé, en utilisant des sanctions financières, des mises en demeure et des notifications aux prestataires de paiement pour couper les flux de revenus vers les sites non conformes [1].

D’autres régulateurs européens, notamment la UK Gambling Commission et la Spelinspektionen suédoise, ont adopté des structures d’amendes similaires et de plus en plus sévères. La UK Gambling Commission a infligé entre 2021 et 2024 des amendes totalisant plus de 100 millions de livres sterling à plusieurs opérateurs, établissant une référence vers laquelle semble se diriger la KSA avec des mesures comme l’amende Novatech.

Les opérateurs de jeux en cryptomonnaies s’exposent directement aux mesures de la KSA

Les constats de la KSA indiquaient spécifiquement que les sites non autorisés permettaient aux joueurs néerlandais de déposer des fonds, les enquêteurs relevant la possibilité d’utiliser des cryptomonnaies comme moyen de paiement. Les dépôts en crypto sont plus difficiles à tracer et à bloquer pour les régulateurs que les virements bancaires traditionnels, ce qui explique pourquoi les opérateurs de jeux offshore ont de plus en plus intégré des rails de paiement en Bitcoin, Ethereum et stablecoins. Cette intégration ne confère toutefois aucune protection juridique : la compétence de la KSA dépend du ciblage de consommateurs néerlandais par l’opérateur, et non du moyen de paiement utilisé.

Pour les opérateurs et les joueurs de casinos crypto, l’affaire Novatech renforce une tendance visible sur plusieurs marchés européens : les régulateurs traitent les plateformes de jeu utilisant des cryptomonnaies selon le même cadre d’application que les casinos utilisant des monnaies fiduciaires. L’action de la KSA contre Polymarket, plateforme native blockchain, le confirme clairement. Toute plateforme permettant à des résidents néerlandais de miser une valeur sur des résultats incertains — en EUR, BTC ou USDT — entre dans le champ de compétence de la KSA si elle ne dispose pas d’une licence néerlandaise [1].

Les joueurs qui utilisent des cryptomonnaies pour accéder à des sites de jeux non autorisés aux Pays-Bas font face aux mêmes lacunes de protection des consommateurs que celles relevées dans l’affaire Novatech : pas d’intégration Cruks, pas de vérification d’âge, et pas de contrôle des limites de dépôt. L’absence de ces protections constitue un facteur de risque pour les joueurs individuels, indépendamment des conséquences réglementaires encourues par l’opérateur.

Points clés à retenir

La KSA a infligé à Novatech une amende de 24,84 millions d’euros pour l’exploitation des sites de jeu non autorisés Qbet.com et 55Bet.com, soit la plus lourde sanction individuelle jamais prononcée dans l’histoire réglementaire néerlandaise pour des jeux sans licence.

Fortaprime a reçu une amende distincte de 1,75 million d’euros pour avoir exploité amonbet101.com et supraplay.com selon le même modèle non autorisé ciblant les joueurs néerlandais.

Michel Groothuizen, président de la KSA, a déclaré publiquement que Novatech méritait une amende plus élevée, mais le droit néerlandais plafonne les sanctions à 10 % du chiffre d’affaires mondial annuel vérifié de l’opérateur.

Les deux opérateurs n’avaient pas mis en place une vérification de l’âge suffisante, ce qui constitue un facteur aggravant selon les lignes directrices néerlandaises d’application des règles relatives aux jeux de hasard et une défaillance directe en matière de protection des consommateurs.

La KSA a récemment sanctionné Polymarket, affirmant que les contrats événementiels constituent des jeux de hasard au regard du droit néerlandais et élargissant ainsi son périmètre d’action.

Le marché néerlandais des jeux en ligne a ouvert le 1er octobre 2021, et les actions de la KSA ont augmenté chaque année en fréquence et en montant des amendes depuis lors.

L’intégration des paiements en crypto sur des sites non autorisés n’exonère pas les opérateurs de la compétence de la KSA : l’autorité s’attache au ciblage des consommateurs néerlandais, quel que soit le moyen de paiement.

Questions fréquentes

La KSA a infligé à Novatech une amende de 24,84 millions d’euros parce que l’entreprise exploitait Qbet.com et 55Bet.com aux Pays-Bas sans détenir de licence de jeu néerlandaise valide, en violation de la loi sur les jeux de hasard à distance entrée en vigueur le 1er octobre 2021. Les sites ne disposaient pas non plus d’une vérification de l’âge suffisante. L’amende représente le maximum légal de 10 % du chiffre d’affaires mondial annuel vérifié de Novatech [1].

Novatech exploitait Qbet.com et 55Bet.com en ciblant les joueurs néerlandais sans licence KSA. Fortaprime exploitait amonbet101.com et supraplay.com selon le même modèle non autorisé. Les deux opérateurs acceptaient des dépôts de résidents néerlandais et ne disposaient pas des outils de protection des consommateurs exigés par le droit néerlandais des jeux de hasard [1].

Oui, les jeux en ligne sont légaux aux Pays-Bas pour les opérateurs qui détiennent une licence valide délivrée par la Kansspelautoriteit (KSA). Le marché réglementé a ouvert le 1er octobre 2021 dans le cadre de la loi sur les jeux de hasard à distance. Les opérateurs sans licence KSA ont interdiction de proposer des services de jeu aux résidents néerlandais, quel que soit le lieu d’immatriculation de l’entreprise [1].

Les casinos crypto peuvent légalement servir les joueurs néerlandais uniquement s’ils détiennent une licence KSA valide et respectent toutes les exigences de la loi sur les jeux de hasard à distance, y compris l’intégration du registre d’exclusion Cruks, la vérification de l’âge et les outils de jeu responsable. La KSA a clairement indiqué que l’utilisation de cryptomonnaies comme moyen de paiement n’exonère pas un opérateur des obligations de licence néerlandaises, comme l’illustre son action contre la plateforme blockchain Polymarket [1].

Conclusion

L’amende de 24,84 millions d’euros infligée à Novatech marque un tournant dans l’application de la réglementation néerlandaise sur les jeux de hasard. Elle montre que la KSA dispose à la fois de la capacité d’enquête et de la volonté juridique nécessaires pour poursuivre de grands opérateurs offshore, et qu’elle considère le plafond actuel de 10 % du chiffre d’affaires comme un moyen de dissuasion insuffisant pour les plus grands acteurs du marché non autorisé. La critique publique de ce plafond par Michel Groothuizen constitue un appel direct à une réforme législative, et pourrait accentuer la pression sur les législateurs néerlandais pour réexaminer la structure des sanctions lors de la prochaine révision de la loi sur les jeux de hasard à distance.

L’action simultanée contre Polymarket montre que la KSA ne limite pas son action aux opérateurs traditionnels de casino et de paris sportifs. Toute plateforme permettant aux utilisateurs néerlandais de miser une valeur sur des résultats incertains — qu’il s’agisse de machines à sous, de tables avec croupier en direct, de marchés sportifs ou de contrats événementiels fondés sur la blockchain — est désormais soumise au même niveau de contrôle réglementaire. Les opérateurs qui s’appuyaient sur des licences de Curaçao ou de Malte comme substitut à une autorisation néerlandaise devraient considérer l’amende infligée à Novatech comme un avertissement direct.

Pour l’ensemble du secteur des jeux en ligne, le message en provenance d’Amsterdam est sans équivoque : l’époque où l’on exploitait des sites du marché gris dans des juridictions européennes réglementées en considérant les petites amendes comme un coût d’exploitation touche à sa fin. Les amendes augmentent, les enquêtes deviennent plus approfondies et les régulateurs font activement pression pour supprimer les plafonds légaux qui ont historiquement limité leur portée.

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Sources

GamblingNews.com – Couverture principale des amendes KSA contre Novatech (24,84 M€) et Fortaprime (1,75 M€), des déclarations de Michel Groothuizen, président de la KSA, sur le plafond de chiffre d’affaires, et de l’action de la KSA contre Polymarket.

L’article « KSA Fines Novatech €24.84M for Unlicensed Gambling in Netherlands » est d’abord paru sur Cryptsy et est rédigé par Ethan Blackburn