Un responsable israélien déclare que Trump veut un accord avec l'Iran « à tout prix », selon un rapport
Points clés
- •Un haut responsable israélien a indiqué que le président Trump cherche à conclure un accord avec l'Iran quel qu'en soit le coût, bien que ce commentaire reste officieux et non vérifié.
- •L'Iran et Oman se sont largement mis d'accord sur le cadre de réouverture du détroit d'Ormuz, les détails de mise en œuvre et le calendrier constituant les principaux points en suspens.
- •Selon l'arrangement proposé, l'Iran gérerait le trafic maritime entrant tandis qu'Oman s'occuperait du trafic sortant, les frais de service étant répartis entre les deux pays.
- •L'Iran explore apparemment un fonds volontaire financé par les États du Golfe et européens pour couvrir les coûts de navigation et de sécurité, en s'inspirant d'un modèle utilisé dans le détroit de Malacca.
- •Goldman Sachs anticipe que le Brent se négociera entre 80 et 90 dollars le baril jusqu'à ce qu'un accord finalisé entre les États-Unis et l'Iran soit confirmé ou que le conflit militaire s'intensifie.

Un haut responsable israélien a déclaré au média israélien N12, dans des propos rapportés par Al Arabiya, que le président Trump veut conclure un accord avec l'Iran à tout prix. Le responsable a décrit la différence entre la paix et la guerre sous l'actuelle administration américaine en des termes frappants, affirmant que l'écart était aussi mince que la distance entre les touches d'un clavier.
Israël considère depuis longtemps l'Iran comme sa principale menace sécuritaire, et les gouvernements israéliens successifs ont observé l'engagement diplomatique entre les États-Unis et l'Iran avec inquiétude, craignant qu'un allègement des sanctions ne libère des ressources que Téhéran dirigerait vers ses proxies régionaux et son programme nucléaire. Le commentaire du responsable est officieux et non vérifié, mais il ajoute une dimension politique à une histoire diplomatique qui, ces derniers jours, a été principalement alimentée par des détails opérationnels autour de la réouverture du détroit d'Ormuz.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transitait un cinquième du pétrole et du gaz mondial avant le début du conflit, a été au centre des récents reportages. Cette voie navigable est le point de passage énergétique le plus critique au monde, et toute perturbation prolongée à cet endroit se répercute sur les chaînes d'approvisionnement mondiales bien au-delà du Golfe. Plus tôt cette semaine, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré qu'un accord pour rouvrir le détroit pourrait intervenir d'ici un jour ou deux, tandis que le secrétaire d'État Marco Rubio a indiqué qu'il y avait eu des progrès dans les pourparlers avec l'Iran et Oman concernant l'augmentation du trafic maritime à travers cette voie navigable, tout en précisant qu'aucun accord final n'avait été conclu.
Depuis lors, les reportages suggèrent que les deux parties ont progressé davantage. Une source iranienne a déclaré à CBS News que les grandes lignes d'un plan ont été largement acceptées, laissant la mise en œuvre et le calendrier comme les principales questions non résolues. Selon cette proposition, l'Iran coordonnerait le trafic entrant à travers le chenal le plus proche de ses côtes, tandis qu'Oman gérerait le trafic sortant de son côté, avec des frais de service répartis entre les deux pays.
Par ailleurs, The Telegraph a rapporté que l'Iran envisage la création d'un fonds volontaire, financé par les États du Golfe et européens, pour aider à couvrir le coût de la gestion des services de navigation et de sécurité dans le détroit, sur le modèle d'un dispositif similaire utilisé dans le détroit de Malacca. Le détroit de Malacca, entre la Malaisie et l'Indonésie, l'une des routes commerciales les plus fréquentées au monde, s'appuie depuis des années sur un financement coopératif des États riverains et des parties prenantes du transport maritime pour maintenir la sécurité de navigation et les opérations de lutte contre la piraterie.
Dans ce contexte, le récit du responsable israélien sur la posture de Trump semble cohérent avec le ton de la semaine écoulée, au cours de laquelle les responsables américains ont signalé à plusieurs reprises l'urgence de parvenir à un accord. Goldman Sachs a maintenu sa position selon laquelle le Brent se négocierait probablement entre 80 et 90 dollars le baril jusqu'à ce qu'un accord finalisé entre les États-Unis et l'Iran soit confirmé ou que les attaques s'intensifient de manière significative.
Il reste à déterminer si l'empressement de l'administration, tel que décrit par le responsable israélien, conduira à une résolution plus rapide des questions de mise en œuvre restantes entre l'Iran et Oman. Néanmoins, ce commentaire souligne à quel point la communication politique et la valorisation du marché autour du conflit évoluent actuellement de manière étroitement liée.
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