Un sénateur républicain affirme que les provocations de Trump à l'égard de l'ayatollah d'Iran relèvent d'une stratégie délibérée
Points clés
- •Le sénateur John Hoeven a déclaré que le langage provocateur du président Trump à l'égard du guide suprême iranien est une stratégie calculée destinée à déstabiliser le régime.
- •Hoeven a décrit cette rhétorique comme faisant partie d'un effort plus large pour appliquer une pression maximale sur Téhéran en déstabilisant sa direction et en favorisant les divisions internes.
- •Cette tactique est cohérente avec l'approche de « pression maximale » utilisée par Trump durant son premier mandat, qui combinait de sévères sanctions économiques avec des manœuvres rhétoriques non conventionnelles.
- •L'Iran aurait recruté des psychologues de haut niveau pour développer des messages adaptés à ce que les responsables iraniens ont qualifié d'« état mental altéré » de Trump.
- •Les tactiques psychologiques mutuelles soulignent une dimension inhabituelle dans la relation d'adversité entre les États-Unis et l'Iran qui persiste depuis plus de quatre décennies.

Un sénateur républicain a déclaré vendredi que la rhétorique provocatrice du président Donald Trump à l'égard du guide suprême iranien constituait une tactique calculée visant à déstabiliser le régime iranien, offrant un rare aveu officiel de la guerre psychologique qui sous-tend les relations américano-iraniennes.
Le sénateur John Hoeven (R-ND) a déclaré à TMZ que lorsque Trump qualifie l'ayatollah de « gay ayatollah », ce langage est utilisé de manière intentionnelle.
« Le président veut exercer le maximum de pression sur eux, il essaie donc de les déstabiliser », a déclaré Hoeven. « Il fait donc beaucoup de choses pour maintenir ce régime, qui est un régime irrationnel et oppressif [qui] opprime son propre peuple. »
Hoeven a qualifié cette approche de partie intégrante d'une stratégie plus large visant à faire pression sur Téhéran. « Je pense qu'il joue avec eux de manière à les déstabiliser et à créer des divisions là-bas », a-t-il ajouté.
Ces propos s'inscrivent dans ce qui était largement connu sous le nom de stratégie de « pression maximale » contre l'Iran durant le premier mandat de Trump, englobant de sévères sanctions économiques et des tactiques rhétoriques non conventionnelles. L'Iran est gouverné depuis sa révolution islamique de 1979 par un système théocratique dirigé par un guide suprême, actuellement l'ayatollah Ali Khamenei, qui détient l'autorité finale sur les décisions majeures de l'État.
L'Iran aurait également mis en œuvre ses propres mesures visant Trump. Selon des rapports, Téhéran a fait appel à des psychologues de haut niveau pour élaborer des messages adaptés à ce que les responsables iraniens ont décrit comme l'« état mental altéré » de Trump, spécifiquement dirigés contre le président.
Ces échanges marquent une dimension psychologique inhabituelle dans les tensions persistantes entre Washington et Téhéran, une relation dont les racines d'adversité remontent à plus de quatre décennies et qui a englobé des différends sur le programme nucléaire iranien, l'influence régionale et les régimes de sanctions américains.
Sen. John Hoeven says President Trump is trying to throw Iran's ayatollah off balance by making comments about his sexuality. 🎥: @hicharliecotton pic.twitter.com/RpQ2cVCURq — TMZ (@TMZ) August 7, 2026