ActualitésActionsGM s'engage à investir 1,1 milliard de dollars canadiens dans ses usines canadiennes dans le cadre d'un accord préliminaire avec Unifor, alors que les droits de douane menacent

GM s'engage à investir 1,1 milliard de dollars canadiens dans ses usines canadiennes dans le cadre d'un accord préliminaire avec Unifor, alors que les droits de douane menacent

Auteur: Coincentral·

Points clés

  • GM investira 1,1 milliard de dollars canadiens dans ses opérations canadiennes dans le cadre d'un accord préliminaire avec Unifor couvrant 4 600 travailleurs sur trois sites de l'Ontario.
  • L'usine d'assemblage d'Oshawa recevra 144 millions de dollars canadiens pour soutenir la production du pick-up heavy-duty GMC Sierra de nouvelle génération.
  • GM a engagé 215 millions de dollars canadiens à St. Catharines pour de nouvelles transmissions dès fin 2029 et s'est engagée à ne pas fermer ni vendre l'usine CAMI d'Ingersoll.
  • L'investissement intervient alors que les constructeurs automobiles canadiens font face à des droits de douane américains de 25 % sur les véhicules, que le président Trump a dit devoir passer à 50 % le 1er janvier 2027.
  • La NHTSA a ouvert une analyse d'ingénierie portant sur 997 743 véhicules GM équipés du moteur V-8 L87 pour de potentielles défaillances de moteur.
GM s'engage à investir 1,1 milliard de dollars canadiens dans ses usines canadiennes dans le cadre d'un accord préliminaire avec Unifor, alors que les droits de douane menacent

General Motors (NYSE : GM) prévoit d'investir 1,1 milliard de dollars canadiens (environ 791 millions de dollars) dans ses opérations canadiennes après avoir conclu un accord de travail préliminaire avec Unifor, le syndicat représentant 4 600 travailleurs de GM en Ontario. L'accord couvre trois sites — Oshawa, St. Catharines et Ingersoll — et intervient alors que l'industrie automobile canadienne affronte une escalade des droits de douane américains.

La pièce maîtresse de l'accord est un investissement de 144 millions de dollars canadiens dans l'usine d'assemblage d'Oshawa pour soutenir la production du pick-up heavy-duty GMC Sierra de nouvelle génération, dans le cadre d'un effort plus large visant à maintenir la fabrication de camions au Canada. L'usine d'Oshawa a une histoire récente marquante : GM avait annoncé sa fermeture en 2018 dans le cadre d'une restructuration élargie, avant de faire marche arrière et d'y reprendre la production de véhicules en 2021, ce qui fait des nouveaux investissements sur ce site un point récurrent des négociations d'Unifor.

Répartition des investissements

Un engagement antérieur de 691 millions de dollars canadiens soutiendra la production de nouveaux moteurs V8 en Ontario. Un montant supplémentaire de 215 millions de dollars canadiens ira au site de St. Catharines de GM pour une nouvelle génération de transmissions, dont la production doit débuter fin 2029.

GM s'est également engagée à ne pas fermer ni vendre son usine d'assemblage CAMI à Ingersoll pendant qu'elle évalue des options de production alternatives. Le site a été désigné pour être examiné en priorité si GM obtient un contrat de défense des Forces armées canadiennes. CAMI assemblait auparavant les fourgons de livraison électriques BrightDrop de GM, et l'affectation future de ses produits restait une source d'incertitude pour la main-d'œuvre canadienne.

Les membres d'Unifor voteront sur l'accord préliminaire au cours du week-end.

Contexte tarifaire

L'investissement intervient alors que les constructeurs automobiles canadiens sont soumis à des droits de douane américains de 25 % sur les véhicules. Le président Trump a déclaré que les droits sur les voitures, camions, pièces et acier canadiens passeraient à 50 % à partir du 1er janvier 2027. Les discussions commerciales entre Washington et Ottawa ont échoué la semaine dernière sans accord, les droits sur les véhicules moyens et lourds figurant parmi les questions non résolues. Le secteur automobile canadien — profondément intégré aux chaînes d'approvisionnement américaines, les véhicules et les pièces traversant fréquemment la frontière à plusieurs reprises pendant l'assemblage — fait partie des industries les plus exposées à ce conflit commercial croissant. Pour les négociations syndicales, les enjeux sont élevés : les engagements d'investissement négociés comme celui de GM comptent parmi les rares leviers que les syndicats et les entreprises peuvent actionner indépendamment des résultats de la politique commerciale afin de sécuriser leur empreinte de production.

Performance de l'action et avis des analystes

L'action GM a ouvert à 86,31 $ vendredi. Le titre affiche un intervalle de 52 semaines de 54,33 $ à 91,85 $ et se négocie au-dessus de sa moyenne mobile sur 50 jours de 82,54 $ et de sa moyenne mobile sur 200 jours de 79,63 $.

Les analystes affichent un cours cible consensus de 101,41 $ sur le titre, qui porte une note de « Moderate Buy » (achat modéré). Sur les 23 analystes couvrant GM, 18 ont une recommandation Buy, trois une recommandation Hold et une une recommandation Sell.

Résultats et activité des investisseurs

GM a rapporté un BPA de 3,57 $ au dernier trimestre, dépassant les estimations des analystes de 3,19 $ de 0,38 $. Le chiffre d'affaires s'est établi à 48,03 milliards de dollars, en hausse de 1,9 % sur un an, au-delà du consensus de 47,01 milliards de dollars.

L'entreprise a fixé ses prévisions annuelles 2026 entre 12,00 $ et 14,00 $ de BPA, tandis que les analystes prévoient en moyenne un BPA de 13,29 $ pour l'exercice.

Plusieurs investisseurs institutionnels ont renforcé leurs positions au deuxième trimestre. Beacon Pointe Advisors LLC a ouvert une nouvelle participation d'environ 3,57 millions de dollars, et AXA S.A. a augmenté sa position de 69,4 %.

Du côté des initiés, la PDG Mary Barra a vendu 318 448 actions à un prix moyen de 90,38 $ le 28 juillet, dans le cadre d'un plan Rule 10b5-1 préétabli. Le président Mark Reuss a vendu 71 079 actions à 89,97 $ le même jour. Les plans Rule 10b5-1 permettent aux dirigeants de planifier leurs transactions à l'avance, un mécanisme courant destiné à éviter les accusations de négociation sur la base d'informations non publiques significatives.

Enquête de la NHTSA

Par ailleurs, la NHTSA a ouvert une analyse d'ingénierie portant sur 997 743 pick-ups et SUV de GM équipés du moteur V-8 L87 — dont les Chevrolet Silverado 1500, GMC Yukon et Cadillac Escalade — pour de potentielles défaillances de moteur. Une analyse d'ingénierie est une étape du processus d'enquête sur les défauts de la NHTSA qui peut conduire à un rappel si un défaut de sécurité est confirmé. L'enquête sur le L87 est remarquable par son timing, car certains des mêmes moteurs visés par l'enquête sont liés à la production de V8 que GM investit pour développer en Ontario.