ActualitésActionsJefferies relève l’objectif de cours de GE Vernova à 1 185 $ après un repli de 23 %

Jefferies relève l’objectif de cours de GE Vernova à 1 185 $ après un repli de 23 %

Auteur: Blockonomi·

Points clés

  • Jefferies a relevé son objectif de cours sur GE Vernova à 1 185 $, contre 1 155 $, et maintenu une recommandation d’achat, ce qui a contribué à faire progresser l’action de 3,6 %, à 957,27 $, vendredi.
  • Avant ce rebond, les actions de GE Vernova avaient reculé de plus de 23 % par rapport à leur sommet annuel d’environ 1 196 $, atteint fin juin, tout en affichant encore une hausse de 42 % depuis le début de l’année.
  • L’analyste de Jefferies, Julien Dumoulin-Smith, estime que le marché sous-évalue les revenus récurrents issus des services de GE Vernova et prévoit plus de 70 millions de dollars par gigawatt-année au cours des années 2030 grâce à une base installée de plus de 400 gigawatts.
  • Environ 78 % des analystes de Wall Street recommandent l’achat de GE Vernova, avec un objectif de cours moyen proche de 1 240 $, tandis que Fitch a récemment relevé la note de défaut émetteur à long terme de l’entreprise à A-.
  • Jefferies a identifié plusieurs catalyseurs à venir, notamment les résultats du troisième trimestre 2026, les prévisions pour l’exercice 2027 attendues en janvier et des mises à jour détaillées des perspectives à long terme prévues en mars 2027.
Jefferies relève l’objectif de cours de GE Vernova à 1 185 $ après un repli de 23 %

Les actions de GE Vernova Inc. (NYSE: GEV) ont progressé de 3,6 % vendredi pour clôturer à 957,27 $, après que Jefferies a relevé son objectif de cours pour l’entreprise de technologies énergétiques à 1 185 $, contre 1 155 $. L’analyste de Jefferies, Julien Dumoulin-Smith, a réaffirmé sa recommandation d’achat.

Cette progression fait suite à une période de forte pression vendeuse. Avant la séance de vendredi, les actions de GE Vernova avaient reculé de plus de 23 % par rapport à leur plus haut sur 52 semaines, d’environ 1 196 $, atteint durant les derniers jours de juin.

Dans une note de recherche, Dumoulin-Smith a critiqué ce qu’il a qualifié de « myopie liée au pic des commandes ». Selon lui, les investisseurs se concentrent excessivement sur la question de savoir si la croissance des commandes d’équipements a atteint son maximum, tout en négligeant la valeur à long terme des activités de services de GE Vernova.

GE Vernova a indiqué que ses commandes d’équipements avaient doublé sur un an au deuxième trimestre. Bien que cette progression ait attiré beaucoup d’attention, Dumoulin-Smith estime que l’importance accordée aux nouvelles réservations d’équipements a conduit le marché à sous-évaluer les revenus récurrents issus des services de l’entreprise.

Les turbines à gaz de taille industrielle nécessitent des opérations de maintenance, des pièces de rechange et des mises à niveau tout au long de leur durée d’exploitation. Dumoulin-Smith prévoit que GE Vernova pourrait générer plus de 70 millions de dollars par gigawatt-année à partir de sa base installée au cours des années 2030, grâce à une flotte de plus de 400 gigawatts.

L’analyste estime également que le profil bénéficiaire de GE Vernova dépend moins des cycles de construction des centres de données que celui de ses concurrents, dont les revenus reposent sur des produits sensibles aux stocks, notamment les systèmes de refroidissement et les équipements de distribution basse tension.

Selon la note, la taille de l’activité de services en 2030 ne représentera que la moitié de celle attendue en 2040. Dumoulin-Smith estime que cette longue trajectoire de croissance n’est pas suffisamment prise en compte dans les valorisations actuelles du marché.

Consensus des analystes et valorisation

Le point de vue de Dumoulin-Smith est largement partagé par les autres analystes qui suivent GEV. Environ 78 % des analystes de Wall Street recommandent l’achat de l’action, contre un consensus d’achat habituellement compris entre 55 % et 60 % pour les entreprises du S\u0026P 500. L’objectif de cours moyen des analystes se situe près de 1 240 $, au-dessus de l’objectif de 1 185 $ fixé par Jefferies.

GE Vernova se négocie actuellement à environ 45 fois les bénéfices prévisionnels. Cette valorisation représente une prime par rapport à des concurrents tels qu’Eaton (ETN) et Schneider Electric, qui se négocient généralement autour de 30 fois leurs bénéfices. Dumoulin-Smith estime que cette prime est justifiée par l’expansion prévue des activités de services de GE Vernova.

Fitch Ratings a récemment relevé la note de défaut émetteur à long terme de GE Vernova de BBB+ à A-. L’agence de notation a notamment cité l’élargissement des marges d’EBITDA et la solide génération de flux de trésorerie disponible parmi les facteurs soutenant cette amélioration.

Évolutions attendues pour l’entreprise

Jefferies a identifié plusieurs évolutions susceptibles d’influencer les anticipations concernant GE Vernova au cours des prochains mois. L’une d’elles est la possibilité que l’entreprise dépasse les attentes bénéficiaires et relève ses prévisions lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre 2026. Une autre est la publication des prévisions pour l’exercice 2027, attendue en janvier. L’entreprise devrait également fournir des mises à jour détaillées de ses perspectives à long terme en mars 2027.

Jefferies estime que ces étapes pourraient modifier les anticipations du marché concernant le potentiel bénéficiaire à maturité des activités de services de GE Vernova. Selon la note de la société, les prévisions actuelles des investisseurs institutionnels et des analystes restent inférieures à ses propres projections.

Malgré le repli par rapport à son sommet de juin, l’action de GE Vernova affiche une hausse de 42 % depuis le début de l’année, selon les analyses d’InvestingPro. BMO Capital maintient une recommandation « Surperformance », citant des fondamentaux favorables pour la demande de turbines à gaz. Mizuho a fixé un objectif de cours de 949 $, en se fondant sur des anticipations d’augmentation de la capacité de production de turbines à gaz.

Source : Blockonomi