ActualitésMacroLes avocats de Don Lemon demandent le rejet de l’affaire, invoquant une prétendue faute du gouvernement

Les avocats de Don Lemon demandent le rejet de l’affaire, invoquant une prétendue faute du gouvernement

Auteur: Alternet·

Points clés

  • Don Lemon et d’autres reporters ont été inculpés au titre du FACE Act dans le cadre d’une manifestation dans une église à Minneapolis.
  • Les prévenus nient avoir participé à la manifestation et affirment qu’ils étaient présents pour couvrir les faits.
  • Leurs avocats ont demandé l’accès à la transcription du grand jury, et la juge a ordonné que ces transcriptions lui soient remises pour examen.
  • La défense soutient que des publications du gouvernement sur les réseaux sociaux, y compris des commentaires de l’ancienne procureure générale Pam Bondi, étaient diffamatoires et préjudiciables.
  • Les avocats de Lemon demandent désormais au ministère de la Justice de classer l’affaire sans suite sur la base des éléments et de la faute alléguée.
Les avocats de Don Lemon demandent le rejet de l’affaire, invoquant une prétendue faute du gouvernement

L’ancien journaliste de CBS News Scott MacFarlane a rapporté mardi que les avocats de Don Lemon demandent au ministère de la Justice de classer son affaire sans suite.

L’ancien animateur de CNN, avec d’autres reporters locaux, est engagé dans un différend avec un procureur de Minneapolis qui affirme que des journalistes couvrant une manifestation dans une église faisaient partie de cette manifestation. Lemon et les autres reporters ont nié les accusations et disent disposer de vidéos et d’entretiens réalisés ce jour-là montrant qu’ils agissaient en tant que journalistes.

Les prévenus ont également fait part de leurs inquiétudes selon lesquelles des avocats du ministère de la Justice auraient pu induire le grand jury en erreur afin d’obtenir des mises en accusation contre les journalistes. Lemon et les autres reporters, dont la journaliste d’investigation Georgia Fort, ont demandé à consulter la transcription du grand jury afin de vérifier ce qui lui avait été présenté et par qui. La semaine dernière, la juge a décidé que les transcriptions du grand jury lui seraient remises pour examen, une étape qui fournit désormais au tribunal des éléments à analyser avant de déterminer si l’affaire doit se poursuivre.

Désormais, les avocats de Lemon veulent que l’affaire soit rejetée sur la base de ces éléments, selon le reportage de MacFarlane et le dossier judiciaire.

Les avocats de Lemon soutiennent que le "government improperly posted defamatory comments \u0026 prejudicial photographs of certain defendants on social media," y compris des publications de l’ancienne procureure générale Pam Bondi.

"A continuation of the X post by the White House reposted commentary by former Attorney General Pam Bondi which stated that federal agents had executed the arrest of Ms. Armstrong 'at my direction,'" indique le dossier. "The post also contained text stating, 'UPDATE: A second arrest has been made at my direction. Chautyll Louisa Allen has been taken into custody.' The White House also posted on its X page a photograph of Ms. Allen being arrested. The photograph appears to show Ms. Allen in a room where she is confined with two agents on each side."

Le dossier poursuit : "The Defendants are now on notice that the Government will not hesitate to publicize information about their cases — true or not. This could certainly have an impact on whether witnesses are willing to come forward to testify in this case (acknowledging witnesses' reluctance to testify when presented with 'spectacle' and 'repercussions')," indique le dossier.

Lemon et les autres personnes nommées ont été inculpés pour violation du Freedom of Access to Clinic Entrances Act, ou FACE Act, qui interdit les obstructions physiques empêchant des personnes de rechercher ou de fournir des services de santé reproductive, ou d’exercer leur liberté religieuse dans des lieux de culte. Selon le récit, des manifestants ont commencé à crier pendant un office religieux, et des journalistes étaient présents pour le couvrir. Par la suite, l’administration Trump a affirmé que les journalistes manifestaient avec les autres et avaient donc violé le FACE Act. L’affaire a attiré l’attention au-delà de la salle d’audience, car elle se situe à l’intersection de la gestion policière des manifestations, de la couverture médiatique et des décisions fédérales de poursuites, alors même que le tribunal examine déjà des éléments susceptibles d’influencer la perception du processus du grand jury.