Le chantier naval chinois CIMC SOE construira un navire de soutage GNL de 6 000 m3 pour un armateur européen
Points clés
- •CIMC SOE, un chantier naval basé à Nantong, en Chine, a signé un contrat de construction avec un armateur européen non identifié pour un navire de soutage GNL de 6 000 m3, sans date de livraison précisée.
- •Le navire neuf assurera des services de soutage GNL dans les ports européens, une région qui compte parmi les marchés de soutage GNL les plus actifs au monde, Rotterdam figurant parmi ses principaux hubs d'approvisionnement navire-à-navire.
- •Sa capacité de 6 000 m3 place le navire dans la catégorie des petites et moyennes unités, les plus grands navires de soutage GNL en service dépassant 18 000 m3.
- •CIMC SOE a indiqué que cette commande renforce sa position sur le marché des navires de soutage GNL de petite et moyenne taille et élargit sa présence sur les marchés étrangers des navires à énergie propre.
- •Selon DNV, la flotte mondiale de soutage GNL de 67 navires devrait s'accroître de 42 unités supplémentaires d'ici 2029, soit une expansion de plus de 60 %.

Le chantier naval chinois CIMC Sinopacific Offshore & Engineering (CIMC SOE), basé à Nantong, ville portuaire de l'est de la Chine, a signé un contrat de construction avec un armateur européen non identifié pour un navire de soutage de gaz naturel liquéfié (GNL), a annoncé l'entreprise la semaine dernière.
Ce navire de 6 000 m3 assurera des services de soutage GNL dans les ports européens, une région qui compte parmi les marchés de soutage GNL les plus actifs au monde, Rotterdam figurant parmi ses principaux hubs d'approvisionnement navire-à-navire. Cette capacité place le navire neuf dans la catégorie des petites et moyennes unités de la flotte ; les plus grands navires de soutage GNL en service dépassent 18 000 m3.
CIMC SOE a indiqué que cette commande renforce sa position sur le marché des navires de soutage GNL de petite et moyenne taille et élargit sa présence sur les marchés étrangers des navires à énergie propre. L'entreprise cible les navires de soutage GNL et de transport d'énergies propres, et ce dernier contrat vient s'ajouter à son portefeuille de projets maritimes verts.
L'entreprise n'a pas précisé à quelle date le navire serait livré.
Contexte : le fonctionnement du soutage GNL
Le soutage GNL consiste à transférer du gaz naturel liquéfié vers les navires pour qu'il soit utilisé comme carburant. Les opérations peuvent être menées par camion vers le navire, depuis la terre vers le navire ou de navire à navire, les navires de soutage dédiés étant généralement utilisés pour livrer du carburant aux navires à quai ou dans les ports sans perturber leurs horaires.
Le GNL est devenu l'un des carburants marins de substitution les plus largement adoptés, car sa combustion génère moins d'oxydes de soufre, d'oxydes d'azote et de particules que les fuels de soute classiques d'origine pétrolière. Cette adoption a été largement impulsée par la réglementation sur les émissions, notamment le plafond mondial de soufre de 2020 de l'Organisation maritime internationale (OMI), qui limite la teneur en soufre des carburants marins à 0,5 %, ainsi que par la stratégie de l'OMI visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport maritime international. Le bénéfice climatique du GNL demeure toutefois débattu en raison des fuites de méthane (« methane slip ») — du méthane non brûlé qui peut s'échapper lors de la combustion dans les moteurs et le long de la chaîne d'approvisionnement en carburant —, un facteur que des règles européennes telles que FuelEU Maritime prennent en compte lors de l'évaluation de l'intensité en gaz à effet de serre des carburants marins. À mesure que davantage de navires propulsés au GNL intègrent la flotte mondiale, la demande de GNL devrait croître, ce qui nécessitera davantage de navires de soutage GNL pour y répondre.
Perspectives du marché
La flotte mondiale de soutage GNL compte actuellement 67 navires, auxquels 42 unités supplémentaires devraient s'ajouter d'ici 2029, selon les données de DNV, la société de classification basée en Norvège. La date de livraison du navire neuf de CIMC SOE n'ayant pas été révélée, cette commande vient s'ajouter à un carnet de commandes qui devrait déjà accroître la flotte de plus de 60 % au cours des prochaines années.
Rapporté par Ship & Bunker.