ActualitésMacroLa Banque d'Angleterre maintient son taux directeur à 3,75 % en juillet alors que trois membres dissentent en faveur d'une hausse

La Banque d'Angleterre maintient son taux directeur à 3,75 % en juillet alors que trois membres dissentent en faveur d'une hausse

Auteur: ForexLive·

Points clés

  • Le Comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre a maintenu le taux directeur à 3,75 % en juillet 2026, conformément aux attentes du marché.
  • Trois membres — Megan Greene, Huw Pill et Catherine Mann — ont dissenté en votant pour une hausse de 25 points de base du taux, citant des préoccupations concernant les effets inflationnistes potentiels de second tour.
  • Tous les membres du Comité ont convenu qu'il existe peu de preuves d'effets de second tour matériels à ce jour, bien qu'ils considèrent à l'unanimité que les risques pour les perspectives d'inflation sont orientés à la hausse.
  • Le Comité a conclu que l'inflation a dépassé l'objectif de 2 % pendant plus de cinq ans et que la politique pourrait devoir être ajustée avant que les risques de persistance ne se matérialisent pleinement.
  • Le Comité a signalé une approche d'attentisme, les décisions futures dépendant probablement des prochaines données sur le marché du travail, l'inflation des services et la croissance des salaires.
La Banque d'Angleterre maintient son taux directeur à 3,75 % en juillet alors que trois membres dissentent en faveur d'une hausse

Le Comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre a voté le maintien du taux directeur à 3,75 % lors de sa réunion de juillet 2026, conformément aux attentes du marché. Le taux précédent était également de 3,75 %.

La répartition des votes s'est établie à 0–6–3 (baisse–maintien–hausse), contre le résultat de 0–7–2 qui était attendu. Megan Greene, Huw Pill et Catherine Mann ont dissenté, chacun votant pour une hausse de 25 points de base du taux.

Dans sa déclaration de politique monétaire, le Comité a reconnu que l'impact du choc énergétique sur l'économie britannique demeure incertain. Il a réitéré que la politique monétaire ne peut pas directement influencer les prix de l'énergie, et que la position nécessaire pour atteindre de manière durable l'objectif d'inflation de 2 % dépend de l'ampleur et de la durée de ce choc. Cette dynamique — un choc de prix lié à l'offre que les banques centrales ne peuvent pas traiter uniquement par la gestion de la demande — a été une caractéristique récurrente du paysage inflationniste post-2022 dans les principales économies.

Bien que le risque d'effets de second tour matériels — où les hausses de prix initiales se répercutent sur les revendications salariales et le comportement plus large de fixation des prix — augmente plus les prix élevés de l'énergie persistent, le Comité a noté qu'il existe peu de preuves de tels effets à ce jour, en particulier sur la base des données récentes. Les risques pour les perspectives d'inflation restent orientés à la hausse par rapport à la projection centrale, bien que les perspectives puissent évoluer matériellement selon la tournure des événements au Moyen-Orient.

Le Comité a jugé approprié de maintenir le taux directeur lors de cette réunion et a réaffirmé qu'il reste prêt à agir si nécessaire pour maintenir l'inflation sur la trajectoire permettant d'atteindre l'objectif de 2 % à moyen terme.

Déclaration complète : Banque d'Angleterre – Résumé de politique monétaire de juillet 2026

Dans la discussion accompagnant la décision, tous les membres ont convenu que les risques concernant les trajectoires des prix de l'énergie restaient orientés à la hausse et ont reconnu qu'une désinflation soutenue avait eu lieu avant le conflit. Cependant, les membres ont tiré des degrés variables de réassurance de cette désinflation antérieure. Pour la plupart des membres, elle était cohérente avec une marge de capacités économiques inutilisées ; pour d'autres, elle n'était pas informative sur l'inflation future.

Le Comité a convenu à l'unanimité qu'il y avait eu peu de preuves d'effets de second tour matériels à ce jour et s'est engagé à continuer de surveiller les données prospectives pour évaluer en temps opportun les perspectives d'inflation. Dans l'ensemble, les membres ont conclu que le risque de pressions inflationnistes plus fortes l'emportait sur le risque de pressions plus faibles, et ont noté que la politique pourrait devoir être ajustée avant que les risques liés à la persistance de l'inflation ne se matérialisent de manière concluante.

Concernant la dissidence de Greene, Pill et Mann, le procès-verbal indiquait :

"Ces membres étaient moins rassurés sur le processus de désinflation sous-jacent, étaient préoccupés par le fait que les effets de second tour pourraient être matériels, et trouvaient pertinent que l'inflation ait dépassé l'objectif de 2 % pendant plus de cinq ans. Pour ces membres, l'incertitude quant à l'évolution du conflit demeurait élevée, et une stratégie de gestion des risques était donc appropriée. Ils estimaient qu'une augmentation proactive du taux directeur réduirait la probabilité que des effets de second tour ne s'installent. De plus, des recherches ont montré que fixer la politique comme s'il y avait des effets de second tour plus forts et corriger le tir si nécessaire s'avérerait moins coûteux que l'inverse."

Les votes dissidents étaient largement anticipés. Greene et Pill étaient largement attendus pour dissenter, tandis que Mann a maintenu une posture généralement favorable à un resserrement monétaire malgré quelques revirements lors des réunions récentes. Dans ce contexte, le vote de 6–3 n'est pas significativement différent dans ses implications du résultat attendu de 7–2.

Prise dans son ensemble, la déclaration renforce l'idée que le Comité garde ouverte l'option de relever à nouveau les taux si nécessaire, bien qu'il n'y ait que peu d'indication d'urgence à agir dans l'immédiat ou en septembre, à moins que les données à venir ne modifient les perspectives. Le Comité a indiqué que des preuves plus concrètes d'effets de second tour ou des pressions inflationnistes plus persistantes seraient nécessaires pour justifier un changement plus large de politique, et qu'en l'absence de telles preuves, il adoptera une approche d'attentisme. L'inflation ayant dépassé l'objectif depuis plus de cinq ans, les prochains points de données clés — y compris les indicateurs du marché du travail, l'inflation des services et la croissance des salaires — seront surveillés de près pour tout signe que les pressions sur les prix s'enracinent dans l'économie.