ActualitésMacroLe juge « en colère » exige que Blanche rende compte de son « mépris flagrant » de l’ordonnance Epstein : expert

Le juge « en colère » exige que Blanche rende compte de son « mépris flagrant » de l’ordonnance Epstein : expert

Auteur: Rawstory·

Points clés

  • Todd Blanche a prêté serment comme procureur général peu avant une comparution prévue devant le juge Emmet Sullivan au sujet de sa gestion du contentieux sur les documents Jeffrey Epstein.
  • Blanche doit défendre son refus de produire des documents étayant son affirmation selon laquelle certains noms caviardés dans des documents publiés concernent des victimes d’Epstein et non des auteurs d’abus.
  • Le juge Sullivan a ordonné à Blanche de produire les notes d’entretien sous-jacentes du FBI ou de fournir une explication juridique pour leur non-divulgation.
  • Blanche devra aussi expliquer son calendrier de conformité à une disposition de l’Epstein Act imposant une justification écrite pour tous les caviardages, à publier dans le Federal Register et à soumettre au Congrès.
  • Un juge fédéral de Floride a déjà renvoyé Blanche devant un comité disciplinaire du barreau, ce que Joyce Vance cite comme le signe d’un schéma de mépris de l’autorité judiciaire.
Le juge « en colère » exige que Blanche rende compte de son « mépris flagrant » de l’ordonnance Epstein : expert

Todd Blanche a prêté serment lundi en tant que procureur général, à quelques jours d’une comparution prévue devant un juge fédéral qui pourrait lui infliger des sanctions pour sa gestion du contentieux relatif aux documents Jeffrey Epstein.

Le litige porte sur des efforts visant à contraindre la divulgation de dossiers du Federal Bureau of Investigation concernant Jeffrey Epstein, le financier déchu et condamné pour infractions sexuelles qui est mort en détention fédérale en 2019 alors qu’il attendait son procès pour des accusations fédérales de trafic sexuel. L’affaire a suscité un intérêt public durable quant à l’ampleur des dossiers liés à Epstein que le gouvernement devrait rendre publics.

Selon l’ancienne procureure fédérale Joyce Vance, qui a été la principale procureure fédérale du district nord de l’Alabama de 2009 à 2017 et écrit désormais sur les questions juridiques, Blanche — nommé par Trump et ancien avocat personnel du président — doit comparaître devant le juge Emmet Sullivan lors d’une audience d’état d’avancement portant sur les retards dans le procès concernant les dossiers Epstein, introduit par l’avocate et commentatrice juridique Katie Phang.

Vance, écrivant sur sa plateforme Substack, a détaillé plusieurs points que Blanche devra aborder à l’audience. Le principal concerne son refus de produire des documents étayant son affirmation selon laquelle certains noms caviardés dans des documents publiés appartiennent à des victimes d’Epstein plutôt qu’à des auteurs d’abus. Blanche devra défendre cette position.

En outre, le juge Sullivan — juge senior au sein de la U.S. District Court for the District of Columbia — a ordonné à Blanche de produire les notes d’entretien sous-jacentes du FBI qui ont servi de base aux rapports d’entretien, avec les caviardages appropriés — ou d’expliquer juridiquement pourquoi ces notes ne devraient pas être produites.

Blanche devrait également évoquer son calendrier de conformité à une disposition de l’Epstein Act exigeant que « tous les caviardages soient accompagnés d’une justification écrite publiée au Federal Register et soumise au Congrès ». Les parties restent en désaccord sur l’existence d’une date limite précise pour cette conformité.

Vance a noté que Blanche a déjà été renvoyé devant un comité disciplinaire du barreau par un juge fédéral en Floride, ce qui, selon elle, donne au juge Sullivan des motifs d’établir un dossier similaire de non-respect des ordonnances judiciaires — ce qu’elle a décrit comme un schéma de mépris de l’autorité judiciaire. Une décision formelle de sanctions à l’encontre d’un responsable en exercice du Department of Justice serait inhabituelle et pourrait entraîner des conséquences allant jusqu’à un examen de la licence professionnelle.

L’ordonnance du tribunal détaille la portée des différends entre les parties.

« Vous pouvez avoir une idée de l’ampleur des fautes de Blanche », a écrit Vance. « Malgré le ton factuel de l’ordonnance, ne vous y trompez pas : c’est un juge en colère contre le mépris flagrant de Blanche pour ses ordonnances. Ce qu’il est prêt à faire à ce sujet lors de l’audience est quelque chose que nous suivrons de près plus tard cette semaine. »