ActualitésMacroL’accord pétrolier Trump–Venezuela suscite des critiques de la part d’alliés du gouvernement et de l’opposition

L’accord pétrolier Trump–Venezuela suscite des critiques de la part d’alliés du gouvernement et de l’opposition

Auteur: Hellenic Shipping News·

Points clés

  • L’accord donnerait aux États-Unis le contrôle majoritaire sur 65 milliards de barils de brut vénézuélien.
  • L’opposition vénézuélienne affirme avoir été exclue des négociations, y compris María Corina Machado.
  • Des partisans durs du chavisme ont critiqué l’accord comme potentiellement illégal et comme une atteinte à la souveraineté nationale.
  • Rodríguez a déclaré que les projets pourraient générer 209 milliards de dollars de taxes, tandis qu’un analyste a évalué cela à environ 3,20 dollars par baril.
  • La contestation accroît la pression sur Rodríguez, qui cherche à renforcer ses liens avec Washington tout en faisant face à un soutien intérieur affaibli.
L’accord pétrolier Trump–Venezuela suscite des critiques de la part d’alliés du gouvernement et de l’opposition

L’accord pétrolier Trump–Venezuela suscite des critiques de la part d’alliés du gouvernement et de l’opposition

in Oil & Companies News 31/08/2026

L’accord pétrolier conclu par le président américain Donald Trump avec le Venezuela suscite des critiques à la fois de la part des partisans les plus durs du gouvernement du pays et des forces d’opposition, exerçant une pression politique croissante sur la présidente par intérim Delcy Rodríguez, a rapporté Bloomberg.

L’accord donnerait aux États-Unis le contrôle majoritaire sur 65 milliards de barils de brut vénézuélien, une ampleur qui souligne l’effet de levier que ce dossier pourrait créer autour de l’une des plus grandes réserves pétrolières au monde et explique pourquoi il est devenu un point de tension politique à Caracas.

Risa Grais-Targow, directrice pour l’Amérique latine chez Eurasia Group, a déclaré que cet arrangement pourrait renforcer l’engagement de Trump à travailler avec Rodríguez et réduire les incitations pour Washington à pousser rapidement en faveur de nouvelles élections.

Cette perspective a irrité l’opposition vénézuélienne, qui n’a pas participé à la négociation de l’accord. Selon des personnes au fait du dossier, la cheffe de l’opposition María Corina Machado n’a pas pris part aux discussions.

Rodríguez fait également l’objet de critiques de la part de partisans du chavisme, le mouvement fondé par l’ancien président Hugo Chávez et construit en partie autour du contrôle public des ressources pétrolières du Venezuela. Certains partisans les plus durs ont mis en doute la légalité de l’accord et accusé le gouvernement de renoncer à la souveraineté nationale.

Cette réaction intervient alors que Rodríguez tente de renforcer les liens avec Washington. Les négociations récentes ont produit d’autres concessions, notamment l’approbation initiale par l’Assemblée nationale du Venezuela d’une refonte soutenue par les États-Unis du processus de sélection des juges de la Cour suprême.

L’analyste politique Benigno Alarcón a indiqué qu’une hausse des investissements américains pourrait, à terme, donner à Washington un intérêt économique à préserver la stabilité sous Rodríguez plutôt qu’à rechercher une transition politique rapide.

Des questions ont également été soulevées sur les conditions financières de l’accord. Rodríguez a déclaré que les projets couverts par l’accord pourraient générer 209 milliards de dollars de taxes.

Francisco Monaldi, du Baker Institute de Rice University, a calculé ce montant à environ 3,20 dollars par baril pour les 65 milliards de barils concernés, et a estimé préoccupante l’absence de transparence entourant la politique pétrolière du Venezuela.

La controverse politique survient alors que la popularité de Rodríguez s’est affaiblie après des critiques visant la réponse du gouvernement aux séismes meurtriers de juin, ajoutant à la pression sur une direction déjà tentée de concilier résistance interne et rapprochement renouvelé avec Washington.

Source: Investing.com