Le chef du Trésor Bessent « davantage impliqué » dans la guerre en Iran que le secrétaire à la Défense Hegseth, selon un responsable
Points clés
- •Trump a menacé l’Iran d’« economic warfare and isolation » et averti les pays tiers de ne fournir aucune forme de soutien financier ou commercial.
- •Dasha Burns a indiqué que de hauts responsables de la Maison-Blanche privilégient actuellement la pression économique plutôt qu’une escalade militaire contre l’Iran.
- •Les leviers mentionnés dans la publication de Trump relèvent largement de l’autorité du département du Trésor et de l’Office of Foreign Assets Control.
- •La stratégie rapportée donnerait à Scott Bessent un rôle plus important que celui de Pete Hegseth.
- •Le plan ressemble à la campagne de « maximum pressure » du premier mandat de Trump, qui utilisait des sanctions secondaires pour couper l’Iran d’une partie du système financier mondial.

Le président américain Donald Trump a menacé le régime iranien d’« Economic Warfare and Isolation on an unprecedented scale » dans une publication sur sa plateforme Truth Social mercredi soir, le 19 août. Et selon Dasha Burns de Politico Playbook, l’opération désormais examinée au sein de l’administration Trump donnerait au secrétaire au Trésor Scott Bessent un rôle encore plus important dans la guerre que celui du secrétaire à la Défense Pete Hegseth.
Dans sa publication sur Truth Social, Trump a écrit : « No one has given the Islamic Republic of Iran a greater opportunity to make a Deal than me. TRAGICALLY, for them, they have failed to take it. Therefore, today, I am announcing the MOST CRUSHING ECONOMIC OPERATION EVER TAKEN AGAINST ANY COUNTRY! This will be Economic Warfare and Isolation on an unprecedented scale. Their navy is gone, their air force is destroyed, their military factories are now rubble, their currency is worthless, and their country is hanging by a thread. Today, I am also announcing that ANY country that allows its financial institutions, businesses, airports, or government entities to provide any type of lifeline to Iran will itself face TREMENDOUS Economic Consequences. Oil smuggling, swap lines, cash transfers, exchange houses, ship registries, front companies — It all needs to stop NOW. You know who you are. »
Trump a poursuivi : « This will be an ECONOMIC D-DAY, and we need all of our Allies to stand with the United States of America to isolate, and defeat, the Iran threat. These maniacs are on the ropes, and these HISTORIC MEASURES will cripple them and their ability to project terror worldwide. IRAN WILL NEVER HAVE A NUCLEAR WEAPON. THANK YOU FOR YOUR ATTENTION TO THIS MATTER. President DONALD J. TRUMP. »
Dans une publication sur X jeudi après-midi, Burns a indiqué qu’en ce qui concerne l’Iran, l’administration Trump raisonne à ce stade principalement en termes économiques. Cette orientation est importante, car les leviers précis mentionnés dans la publication de Trump — institutions financières, réseaux de contrebande pétrolière, swap lines, transferts de liquidités, maisons de change, registres maritimes et sociétés écrans — relèvent directement du Trésor : le département et son Office of Foreign Assets Control administrent les programmes de sanctions américains, et leurs désignations peuvent empêcher totalement des banques étrangères d’accéder au système financier américain.
« After this Trump Truth Social post last night, a senior WH official tells me that there's no talk about military escalation against Iran at this point, and the president is focused primarily on strangling Iran economically. That means Treasury Secretary Scott Bessent is more involved in the war than Defense Secretary Pete Hegseth at this point, the official indicated, » a écrit Burns.
Une stratégie centrée sur le Trésor prolongerait une méthode déjà utilisée par Trump. Lors de son premier mandat, il a retiré les États-Unis de l’accord nucléaire iranien de 2015 et déployé ce que son administration appelait une politique de « maximum pressure » — des sanctions qui ont fortement réduit les exportations de pétrole de l’Iran et ont coupé ses banques d’une grande partie du système financier international. Cette campagne s’appuyait largement sur des sanctions secondaires, qui pénalisent les entreprises et gouvernements de pays tiers faisant affaire avec Téhéran et obligent les banques et acheteurs mondiaux à choisir entre l’Iran et l’accès au marché américain. La publication de mercredi invoque le même mécanisme — en menaçant de « TREMENDOUS Economic Consequences » tout pays offrant à l’Iran une « lifeline » — mais à une échelle que Trump décrit comme sans précédent et en y ajoutant un appel à ce que les alliés rejoignent un « ECONOMIC D-DAY ».
Lorsque Trump a lancé sa guerre contre l’Iran fin février, il avait promis une opération rapide. Près de six mois plus tard, la guerre se poursuit sans qu’aucune issue ne soit en vue. Des critiques de cette guerre, à la fois libéraux et conservateurs, soutiennent que Trump a dépensé des milliards de dollars de l’argent des contribuables américains dans cette opération sans pour autant avoir retiré du pouvoir le régime fondamentaliste iranien. La question qui demeure est maintenant de savoir si les alliés que Trump a exhortés à se joindre aux États-Unis — ainsi que les pays non nommés qu’il a avertis, « You know who you are » — accepteront les mesures menacées.