ActualitésMacroTrump réprimande son équipe au sujet d’une chaise trop basse lors d’un événement à la Maison-Blanche élargissant le Ratepayer Protection Pledge

Trump réprimande son équipe au sujet d’une chaise trop basse lors d’un événement à la Maison-Blanche élargissant le Ratepayer Protection Pledge

Auteur: Rawstory·

Points clés

  • Trump s’est plaint lors de l’événement à l’EPA qu’on lui avait attribué un siège inhabituellement bas, rappelant un incident similaire au sommet du G7 à Évian-les-Bains.
  • Le Ratepayer Protection Pledge demande aux entreprises d’IA et aux développeurs de centres de données d’absorber les coûts énergétiques et d’infrastructure au lieu de les répercuter sur les consommateurs.
  • L’engagement élargi inclut 23 gouverneurs, plus de 150 services publics et coopératives, ainsi que 28 développeurs de centres de données.
  • La Maison-Blanche affirme que cette initiative volontaire couvre environ 80 % de l’électricité fournie aux foyers et aux entreprises américains.
  • L’élargissement de l’engagement intervient alors que la croissance des centres de données met les réseaux électriques sous pression et que l’opposition du public s’intensifie à l’approche des élections de mi-mandat.
Trump réprimande son équipe au sujet d’une chaise trop basse lors d’un événement à la Maison-Blanche élargissant le Ratepayer Protection Pledge

Le président Donald Trump s’est plaint jeudi, lors d’un événement organisé au siège de l’EPA, que le personnel lui avait attribué "le siège le plus bas", ravivant un grief qui avait d’abord attiré l’attention internationale lors du sommet du G7 le mois dernier.

L’événement de jeudi a marqué une extension importante du Ratepayer Protection Pledge de Trump, une initiative volontaire annoncée pour la première fois lors de son discours sur l’état de l’Union et formalisée avec des entreprises technologiques en mars. Cet engagement impose aux entreprises d’IA et aux développeurs de centres de données de couvrir leurs propres coûts énergétiques et d’infrastructure plutôt que de les répercuter sur les consommateurs. L’essor de la construction de centres de données aux États-Unis, largement porté par la demande en calcul pour l’intelligence artificielle, a exercé une pression sans précédent sur les réseaux électriques régionaux et poussé les services publics à demander des hausses de tarifs qui toucheraient les ménages ordinaires.

Trump a rapidement fait connaître son mécontentement au sujet du placement.

"Ils m’ont donné le siège le plus bas dans lequel je me sois jamais assis", a déclaré Trump lors de l’événement. "Ils font ça exprès."

Quelques instants plus tard, il a légèrement nuancé son accusation, en hochant la tête en direction du secrétaire à l’Énergie Chris Wright. "Je ne pense pas que ce soit Chris qui ait fait ça", a déclaré Trump. "Chris ne ferait pas ça."

La frustration de Trump d’être assis plus bas que ses homologues était apparue le mois dernier lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains. Le président avait été capté par un micro ouvert alors qu’il se débattait avec une chaise qu’il disait plus basse que celles de tous les autres autour de la table, selon International Business Times. Le Premier ministre canadien Mark Carney avait mis fin à l’impasse en proposant à Trump son propre siège, que le président avait accepté.

L’engagement élargi englobe désormais plus de 200 organisations, dont 23 gouverneurs, plus de 150 services publics et coopératives, ainsi que 28 développeurs de centres de données. Selon la Maison-Blanche, l’initiative couvre environ 80 % de l’électricité fournie aux foyers et aux entreprises américains. Comme l’engagement est volontaire, son efficacité dépendra de la capacité des signataires à tenir des engagements qui ne s’accompagnent d’aucun mécanisme d’application.

Cette extension intervient alors que l’opposition du public aux centres de données s’est intensifiée à l’approche des élections de mi-mandat. The Associated Press a rapporté que la première série d’engagements, en mars, avait peu rassuré des électeurs déjà confrontés à des préoccupations liées au coût de la vie.

"Sondage après sondage, on voit les Américains se retourner contre les centres de données", a soutenu l’analyste Paul Waldman. Trump "semble avoir décidé de devenir le visage d’un sujet sur lequel il se trouve du mauvais côté de deux tiers du public."

De retour au pupitre jeudi, Trump s’est montré franc quant aux limites de sa propre compréhension des fondements techniques de cette politique.

"Personne ne m’a jamais expliqué pourquoi il faut autant d’électricité, pourquoi vous en avez besoin d’autant", a déclaré Trump lors de l’événement. "Et pour être honnête avec vous, cela ne m’intéressait pas tant que ça non plus."