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Alex Tabarrok analyse l’approche économique de la criminalité

Auteur: Marginal Revolution·

Points clés

  • Alex Tabarrok préconise d’allouer les ressources de la justice pénale à la police plutôt qu’à l’incarcération, car cela produit des effets dissuasifs plus importants par dollar dépensé.
  • L’article de Gary Becker publié en 1968 a établi le modèle économique fondateur de la criminalité, considérant les délinquants comme des acteurs rationnels qui évaluent les coûts et bénéfices attendus.
  • Le cadre beckerien suggère qu’accroître la probabilité d’arrestation est généralement plus rentable qu’augmenter la sévérité des sanctions.
  • Tabarrok a établi un parallèle entre les criminels et les enfants, affirmant que les deux groupes réagissent de manière systématique à des incitations bien conçues.
  • L’approche économique de la criminalité fournit une base analytique aux débats actuels sur la meilleure manière d’allouer les ressources de la justice pénale.
Alex Tabarrok analyse l’approche économique de la criminalité

L’économiste Alex Tabarrok, professeur à l’Université George Mason et cofondateur du blog Marginal Revolution, a présenté ses vues sur l’analyse économique de la criminalité. Dans ses propos, Tabarrok a raconté son histoire liée à Gary Becker et a fait référence aux travaux fondateurs de l’économiste Gary Becker, lauréat du prix Nobel, qui a ouvert la voie à l’approche économique du comportement criminel dans son article majeur de 1968, "Crime and Punishment: An Economic Approach." La contribution de Becker a été fondamentale pour appliquer le raisonnement économique à des comportements situés en dehors des marchés traditionnels, en considérant la criminalité non pas simplement comme une pathologie sociale, mais comme un domaine où les individus réagissent de manière systématique aux coûts, aux bénéfices et aux probabilités.

Tabarrok a expliqué sa préférence pour la police plutôt que l’incarcération comme stratégie de réduction de la criminalité, en ligne avec des arguments qu’il a déjà avancés selon lesquels les ressources consacrées aux forces de l’ordre produisent des effets dissuasifs plus importants par dollar que les dépenses consacrées aux prisons. Cette position reflète une implication plus large du modèle beckerien : puisque les délinquants potentiels évaluent le coût attendu de la criminalité — fonction à la fois de la probabilité d’être appréhendé et de la sévérité de la sanction — accroître la certitude de la détection est souvent plus rentable qu’augmenter la durée des peines. Le modèle fournit ainsi une base analytique aux débats sur l’allocation des ressources de la justice pénale, qui restent aujourd’hui au cœur des discussions de politique publique.

Il a également établi un parallèle entre les criminels et les enfants, suggérant que, tout comme les enfants, le comportement criminel répond aux incitations, et que la conception de ces incitations joue un rôle important dans les résultats des politiques publiques.

La discussion aborde des thèmes centraux du cadre beckerien : les criminels peuvent être modélisés comme des acteurs rationnels qui arbitrent entre coûts et bénéfices attendus, et les politiques publiques devraient viser à influencer ces calculs au moyen de la probabilité d’arrestation et de la sévérité de la sanction.