ActualitésMacroLa Cour suprême se range aux côtés de Trump et suspend l’interdiction des restrictions sur le vote par correspondance avant les élections de mi-mandat de 2026

La Cour suprême se range aux côtés de Trump et suspend l’interdiction des restrictions sur le vote par correspondance avant les élections de mi-mandat de 2026

Auteur: Rawstory·

Points clés

  • La Cour suprême a suspendu une injonction temporaire visant le décret du président Trump restreignant le vote par correspondance, permettant l’application des restrictions pendant que le contentieux sur leur légalité se poursuit.
  • La suspension a été rendue dans le cadre de la procédure d’urgence, sans mémoire complet ni plaidoirie orale, laissant en suspens les questions constitutionnelles de fond.
  • Le décret de mars 2025 exige une preuve documentaire de citoyenneté pour l’inscription fédérale sur les listes électorales et demande aux États de cesser de compter les bulletins par correspondance arrivés après le jour du scrutin.
  • Les contestataires, y compris des organisations du Parti démocrate, soutiennent que la clause électorale de la Constitution confie les règles des élections fédérales aux États et au Congrès, et non au président.
  • La légalité de la base de données des électeurs votant par courrier exigée par l’United States Postal Service reste non résolue, et un nouvel examen par la Cour suprême est possible avant les mi-mandats de novembre 2026.
La Cour suprême se range aux côtés de Trump et suspend l’interdiction des restrictions sur le vote par correspondance avant les élections de mi-mandat de 2026

La Cour suprême a rendu lundi une décision importante en se rangeant aux côtés du décret du président Donald Trump restreignant le vote par correspondance avant les élections de mi-mandat de 2026, selon un reportage de The Associated Press.

La décision de la haute juridiction a suspendu une injonction temporaire visant le décret. L’arrêt laisse ouverte la possibilité pour les juridictions inférieures de continuer à contester le décret, qui impose des restrictions importantes sur le moment où les bulletins de vote par correspondance peuvent être utilisés. Le décret exigeait également que l’United States Postal Service crée sa propre base de données des électeurs votant par courrier — un volet dont la légalité, selon la Cour suprême, reste non résolue.

La suspension a été rendue dans le cadre du rôle d’urgence de la Cour, ce qui signifie que le litige a été tranché sans mémoire complet ni plaidoirie orale, et qu’elle permet l’application des restrictions pendant que se poursuit le contentieux sur leur légalité, sans régler les questions constitutionnelles de fond.

Certains experts juridiques ont décrit la décision comme "une grande victoire" pour l’administration Trump.

Le litige découle du décret sur l’intégrité électorale signé par Trump en mars 2025, intitulé "Preserving and Strengthening the Integrity and Security of American Elections." Ce décret visait des changements d’ampleur dans l’organisation des élections, notamment l’exigence d’une preuve documentaire de citoyenneté sur le formulaire fédéral d’inscription des électeurs et la demande faite aux États de cesser de compter les bulletins par correspondance arrivés après le jour du scrutin. Les contestataires, y compris des organisations du Parti démocrate, soutiennent que la clause électorale de la Constitution confie aux États et au Congrès — et non au président — l’établissement des règles régissant les élections fédérales, faisant de l’étendue du pouvoir présidentiel sur l’administration électorale une question centrale du contentieux.

Le décret a fait l’objet de contestations judiciaires immédiates. En juin 2025, la Cour suprême a autorisé l’entrée en vigueur de l’exigence de documentation de citoyenneté pendant que le contentieux sur cette politique se poursuivait devant les juridictions inférieures.

Le vote par correspondance s’est fortement développé aux États-Unis pendant la pandémie de coronavirus de 2020 — lorsqu’environ deux électeurs sur cinq ont voté par courrier, selon les données du U.S. Census Bureau — et demeure un sujet persistant de controverse politique. Trump et ses alliés ont soutenu que le vote par correspondance est vulnérable à la fraude, tandis que les démocrates et les groupes de défense des droits électoraux l’ont défendu comme un moyen sûr et accessible de voter. Les pratiques des États varient actuellement : la plupart exigent que les bulletins par correspondance arrivent avant le jour du scrutin, tandis que d’autres, dont la Californie et le Nevada, comptent les bulletins arrivés plus tard dès lors qu’ils ont été oblitérés à temps — pratique que le décret cherche à faire cesser.

Les restrictions étant désormais applicables pendant la poursuite de l’affaire, les questions non résolues — notamment la base de données du Postal Service et la portée du décret sur les règles électorales des États — continueront d’être examinées par les juridictions inférieures, et un nouvel examen par la Cour suprême reste possible avant que les électeurs ne déposent leur bulletin en novembre 2026.