Les dirigeants sont convaincus que la Gen Z simule des pannes Wi-Fi et des arrêts maladie pour s’éclipser en été — mais 1 cadre supérieur sur 2 fait la même chose
Points clés
- •PDFFly a interrogé 2 000 managers et cadres supérieurs sur les comportements liés aux congés d’été.
- •85 % des managers ont déclaré soupçonner leurs employés d’inventer des excuses pour prendre plus de congés en été.
- •La moitié des managers interrogés a déclaré utiliser elle aussi des excuses pour s’éloigner du travail pendant l’été.
- •Six managers sur 10 ont déclaré que la productivité baisse en été, et un tiers a dit que ce recul avait entraîné la perte d’un client ou d’un contrat.
- •Près de 4 millennials sur 10 ont déclaré avoir pris des « quiet vacations », c’est-à-dire des vacances secrètes sans en informer leur patron.

Ce ne sont pas seulement la Gen Z et les jeunes millennials qui s’éclipsent du travail en secret pour prendre quelques jours de repos pendant les mois d’été. Les dirigeants aussi s’y adonnent.
De nouvelles recherches suggèrent que la productivité baisse bien pendant les mois d’été les plus chargés, car les salariés, de la première ligne à la direction, quittent leur bureau pour profiter du temps chaud. Cela fait du ralentissement saisonnier bien plus qu’un simple mème sur les « summer Fridays » : pour les managers, il peut se traduire par une baisse de production, une couverture plus faible et une pression accrue sur les équipes restées en poste.
La société de logiciels PDFFly a interrogé 2 000 managers et cadres supérieurs et a constaté que, si 85 % des managers soupçonnent leurs employés d’inventer des excuses pour prendre davantage de congés en été, la moitié des managers disent faire exactement la même chose.
Et les excuses inventées sont presque identiques, que l’on soit salarié débutant ou patron.
Les managers disent penser que leurs employés prétendent que leur Wi-Fi est en panne, inventent un rendez-vous chez le dentiste ou chez le médecin, ou posent même un jour de « maladie », simplement pour obtenir plus de temps libre.
Mais lorsqu’on leur a demandé quelles excuses ils utilisaient pour fermer leur ordinateur portable et profiter d’une journée au soleil, les managers ont admis avoir recours à de faux jours de « maladie », puis à une obligation familiale exagérée, à un faux rendez-vous ou à un faux problème technique. Fait choquant, près de 10 % disent ne même pas inventer d’excuse, préférant simplement se connecter et ne rien faire.
Au final, peu importe qui s’y livre. Le résultat financier, lui, est bien réel : six managers sur 10 ont admis que la production baisse en été — 18 % disent « fortement », 42 % « légèrement » et 37 % constatent une baisse de productivité de plus de 10 %. Un tiers affirme même que la situation est devenue si grave que l’entreprise a perdu un client ou manqué une affaire.
Près de 4 millennials sur 10 prennent des « quiet vacations » — d’autres utilisent un congé maladie payé
Les managers ne sont pas les seuls à faire preuve de créativité pour prendre davantage de temps libre.
Près de 4 millennials sur 10 reconnaissent avoir pris des « quiet vacations » — partir en vacances en secret, sans jamais en informer leur patron. Ils emportent leur téléphone professionnel à la plage et consultent de temps à autre, juste pour éviter d’être pris. Une autre étude de Resume Builder a révélé que 43 % des adeptes des quiet vacations s’absentent jusqu’à trois jours à la fois, tandis qu’un quart prennent toute la semaine.
D’autres sont allés encore plus loin, en utilisant un congé maladie pour s’absenter jusqu’à 12 semaines, avec protection de l’emploi et, pour certains, rémunération.
Si certains se vantent d’abuser du système pour obtenir des jours de congé payés supplémentaires, beaucoup disent traverser une période difficile — une utilisatrice de TikTok a déclaré que prendre ce temps pour se concentrer sur sa santé mentale, sans risque d’être licenciée, lui avait « sauvé la vie ».
Par ailleurs, les chercheurs à l’origine de l’étude sur les « quiet vacations » ont expliqué que cette tendance ne relevait pas de la paresse, mais de l’anxiété : deux travailleurs sur cinq ont admis craindre qu’une demande de congé nuise à leur position au travail.
Dans les deux cas — congé maladie et vacances secrètes — un même fil conducteur apparaît derrière la ruse : les gens ne s’éclipsent pas parce que le travail est trop facile. Ils le font parce qu’ils ne se sentent pas en sécurité pour demander franchement une pause.
Cette histoire a été publiée à l’origine sur Fortune.com