ActualitésMacroLes attaques entre les États-Unis et l’Iran reprennent, ravivant les inquiétudes sur le trafic dans le détroit d’Hormuz

Les attaques entre les États-Unis et l’Iran reprennent, ravivant les inquiétudes sur le trafic dans le détroit d’Hormuz

Auteur: Splash247·

Points clés

  • Les forces américaines ont indiqué que tous les missiles balistiques iraniens lancés mardi avaient été interceptés.
  • La Jordanie a déclaré que sa défense aérienne avait détruit cinq missiles iraniens lors de la même escalade.
  • Des forces américaines et saoudiennes ont frappé des sites logistiques et des sites d’armement utilisés par des groupes soutenus par l’Iran dans l’est de l’Irak après plus de 30 attaques de drones en 72 heures.
  • L’Iran a déclaré que son Corps des gardiens de la révolution avait stoppé trois pétroliers dans le détroit d’Hormuz, mais les navires n’ont pas été identifiés et l’affirmation n’a pas pu être vérifiée indépendamment.
  • Oman a proposé une gestion régionale conjointe du détroit, tandis que l’Iran a rejeté tout arrangement qui supprimerait son contrôle effectif.
Les attaques entre les États-Unis et l’Iran reprennent, ravivant les inquiétudes sur le trafic dans le détroit d’Hormuz

L’Iran et les États-Unis ont repris les attaques, mettant fin à une accalmie et injectant une nouvelle incertitude dans le trafic maritime à travers le détroit d’Hormuz, l’un des couloirs de transit pétrolier les plus fréquentés au monde.

Le Commandement central américain a indiqué que l’Iran avait lancé plusieurs missiles balistiques lors d’une attaque surprise contre des forces américaines mardi, tous les projectiles ayant été interceptés. La Jordanie a déclaré que sa défense aérienne avait détruit cinq missiles iraniens. Des forces américaines et saoudiennes ont frappé des sites logistiques et des sites d’armement utilisés par des groupes soutenus par l’Iran dans l’est de l’Irak après plus de 30 attaques de drones en 72 heures.

En mer, le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran a affirmé avoir touché et stoppé trois pétroliers dans le détroit d’Hormuz après que les navires auraient ignoré des avertissements et emprunté ce que Téhéran a décrit comme une route dangereuse. Les navires n’ont pas été identifiés et aucune confirmation indépendante de dégâts ou de victimes n’a été apportée.

Cette escalade oblige les armateurs à naviguer dans un goulet d’étranglement militarisé et à composer avec des instructions américaines et iraniennes concurrentes, les décisions de routage commercial étant désormais dictées autant par les risques de sécurité que par la distance. Washington a repris son blocage du trafic desservant les ports iraniens le 14 juillet et redirige ou neutralise les navires non conformes, tandis que l’Iran insiste pour que les navires utilisent une route plus proche de ses côtes. Les chenaux de navigation internationalement reconnus sont en pratique inutilisables en raison du risque de mines.

Oman tente de sortir de l’impasse avec une proposition, soutenue par les pays du Golfe, de gestion régionale conjointe du détroit. Inspiré en partie du détroit de Malacca, le plan instaurerait des paiements volontaires de la part des compagnies maritimes pour financer les aides à la navigation, la protection de l’environnement et les opérations de recherche et de sauvetage.

Téhéran a rejeté tout système qui lui retirerait un contrôle effectif. Le vice-ministre des affaires étrangères Kazem Gharibabadi a déclaré qu’Oman avait avancé un arrangement 50-50, avec un partage du trafic entrant et sortant entre les deux côtés.

L’Iran souhaite plutôt qu’un chenal de navigation soit entièrement situé dans ses eaux territoriales et qu’une partie du second chenal relève également de sa juridiction, estimant que cela est nécessaire à la sécurité nationale.