ActualitésMacroLa police sud-coréenne transférera les affaires impliquant des membres de la famille d'agents vers d'autres commissariats

La police sud-coréenne transférera les affaires impliquant des membres de la famille d'agents vers d'autres commissariats

Auteur: The Korea Times Business·

Points clés

  • Une révision du Code de procédure pénale approuvée par le gouvernement sud-coréen supprimera le pouvoir des procureurs de mener des enquêtes directes et concentrera l'intégralité du pouvoir d'enquête au sein de la police à partir du 2 octobre.
  • L'agence de police prévoit d'introduire début septembre une politique exigeant que les affaires impliquant des membres de la famille d'agents soient traitées par des commissariats où l'agent concerné n'est pas en fonction.
  • D'autres mesures de réforme à l'étude incluent la création d'une unité d'audit interne dédiée, l'augmentation du nombre d'agents enquêteurs et la réduction du personnel affecté à la surveillance des manifestations illégales.
  • Cette refonte représente l'aboutissement d'un débat de plusieurs années sur le pouvoir d'enquête entre la police et les procureurs dans le système de justice pénale sud-coréen.
  • Des inquiétudes publiques sont apparues quant au risque que la concentration du pouvoir d'enquête uniquement au sein de la police, sans contrôle des procureurs, puisse affecter la qualité et l'impartialité des enquêtes pénales.
La police sud-coréenne transférera les affaires impliquant des membres de la famille d'agents vers d'autres commissariats

La police sud-coréenne transférera les affaires impliquant des membres de la famille d'agents vers d'autres commissariats

Publié le 7 août 2026, 18 h 43 KST

L'agence de police de Corée du Sud a discuté vendredi d'une série de mesures destinées à renforcer l'équité des enquêtes pénales, notamment un plan visant à transférer les affaires impliquant des membres de la famille d'agents de police vers des commissariats où l'agent concerné n'est pas en fonction.

La proposition s'inscrit dans le cadre de préparations plus larges en vue d'une révision majeure du Code de procédure pénale, dont la promulgation a été approuvée par le gouvernement. Cet amendement supprime le pouvoir des procureurs de mener des enquêtes directes — y compris des enquêtes complémentaires — et concentre l'intégralité du pouvoir d'enquête au sein de la police. La loi révisée doit entrer en vigueur le 2 octobre.

Cette refonte constitue l'aboutissement d'un débat de plusieurs années en Corée du Sud sur la répartition du pouvoir d'enquête entre la police et les procureurs — une caractéristique structurelle du système de justice pénale du pays que les partisans de la réforme jugent depuis longtemps nécessaire. Des ajustements antérieurs avaient progressivement élargi l'autonomie de la police, mais la révision à venir va plus loin en mettant fin définitivement au rôle de longue date des procureurs dans la direction des enquêtes pénales.

La politique de transfert envisagée pour les membres de la famille, que la police prévoit d'introduire début septembre, figurait parmi les multiples mesures de réforme discutées lors d'une réunion au siège de l'Agence nationale de la police, dans l'arrondissement de Seodaemun à Séoul. La réunion portait principalement sur la préparation des forces de l'ordre au prochain transfert du pouvoir d'enquête.

Parmi les autres mesures à l'étude figurent la création d'une unité d'audit interne dédiée à l'investigation des irrégularités, l'augmentation du nombre global d'agents enquêteurs et la réduction du personnel actuellement dépêché pour surveiller les manifestations illégales.

La révision du Code de procédure pénale a suscité des inquiétudes publiques quant au risque que la concentration du pouvoir d'enquête exclusivement entre les mains de la police — sans le niveau précédent de contrôle par les procureurs — puisse compromettre la qualité et l'impartialité globales des enquêtes pénales en Corée du Sud. L'efficacité des nouveaux mécanismes de sécurité internes de la police, tels que la règle de transfert pour les membres de la famille et l'unité d'audit, devrait faire l'objet d'un examen attentif une fois la loi révisée entrée en vigueur.