ActualitésActionsSociété Générale publie un résultat net record au premier semestre 2026 et relève sa cible de ROTE à environ 11%

Société Générale publie un résultat net record au premier semestre 2026 et relève sa cible de ROTE à environ 11%

Auteur: GlobeNewswire·

Points clés

  • Société Générale a publié un résultat net part du Groupe record de 3,5 milliards d’euros au premier semestre 2026, avec un résultat trimestriel également record à 1,8 milliard d’euros.
  • La banque a relevé sa cible de ROTE 2026 à environ 11% après une baisse des coûts de gestion de 5,0% sur le semestre, meilleure que l’objectif initial d’environ 3%.
  • Après l’approbation de la Banque centrale européenne, le Conseil a autorisé un rachat d’actions exceptionnel de 1,5 milliard d’euros et une hausse de 23% de l’acompte sur dividende à 0,75 euro par action.
  • Le ratio Common Equity Tier 1 du Groupe s’élevait à 13,2% au 30 juillet 2026, soit environ 290 points de base au-dessus des exigences réglementaires.
  • Le directeur général Slawomir Krupa présentera la nouvelle feuille de route stratégique et financière lors d’un Capital Markets Day prévu le 21 septembre.
Société Générale publie un résultat net record au premier semestre 2026 et relève sa cible de ROTE à environ 11%

Société Générale publie un résultat net record au premier semestre 2026 et relève sa cible de ROTE à environ 11%

Paris, le 30 juillet 2026 à 6h25 — Société Générale a annoncé un résultat net part du Groupe record de 3,5 milliards d’euros pour le premier semestre 2026 et a indiqué relever sa cible de rendement des fonds propres tangibles (ROTE) pour 2026 à environ 11%. La banque française a également annoncé un rachat d’actions exceptionnel de 1,5 milliard d’euros et un acompte sur dividende de 0,75 euro par action, en hausse de 23% par rapport à 2025.

Le Groupe a indiqué que les revenus du premier semestre ont atteint 14,2 milliards d’euros, en hausse de 2,4% sur un an, en ligne avec son objectif 2026 d’une croissance supérieure à 2%. Les coûts ont reculé de 5,0%, mieux que l’objectif précédent d’environ 3% de baisse, tandis que le coefficient d’exploitation s’est amélioré à 59,7%, en ligne avec la cible de moins de 60%. Le coût du risque s’est établi à 26 points de base sur le semestre, dans le bas de la fourchette cible 2026 de 25 à 30 points de base.

Pour le seul deuxième trimestre, Société Générale a publié un résultat net part du Groupe record de 1,8 milliard d’euros, avec des revenus en hausse de 4,5%, des coûts en baisse de 4,1%, un coefficient d’exploitation de 58,6%, un coût du risque de 27 points de base et un ROTE de 12,2%.

Le directeur général de Société Générale, Slawomir Krupa, qui a succédé à Frédéric Oudéa en mai 2023 et a concentré ses efforts sur la rationalisation des activités et le recentrage de la banque sur ses franchises cœur, a déclaré que ces résultats « illustrent à nouveau la solidité et la forte progression de notre performance financière, fruit de l’exécution rigoureuse de notre plan stratégique ». Il a ajouté que le « résultat net part du Groupe enregistre une forte hausse sur le semestre atteignant un niveau record » et a indiqué que l’amélioration de l’efficacité opérationnelle, avec une hausse des revenus et une forte baisse des coûts, soutenait la hausse de la cible de ROTE pour 2026. Slawomir Krupa a également précisé que la solide position de capital de la banque permettait d’annoncer le rachat d’actions exceptionnel et l’augmentation de l’acompte sur dividende, et a indiqué qu’il présentera la nouvelle feuille de route stratégique et financière le 21 septembre lors du Capital Markets Day.

Le Conseil d’administration, présidé par William Connelly, a examiné les résultats du deuxième trimestre et du premier semestre 2026 le 29 juillet 2026.

Performance du Groupe

Le produit net bancaire du deuxième trimestre s’est établi à 7,096 milliards d’euros, en hausse de 4,5% par rapport à la même période de 2025 et de 6,1% à périmètre et change constants. Le montant comprend un impact de 70 millions d’euros lié à des cessions.

Sur le semestre, les revenus du Groupe ont progressé de 2,4% par rapport au premier semestre 2025 et de 5,2% à périmètre et change constants.

Les frais de gestion du Groupe au deuxième trimestre se sont élevés à 4,155 milliards d’euros, en baisse de 4,1% sur un an et de 2,7% à périmètre et change constants. Cette baisse s’explique notamment par 41 millions d’euros de cessions, une diminution de 8 millions d’euros des coûts de transformation et une reprise de 36 millions d’euros au titre d’IFRIC 21. Les coûts incluent également une charge de 127 millions d’euros liée au lancement en juin 2026 d’un plan mondial d’actionnariat salarié, en hausse de 26 millions d’euros par rapport au deuxième trimestre 2025. Retraités de ces éléments, les frais de gestion ont diminué de 117 millions d’euros.

Le coefficient d’exploitation du Groupe s’est amélioré à 58,6% au trimestre, contre 63,8% un an plus tôt. Sur le semestre, les frais de gestion ont reculé de 5,0% sur un an et de 2,7% à périmètre et change constants. Cette baisse étant meilleure que la cible initiale d’environ 3%, l’objectif de réduction des coûts a été révisé à environ 4% entre 2025 et 2026. Le coefficient d’exploitation semestriel ressort à 59,7%, contre 64,4% au premier semestre 2025.

Le coût du risque s’est élevé à 390 millions d’euros au deuxième trimestre, soit 27 points de base, dans la fourchette cible 2026. Il se compose d’une provision sur encours douteux de 405 millions d’euros et d’une reprise de provisions sur encours sains (étape 1 / étape 2) de 15 millions d’euros. Au 30 juin, le Groupe disposait d’un stock de provisions sur encours sains de 2,933 milliards d’euros, stable par rapport au 31 mars 2026. Les provisions de stade 2 ont reculé de 2,4% et représentent 3,4% du montant des encours de prêts de stade 2. Le taux brut d’encours douteux ressort à 2,70% au 30 juin 2026, contre 2,75% au 31 mars, et le taux de couverture net des encours douteux est de 83% après prise en compte des garanties et des collatéraux.

Capital et rémunération des actionnaires

Au 30 juillet 2026, le ratio Common Equity Tier 1 du Groupe s’établit à 13,2%, soit environ 290 points de base au-dessus des exigences réglementaires. Le Liquidity Coverage Ratio s’établissait à 146% à fin juin, contre une moyenne trimestrielle de 147%, et le Net Stable Funding Ratio à 115%.

Société Générale a indiqué que son programme de financement 2026 était réalisé à 96% pour les émissions vanilles à fin juillet. La maison mère avait émis 15,1 milliards d’euros de dette vanille à moyen et long terme au titre de ce programme, dont 3,1 milliards d’euros de préfinancement émis fin 2025. Les filiales avaient émis 2,8 milliards d’euros, portant le total des émissions de dette vanille à moyen et long terme du Groupe à 17,9 milliards d’euros.

La banque a précisé avoir obtenu les autorisations nécessaires, y compris celle de la Banque centrale européenne, qui supervise directement Société Générale au titre du mécanisme de supervision unique, pour lancer un rachat d’actions exceptionnel de 1,5 milliard d’euros en vue de leur annulation. Le programme devrait débuter au plus tôt le 3 août 2026. Le Conseil a également approuvé un acompte sur dividende de 0,75 euro par action au titre du premier semestre 2026, qui sera détaché le 5 octobre 2026 et mis en paiement le 7 octobre 2026.

Banque de détail, banque privée et assurances

En France, les dépôts du réseau SG s’élevaient à 219 milliards d’euros au deuxième trimestre, en baisse de 3% sur un an et de 1% par rapport au premier trimestre, les dépôts à vue progressant tandis que les dépôts à terme reculaient. Les encours de crédits atteignaient 190 milliards d’euros, en baisse de 2% sur un an et stables par rapport au trimestre précédent. Le ratio crédits sur dépôts s’établissait à 87%.

La Banque Privée a enregistré une collecte nette de 2,4 milliards d’euros au deuxième trimestre, la collecte annualisée représentant 7% des actifs sous gestion. Les actifs sous gestion ont progressé de 10% sur un an pour atteindre un niveau record de 145 milliards d’euros. Le produit net bancaire trimestriel s’est établi à 363 millions d’euros, en hausse de 18% sur un an.

L’activité Assurances, en France comme à l’international, a une nouvelle fois affiché de très bonnes performances commerciales. La collecte nette de l’assurance vie épargne s’est élevée à 2,3 milliards d’euros au deuxième trimestre, tandis que les encours d’assurance vie épargne ont progressé de 11% sur un an pour atteindre un niveau record de 167 milliards d’euros. La part des unités de compte a continué d’augmenter et a atteint 43% du total.

BoursoBank, première banque en ligne en France, qui comptait environ 9,1 millions de clients fin juin 2026, a indiqué que ses actifs sous administration, incluant les dépôts et l’épargne financière, ont atteint 84 milliards d’euros, en hausse de 16% sur un an. Les dépôts s’élevaient à 49 milliards d’euros, en hausse de 9%, et les encours d’assurance vie ont progressé de 20% à 16 milliards d’euros. Le courtage a enregistré 3,7 millions d’ordres de Bourse, en hausse de 25%. Les encours de crédits s’établissaient à 17,8 milliards d’euros, en progression de 8% sur un an. BoursoBank a contribué à hauteur de 84 millions d’euros au résultat net part du Groupe au trimestre, en ligne avec un objectif annuel 2026 supérieur à 300 millions d’euros, et a affiché un RONE de 60,7%.

Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs

La Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs a publié un produit net bancaire trimestriel de 2,718 milliards d’euros, en hausse de 2,7% sur un an et de 4,0% à périmètre et change constants. Sur le semestre, les revenus s’établissent à 5,473 milliards d’euros, en baisse de 1,3%.

Les activités de Marché et Services aux Investisseurs ont généré 1,743 milliard d’euros de revenus au deuxième trimestre, en baisse de 0,5% sur un an. Au sein de ce segment, les activités de marché ont généré 1,561 milliard d’euros, en baisse de 1,0%. Les activités actions ont progressé de 5,5% à 1,016 milliard d’euros, soutenues par une forte activité client sur les dérivés, le financement et les activités de prime services. Les revenus des activités Taux, Crédit et Change ont reculé de 11,3% à 545 millions d’euros dans un environnement resté défavorable pour un portefeuille largement centré sur l’Europe et les activités de taux.

Les revenus des Services Titres ont augmenté de 3,9% à 183 millions d’euros, portés par la hausse des commissions et de la marge nette d’intérêt. Les actifs en conservation ont atteint 5,901 milliards d’euros et les actifs administrés 744 milliards d’euros.

Les revenus des activités de Financement et de Conseil se sont élevés à 975 millions d’euros, en hausse de 8,9% sur un an. Global Banking & Advisory a affiché un trimestre solide, soutenu par une forte activité client, une bonne dynamique d’origination et la poursuite d’une bonne tendance dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et des matières premières. Le trimestre a également bénéficié d’un net rebond des marchés de capitaux de dette et d’actions dans l’ensemble des secteurs et des régions.

Global Transaction & Payment Services a enregistré une croissance de ses revenus de 6,7% sur un an, soutenue par une forte collecte de dépôts d’entreprises dans toutes les régions.

Les frais de gestion de la division ont reculé de 2,7% sur un an à 1,587 milliard d’euros au trimestre, et le coefficient d’exploitation s’est amélioré à 58,4% contre 61,6%. Le coût du risque est resté faible à 3 points de base au trimestre. Le résultat net part du Groupe a progressé de 15,6% à 867 millions d’euros, avec un RONE de 19,9%.

Mobilité, banque de détail et services financiers à l’international

La banque de détail à l’international a poursuivi sa croissance au trimestre, avec des crédits en hausse de 5,6% sur un an à 63 milliards d’euros et des dépôts en hausse de 7,5% à 78 milliards d’euros. En Europe, les crédits ont progressé de 8,8% à 49 milliards d’euros, avec une croissance sur la clientèle de détail et d’entreprises, dont 8,0% en République tchèque et 11,4% en Roumanie. Les dépôts en Europe ont également augmenté de 8,8% à 61 milliards d’euros, dont 10,2% en République tchèque et 4,3% en Roumanie.

En Afrique, dans le Bassin méditerranéen et dans les Outre-Mer, les crédits ont progressé de 1,7% à 14 milliards d’euros et les dépôts de 3,2% à 17 milliards d’euros.

Ayvens, l’activité de leasing automobile issue de l’acquisition de LeasePlan par ALD Automotive en 2023 et devenue l’un des plus grands opérateurs mondiaux de leasing de véhicules, a vu ses actifs productifs rester stables sur un an à 52,6 milliards d’euros, l’activité continuant de se concentrer sur la rentabilité et une gestion prudente des valeurs résiduelles. Les encours de crédit à la consommation s’élevaient à 23 milliards d’euros.

Les revenus du pôle Mobilité, Banque de détail et Services financiers à l’international ont atteint 1,872 milliard d’euros au trimestre, en baisse de 4,9% à périmètre et change constants, reflétant la normalisation attendue du résultat des ventes de véhicules d’occasion chez Ayvens. Sur le semestre, les revenus ont reculé de 1,1% à 3,815 milliards d’euros.

Le chiffre d’affaires de la banque de détail à l’international a progressé de 2,9% à 869 millions d’euros au trimestre, avec une hausse de 3,4% en Europe à 541 millions d’euros et de 1,9% dans la région Afrique, Bassin méditerranéen et Outre-Mer à 328 millions d’euros.

Les revenus des activités de mobilité et de services financiers ont reculé de 10,1% à 1,003 milliard d’euros, principalement en raison d’Ayvens. Ayvens a enregistré un chiffre d’affaires de 755 millions d’euros, en baisse de 13,0% sur un an, la normalisation des ventes de véhicules d’occasion s’étant déroulée comme prévu. Le résultat moyen d’environ 330 euros par véhicule se situe dans la fourchette cible communiquée pour 2026, soit 200 à 600 euros. La marge s’est établie à environ 610 points de base au trimestre, contre 550 points de base un an plus tôt. En vision sociale, Ayvens a affiché un coefficient d’exploitation de 50,3% et un ROTE de 13,4%, en ligne avec les objectifs 2026.

Les revenus du crédit à la consommation sont restés stables sur un an à 248 millions d’euros. L’amélioration des marges, avec des revenus nets d’intérêts en hausse de 9%, a compensé un effet de base au deuxième trimestre 2025 lié à une réévaluation positive d’actifs.

Les frais de gestion de la division ont baissé de 3,9% sur un an à 973 millions d’euros. Le coefficient d’exploitation est resté stable à 52,0%. Sur le semestre, les coûts ont reculé de 5,0% et le coefficient d’exploitation s’est amélioré à 52,8% contre 55,5%.

Le coût du risque s’est élevé à 156 millions d’euros au trimestre, soit 43 points de base, contre 40 points de base au premier trimestre. Sur le semestre, il ressort à 302 millions d’euros, soit 41 points de base. Le résultat net part du Groupe s’établit à 360 millions d’euros au trimestre, en recul de 8,5% sur un an, avec un RONE de 13,4%. Sur le semestre, le résultat net part du Groupe a progressé de 5,5% à 725 millions d’euros, avec un RONE de 13,5%.

Hors pôles

Le Hors Pôles inclut la gestion immobilière du siège social du Groupe, le portefeuille de participations du Groupe, les activités de centrale financière du Groupe, certains coûts relatifs aux projets transversaux ainsi que certains coûts engagés par le Groupe non refacturés aux métiers.

Son produit net bancaire s’est établi à -48 millions d’euros au deuxième trimestre, contre -160 millions d’euros un an plus tôt, notamment grâce à une meilleure gestion des excédents de liquidité et des réévaluations de passifs comptabilisés à la juste valeur. Sur le semestre, le produit net bancaire du Hors Pôles ressort à -143 millions d’euros, contre -273 millions d’euros au premier semestre 2025.

Les frais de gestion s’élèvent à -178 millions d’euros au trimestre, contre -164 millions d’euros un an plus tôt. Ils comprennent 127 millions d’euros de charges liées au plan mondial d’actionnariat salarié lancé en juin 2026. Sur le semestre, les frais de gestion s’élèvent à -249 millions d’euros, contre -267 millions d’euros un an plus tôt.

Le résultat net part du Groupe du Hors Pôles s’établit à -111 millions d’euros au deuxième trimestre et à -177 millions d’euros sur le semestre.

Perspectives et contexte

Société Générale a indiqué que ces résultats soutiennent un objectif de rentabilité plus élevé pour 2026 ainsi qu’une distribution accrue aux actionnaires. Le Groupe a décrit sa position de capital et de liquidité comme largement supérieure aux exigences réglementaires.

La banque a précisé continuer de soutenir l’innovation et le financement de la transition dans des domaines tels que l’énergie, les transports bas carbone et le captage du carbone. Au cours du trimestre, elle a financé Fervo Energy aux États-Unis, soutenu la mobilité durable via le financement d’avions-cargos de dernière génération compatibles avec les carburants d’aviation durables, et participé au développement d’Eni CCUS Holding au Royaume-Uni.

Le Groupe a également indiqué avoir lancé un partenariat financier et opérationnel avec Ardian axé sur les solutions fondées sur la nature, participé au financement de Naturion aux États-Unis et renouvelé ses engagements dans le cadre d’Act4Nature International pour 2026-2028.

Société Générale a indiqué compter près de 110 000 collaborateurs, servir 27 millions de clients dans 58 pays et opérer à travers trois métiers principaux : la banque de détail, la banque privée et les assurances en France ; la banque de grande clientèle et les solutions investisseurs ; et la banque de détail à l’international, la mobilité et les services financiers spécialisés.

La société a précisé que ses communiqués de presse sont certifiés par la technologie blockchain et a renvoyé les lecteurs vers son site investisseurs et son compte Twitter/X @societegenerale pour plus d’informations.