Les déchets de noix de cajou entrent dans le mix de soutage à Singapour
Points clés
- •Olam Agri et Vitol Bunkers ont réalisé ce qu’ils présentent comme la première livraison de soutage à Singapour de VLSFO co-traité avec du liquide de coque de noix de cajou, en livrant 246,5 tonnes de carburant au kamsarmax Scion Mathilda de 82 000 tpl, dont 34,5 tonnes du produit co-traité.
- •Le carburant co-traité affichait une intensité de gaz à effet de serre de 2,02 gCO2eq/MJ et a permis d’économiser au moins 120 tonnes d’équivalent CO2 par rapport au VLSFO conventionnel, avec 34,1 tonnes consommées lors d’un voyage de Caofeidian, en Chine, à Rotterdam puis vers Barcarena, au Brésil.
- •Le co-traitement du CNSL dans le flux de raffinage produit un carburant conforme à la qualité VLSFO RMG380, avec la même composition chimique et la même qualité qu’un carburant conventionnel, évitant les problèmes de boues, de filtres obstrués et d’injecteurs associés auparavant au CNSL mélangé directement.
- •Vitol a lancé son offre de VLSFO co-traité en 2025, en produisant d’abord le carburant dans sa raffinerie de Fujairah de 100 000 barils par jour, où des matières premières durables sont introduites pendant le raffinage plutôt que mélangées au produit de soutage fini.
- •Singapour, plus grand hub mondial de soutage, a enregistré 1,95 million de tonnes de ventes de carburants marins alternatifs en 2025, contre 1,35 million de tonnes un an plus tôt, Vitol Bunkers figurant parmi les cinq plus grands fournisseurs de biocarburants du port.

Olam Agri et Vitol Bunkers ont réalisé ce qu’ils décrivent comme la première livraison de soutage à Singapour de VLSFO co-traité avec du liquide de coque de noix de cajou (CNSL), donnant une utilité à un flux de déchets agricoles comme carburant maritime à plus faible intensité carbone.
Vitol a fourni 246,5 tonnes de carburant au kamsarmax Scion Mathilda de 82 000 tpl, comprenant 212 tonnes de VLSFO conventionnel et 34,5 tonnes de VLSFO CNSL co-traité, le carburant ayant été acheté par l’activité de fret maritime d’Olam Agri.
Les sociétés ont indiqué que 34,1 tonnes du carburant co-traité ont été consommées lors d’un voyage de Caofeidian en Chine à Rotterdam, puis d’une traversée à ballast vers Barcarena, au Brésil. Le carburant affichait une intensité de gaz à effet de serre de 2,02 gCO2eq/MJ et a permis d’économiser au moins 120 tonnes d’équivalent CO2 par rapport au VLSFO conventionnel, sans traitement ni manutention supplémentaires à bord.
L’utilisation du CNSL est notable après que cette matière première a fait l’objet d’un examen attentif lorsqu’elle a été mélangée directement à des carburants marins. La société de tests CTI-Maritec et l’assureur maritime Skuld avaient auparavant signalé des cas impliquant des boues, des filtres obstrués, des problèmes d’injecteurs et des dépôts dans des carburants contenant de fortes concentrations de composés phénoliques liés au CNSL.
L’approche de Vitol consiste plutôt à co-traiter le sous-produit de cajou au sein du flux de raffinage. Le carburant obtenu est conforme à la catégorie VLSFO RMG380 et, selon Olam et Vitol, présente la même composition chimique et la même qualité qu’un carburant conventionnel, supprimant le besoin d’un traitement spécial à bord ou de clauses particulières dans les contrats d’affrètement.
Vitol a lancé son offre de VLSFO co-traité en 2025, en produisant d’abord ce carburant dans la raffinerie de Fujairah de la société, d’une capacité de 100 000 barils par jour. Le négociant en énergie a indiqué que le procédé permet d’introduire des matières premières issues de déchets et d’autres intrants durables pendant le raffinage plutôt que de les mélanger au produit de soutage fini.
Le navire d’essai a depuis changé de propriétaire. Le Scion Mathilda, construit en 2024, a été acquis en juin pour 41,9 millions de dollars par Castor Maritime, cotée au Nasdaq, puis renommé Magic Saturn.
Singapour, premier hub mondial de soutage, a enregistré 1,95 million de tonnes de ventes de carburants marins alternatifs en 2025, contre 1,35 million de tonnes un an plus tôt. Vitol Bunkers figurait l’an dernier parmi les cinq plus grands fournisseurs de biocarburants du port.