Singapour signe un accord avec le Brésil pour son dixième corridor maritime vert et numérique
Points clés
- •Singapour et le Brésil ont signé un protocole d'accord établissant un corridor maritime vert et numérique, le Brésil devenant le dixième partenaire de corridor de Singapour.
- •L'accord a été signé par le ministre des Transports de Singapour, Jeffrey Siow, et le ministre des Ports et Aéroports du Brésil, Tomé Franca.
- •Le corridor portera sur les chaînes d'approvisionnement en carburants marins à émissions nulles ou quasi nulles, l'échange numérique d'informations entre les systèmes maritimes et portuaires, et les technologies maritimes émergentes.
- •Aucun type de carburant précis, voyage pilote ni calendrier de mise en œuvre n'a été divulgué pour le corridor.
- •Le réseau de corridors de Singapour s'étend déjà à l'Asie, l'Europe, l'Australie et les États-Unis, avec un accord renouvelé de trois ans avec les ports de Los Angeles et Long Beach en avril.

Singapour a ajouté le Brésil comme dixième partenaire de corridor maritime vert et numérique, reliant le plus grand hub mondial de soutage à l'un des principaux producteurs émergents de carburants renouvelables.
Dans le cadre d'un accord nouvellement signé, les deux pays établiront un corridor maritime vert et numérique Singapour-Brésil axé sur les carburants marins alternatifs, l'échange numérique d'informations et la technologie maritime. Le protocole d'accord a été signé par le ministre des Transports de Singapour, Jeffrey Siow, et le ministre des Ports et Aéroports du Brésil, Tomé Franca.
Les deux parties prévoient de collaborer avec des entreprises du transport maritime et de l'énergie sur les chaînes d'approvisionnement en carburants marins à émissions nulles ou quasi nulles. La base d'énergie renouvelable du Brésil devrait constituer l'un des volets de l'équation, tandis que Singapour apporte le plus grand marché mondial de carburants marins et un hub majeur de transbordement. Le Brésil figure parmi les plus grands producteurs mondiaux de biocarburants, notamment de biodiesel et d'éthanol, et développe des projets visant à produire des biocarburants marins, offrant ainsi au corridor une fondation potentielle côté offre. Pour le transport maritime international, ces carburants comptent car le secteur représente près de 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et l'OMI a fixé un objectif de neutrality d'émissions pour le transport maritime international d'ici ou vers 2050, les corridors verts étant largement utilisés comme mécanisme pour tester les carburants et les infrastructures sur des routes spécifiques.
Sur le plan numérique, les travaux comprendront l'exploration d'un meilleur échange d'informations entre les systèmes maritimes et portuaires des deux pays, ainsi que la recherche conjointe et le déploiement de technologies maritimes émergentes. La numérisation de l'échange de données portuaires et douanières constitue un volet parallèle dans de nombreux accords de corridor, visant à réduire la paperasse et à améliorer l'efficacité des escales portuaires.
Aucun carburant précis, premier voyage pilote ni calendrier de mise en œuvre n'a été annoncé à ce jour. Le prochain point à suivre est de savoir si les partenaires nommeront une première route pilote ou un type de carburant, une étape qui, dans les corridors antérieurs de Singapour, a fait passer les accords de l'intention aux essais opérationnels.
L'accord brésilien élargit un réseau de corridors de Singapour qui s'étend déjà aux principaux partenaires commerciaux en Asie, en Europe, en Australie et aux États-Unis. Singapour a renouvelé en avril son corridor avec les ports de Los Angeles et de Long Beach pour trois années supplémentaires, tandis que son partenariat avec la Corée du Sud a été signé fin d'année dernière.