ActualitésMacroDans le « Body Guy Caucus » du Sénat : de jeunes assistants qui suivent les sénateurs — et veillent sur une fausse dent

Dans le « Body Guy Caucus » du Sénat : de jeunes assistants qui suivent les sénateurs — et veillent sur une fausse dent

Auteur: Rawstory·

Points clés

  • De jeunes assistants connus officieusement sous le nom de « Body Guy Caucus » suivent les sénateurs dans le Capitole, en assumant des tâches qui combinent celles d’un valet, d’un ordonnateur et d’un agent de circulation, même si certains sont des femmes.
  • Le rôle existe depuis longtemps dans la politique présidentielle, Blake Gottesman ayant servi George W. Bush et l’ancien joueur de basket de Duke Reggie Love ayant servi Barack Obama.
  • Les tâches peuvent être très personnelles, notamment lorsqu’un body person est envoyé acheter des bas ou chargé de veiller sur une enveloppe contenant la fausse dent d’un sénateur.
  • Les sénateurs sont divisés sur cette pratique : Ted Cruz estime que le body man est l’un des rôles les plus importants en politique, tandis que Kevin Cramer la juge inutile et que Cynthia Lummis invoque ses racines d’éleveuse pour justifier le besoin de plus d’espace personnel.
  • Le poste est entièrement officieux : aucune règle du Sénat ni description de poste formelle ne le crée, et tous les sénateurs cités dans le reportage de NOTUS sont républicains.
Dans le « Body Guy Caucus » du Sénat : de jeunes assistants qui suivent les sénateurs — et veillent sur une fausse dent

Une main-d’œuvre discrète fait fonctionner le Sénat américain, et ses membres préféreraient rester inaperçus.

Ce sont les « body people » — de jeunes assistants qui suivent les sénateurs dans le labyrinthe de tunnels, de navettes et de cohues de journalistes du Capitole. Ce groupe est connu officieusement sous le nom de « Body Guy Caucus », même si certains de ses membres sont des femmes, selon un nouveau rapport de NOTUS.

Le poste mêle les fonctions de valet, d’ordonnateur et d’agent de circulation, avec une part importante de travail émotionnel, ont déclaré plusieurs body people actuels et anciens au média.

« C’est littéralement Gary dans 'Veep' », a déclaré un ancien body person, comparant le rôle à celui de l’assistant malmené de la série HBO. Un autre a décrit ce poste comme « le poste le plus fou à avoir sur la Colline, et le meilleur poste à avoir sur la Colline », notant que des jeunes de 22 ans se retrouvent à « garder des enfants parmi les personnes les plus importantes et les plus puissantes du pays ».

Le type de poste n’est pas nouveau, et il ne se limite pas au Sénat. Le « body man » est depuis longtemps un élément du paysage politique présidentiel : Blake Gottesman a occupé ce rôle auprès de George W. Bush, et Reggie Love, ancien joueur de basket de Duke, a fait de même pour Barack Obama, dans un poste défini par une disponibilité presque constante.

Les tâches peuvent devenir très personnelles. Un body person a été chargé d’acheter des bas pour son patron, a rapporté NOTUS, tandis qu’un autre a un jour eu pour mission de protéger une enveloppe contenant la fausse dent d’un sénateur.

Certains sénateurs s’appuient fortement sur ce dispositif. Le sénateur Ted Cruz (R-TX), qui se déplace dans le Capitole accompagné d’un body person, d’un assistant chargé des questions de politique ou de presse et d’un assistant de sécurité, a déclaré à NOTUS : « Le body man est l’un des rôles les plus importants en politique. » La sénatrice Marsha Blackburn (R-TN) a récemment été aperçue avec un assistant masculin la suivant, sac à main à la main.

D’autres n’en veulent pas. Le sénateur Kevin Cramer (R-ND) a qualifié l’idée de « perte de temps », ajoutant : « Je ne suis pas à ce point en insécurité. » La sénatrice Cynthia Lummis (R-WY) a invoqué ses racines d’éleveuse : « J’ai besoin de plus d’espace personnel que beaucoup d’habitants de l’Est. »

Quoi qu’il en soit, ce poste reste officieux : aucune règle du Sénat ni description de poste formelle ne le crée, et chaque bureau décide librement de le pourvoir ou non. À noter que tous les sénateurs cités dans le reportage, partisans comme sceptiques, sont républicains.