Un agent du Secret Service visé par une enquête pénale pour la fuite de détails sur des objets moquant le vice-président Vance
Points clés
- •Un agent du Secret Service appartenant à la Vice Presidential Protective Division a été placé en congé administratif dans l’attente d’une enquête sur la fuite présumée de détails concernant des objets satiriques non officiels se moquant du vice-président Vance.
- •Les objets parodiques comprenaient des pièces, des autocollants et des badges portant des slogans tels que "Bobcat OTR Survivors Club", en référence au nom de code de Vance au Secret Service et à des déplacements non annoncés.
- •L’enquête comprend à la fois un examen administratif et une possible enquête pénale portant sur des allégations de compromission de la sécurité opérationnelle et de l’information.
- •L’ensemble de l’équipe de sécurité de Vance fera l’objet d’un examen interne après de précédents reportages indiquant que ses membres étaient frustrés par des demandes de déplacements personnels et familiaux organisés à la hâte.
- •L’affaire survient dans une période de surveillance accrue du Secret Service, soumis à un contrôle parlementaire renforcé depuis la tentative d’assassinat de juillet 2024 contre Donald Trump, alors candidat.

Un agent du Secret Service soupçonné d’avoir divulgué des détails sur des objets non officiels créés par l’équipe de protection du vice-président J.D. Vance pour se moquer de lui fait désormais l’objet d’une enquête administrative et d’une possible enquête pénale, selon plusieurs médias.
Un membre de la Vice Presidential Protective Division est sous surveillance pour avoir prétendument partagé des informations sur des pièces, autocollants et badges spéciaux produits au sein de l’équipe et tournant le vice-président en dérision, a rapporté CNN, citant des sources proches du dossier. The Daily Beast a également fait état de l’enquête.
MS NOW, le média qui avait révélé en premier que des membres de l’équipe de sécurité de Vance en avaient "assez" de ses demandes, a indiqué que ces objets parodiques portaient des slogans tels que "Bobcat OTR Survivors Club" et "Advance. OTR. Repeat." "OTR" est une abréviation courante de "off the record" dans le jargon du Secret Service, désignant des déplacements qui ne sont pas annoncés publiquement à l’avance. "Bobcat" est le nom de code de Vance au Secret Service, a confirmé CNN.
La personne soupçonnée d’être responsable de la fuite de ces détails à la presse a été placée en congé administratif, et l’ensemble de l’équipe de sécurité de Vance fera l’objet d’un examen interne, ont indiqué des sources à CNN.
Anthony Guglielmi, directeur de la communication du U.S. Secret Service, a publié une déclaration confirmant l’enquête.
"Un membre de la Vice Presidential Protective Division fait l’objet d’une enquête administrative, et d’une possible enquête pénale, concernant des allégations de compromission de la sécurité opérationnelle et de l’information", a déclaré Guglielmi.
"Bien que nous ne commentions pas les détails de cette affaire, un principe est sans équivoque : tout comportement susceptible de menacer la sécurité d’une personne protégée ne sera pas toléré", a-t-il ajouté.
L’enquête fait suite à de précédents reportages de MS NOW selon lesquels l’équipe de sécurité de Vance était devenue frustrée par ce qui a été décrit comme des demandes de déplacements personnels et familiaux organisés à la hâte. L’existence de ces objets moqueurs a apporté un nouvel éclairage sur les tensions internes au sein de l’unité de protection chargée d’assurer la sécurité du vice-président.
L’affaire intervient à un moment où le Secret Service, qui relève du Department of Homeland Security, fait l’objet d’une surveillance renforcée. L’agence a été soumise ces dernières années à un contrôle public et parlementaire intense, notamment après la tentative d’assassinat de juillet 2024 contre Donald Trump, alors candidat, à Butler, en Pennsylvanie, qui a entraîné des changements de direction et un vaste examen des protocoles de protection. Les fuites concernant les déplacements de personnes protégées et la culture interne des équipes sont considérées comme particulièrement graves, car elles peuvent exposer des schémas opérationnels et fragiliser la cohésion des équipes.
Sources : MS NOW, CNN, The Daily Beast