Le SEBI classe le dossier contre Religare Enterprises, son ancienne présidente Saluja et d'autres personnes
Points clés
- •Le SEBI a classé les procédures contre Religare Enterprises, son ancienne présidente Rashmi Saluja et d'autres personnes associées, après avoir conclu que l'offre publique achevée remplissait l'objectif correctif de l'affaire.
- •Les procédures trouvaient leur origine dans des allégations selon lesquelles la direction de Religare n'avait pas coopéré avec l'offre publique obligatoire du groupe Burman et avait contesté le statut « fit and proper » de l'acquéreur.
- •Le groupe Burman, famille promotrice derrière Dabur India, a déclenché les obligations d'offre publique en vertu des réglementations indiennes sur les OPA après avoir régulièrement augmenté sa participation dans Religare.
- •La clôture de l'affaire lève une incertitude réglementaire pour Religare alors que le groupe Burman consolide son contrôle et définit l'orientation stratégique de l'entreprise.
- •Le différend sur la prise de contrôle s'est déroulé dans le cadre de l'effort de restructuration de plusieurs années de Religare, à la suite de défaillances de gouvernance sous ses précédents promoteurs.

Le régulateur des marchés financiers indien, le Securities and Exchange Board of India (SEBI), a classé les procédures dirigées contre Religare Enterprises Ltd., son ancienne présidente Rashmi Saluja et d'autres personnes associées, concluant qu'aucune directive supplémentaire n'était nécessaire après l'achèvement d'une offre publique obligatoire.
L'affaire trouvait son origine dans des allégations selon lesquelles Religare Enterprises n'avait pas coopéré avec l'offre publique obligatoire lancée par le groupe Burman, la famille promotrice derrière Dabur India, qui cherchait à acquérir le contrôle de la société de services financiers. La direction de Religare, sous la direction de Saluja, avait auparavant contesté le statut « fit and proper » du groupe Burman pour acquérir l'entreprise et avait retardé les approbations réglementaires liées à la transaction. Le critère « fit and proper » constitue une exigence standard du SEBI utilisée pour évaluer l'intégrité, la réputation et la solidité financière des entités cherchant à prendre le contrôle de sociétés de services financiers réglementées.
En vertu des réglementations indiennes sur les offres publiques (OPA), un acquéreur franchissant certains seuils de détention dans une société cotée est tenu de lancer une offre publique destinée aux actionnaires existants. Le groupe Burman, qui augmentait régulièrement sa participation dans Religare, a déclenché ces obligations et a par la suite lancé l'offre publique. Cette bataille pour le contrôle corporate a été l'une des plus suivies dans le secteur des services financiers en Inde ces dernières années, se déroulant alors que Religare poursuivait un effort de restructuration de plusieurs années à la suite de défaillances de gouvernance sous ses précédents promoteurs.
Le SEBI a déterminé que l'achèvement de l'offre publique avait rempli l'objectif correctif de ses procédures. Cet objectif étant atteint, le régulateur a conclu qu'il n'était pas justifié d'émettre des directives supplémentaires, clôturant effectivement l'affaire. Ce classement levé une incertitude réglementaire pour l'entreprise alors que le groupe Burman s'apprête à consolider son contrôle et à définir l'orientation stratégique.
Source : Economic Times Markets