Scaramucci estime que les règles d'éthique cryptographique du CLARITY Act ne vont pas assez loin
Points clés
- •Anthony Scaramucci soutient que l'interdiction faite par le CLARITY Act aux responsables fédéraux de lancer des actifs numériques devrait s'appliquer de la même manière aux restrictions sur le délit d'initié au Congrès.
- •Le portefeuille de l'ancienne présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a affiché un gain de 70,9 % en 2024, contre un rendement de 24,9 % pour le S&P 500 sur la même période.
- •En 2013, le Congrès a affaibli le STOCK Act en supprimant l'exigence d'une base de données en ligne consultable des transactions du personnel, via un vote à l'unanimité sans opposition enregistrée.
- •Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a publiquement plaidé en faveur de limites plus strictes sur la négociation d'actions par les membres du Congrès.
- •Il reste à déterminer si les législateurs appliqueront les restrictions éthiques du CLARITY Act sur la cryptomonnaie à leur propre activité de négociation, alors que le projet de loi s'approche d'une fenêtre législative étroite avant les congés d'août.

Anthony Scaramucci estime que la nouvelle restriction du CLARITY Act interdisant aux responsables fédéraux d'émettre ou de parrainer des crypto-actifs ne va pas assez loin. Le fondateur de SkyBridge Capital a déclaré que le même principe éthique devrait s'appliquer plus largement au délit d'initié, plutôt que d'être limité aux actifs numériques.
S'exprimant sur CNBC, M. Scaramucci a soutenu que la structure de rémunération du Congrès fait partie du problème. Ce débat dépasse le cadre de la cryptomonnaie, car le CLARITY Act vise à établir des règles pour les marchés d'actifs numériques, tandis que sa disposition éthique constitue un test de la mesure dans laquelle les législateurs sont prêts à restreindre l'activité financière personnelle des responsables lorsque les devoirs publics et les intérêts privés peuvent se chevaucher.
Rémunération du Congrès et examen des opérations de négociation
Les membres du Congrès gagnent 180 000 dollars par an, un salaire qui, selon M. Scaramucci, peut inciter certains législateurs à rechercher des opportunités financières liées aux informations qu'ils obtiennent dans l'exercice de leurs fonctions. Comme alternative, il a cité Singapour, où les hauts fonctionnaires reçoivent des salaires à plusieurs millions de dollars assortis d'une application plus stricte de l'éthique.
Les commentaires de M. Scaramucci interviennent dans un contexte d'examen de longue date des opérations boursières du Congrès. Les relevés publics de transactions ont montré que le portefeuille de l'ancienne présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, géré par son mari Paul Pelosi, a régulièrement surperformé à la fois le S&P 500 et la société Berkshire Hathaway de Warren Buffett.
Les déclarations de Mme Pelosi pour 2024 ont affiché un gain de 70,9 %, contre un rendement de 24,9 % pour l'indice. Les chiffres cumulés depuis 2014 placent ses rendements totaux à des milliers de points de pourcentage au-dessus de la référence. La représentante Anna Paulina Luna a précédemment accusé Mme Pelosi de négocier sur la base d'informations non publiques, bien que cette dernière n'ait fait l'objet d'aucune inculpation pour faute.
Précédent du STOCK Act
M. Scaramucci a également fait référence à une tentative antérieure d'affaiblir la surveillance des opérations de négociation du Congrès, déclarant que les législateurs avaient un jour annulé une exigence de transparence lors d'un vote procédural conçu pour éviter l'examen public.
Cette comparaison fait écho à un épisode antérieur impliquant le STOCK Act. Le Congrès a adopté cette loi en avril 2012 pour interdire aux membres de négocier sur la base d'informations non publiques. Un an plus tard, les législateurs l'ont discrètement modifiée pour supprimer l'exigence d'une base de données en ligne consultable des transactions du personnel, approuvant cette annulation par consentement unanime sans vote enregistré.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a depuis lors demandé des limites plus strictes sur la négociation d'actions par les membres du Congrès.
« Ils ne peuvent pas s'offrir deux maisons… ils ont toutes ces différentes failles, ils ont toutes ces dépenses de voyages, et ils ont tous ces moyens de se procurer de l'argent. » — Anthony Scaramucci, CNBC
Le CLARITY Act mis à jour interdit déjà au président et à d'autres responsables fédéraux d'émettre ou de parrainer des actifs numériques, une disposition que M. Scaramucci avait auparavant qualifiée de compromis éthique du projet de loi « mort-né ». La question de savoir si le Congrès appliquera la même approche à sa propre négociation d'actions reste non résolue, le projet de loi devant être examiné dans un délai législatif serré avant les congés d'août.
Si la restriction sur la cryptomonnaie crée un précédent, la proposition plus large de M. Scaramucci devra toujours faire face à une institution qui résiste à des limites de négociation plus strictes depuis plus d'une décennie.