Le pétrole recule légèrement sur Globex alors que les titres sur les sanctions contre l’Iran s’accumulent
Points clés
- •Les contrats à terme sur le pétrole ont légèrement reculé lundi, sans catalyseur unique signalé, après deux hausses hebdomadaires consécutives d’environ 5 % à 6 % qui avaient laissé Brent près de 94 $ et le WTI près de 87 $ le baril à la clôture de vendredi.
- •Le secrétaire au Trésor Scott Bessent doit annoncer ce qu’il a qualifié de sanctions les plus sévères de l’histoire contre l’Iran, dans le cadre d’une campagne de pression que le président Trump a appelée un « D-Day économique ».
- •Le responsable iranien de la sécurité Mohsen Rezaei a averti qu’une poursuite de la guerre économique pourrait conduire l’Iran à interrompre toutes ses exportations de pétrole du golfe Persique, y compris via le détroit d’Ormuz, et que les pays rejoignant les sanctions américaines seraient considérés comme commettant des actes de guerre contre l’Iran.
- •Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole selon l’US Energy Information Administration, a vu son trafic quasiment s’arrêter et l’Iran a cherché à formaliser un régime de redevances pour les navires en transit.
- •Rezaei a également affirmé que les frappes américaines contre l’Iran avaient accru l’intérêt mondial pour les armes nucléaires et a suggéré que Téhéran pourrait revoir sa position non nucléaire en conséquence.

Le pétrole s’échange en légère baisse sur Globex lundi, un mouvement qui s’ajoute plutôt qu’il ne remplace la série de titres liés à l’Iran déjà tombés aujourd’hui : l’annonce par Bessent des sanctions « les plus sévères de tous les temps » attendue à 14h00 EDT, la menace de Rezaei de stopper toutes les exportations de pétrole du Golfe si la guerre économique se poursuit, ainsi que ses propos distincts selon lesquels les frappes de Trump contre l’Iran ont accru l’intérêt mondial pour les armes nucléaires. Aucun catalyseur unique de la baisse du jour n’est rapporté avec l’évolution des prix elle-même, et ce léger repli intervient après une séquence au cours de laquelle le brut a signé une deuxième hausse hebdomadaire consécutive d’environ 5 % à 6 %, avec Brent autour de 94 $ le baril et le WTI autour de 87 $ à la clôture de vendredi.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent doit tenir une conférence de presse lundi après-midi pour dévoiler ce qu’il a décrit comme les sanctions les plus sévères de l’histoire contre Téhéran, dans le cadre de la campagne de pression économique que le président Trump a qualifiée de « D-Day économique ». Les mesures ciblent un pays que Washington comprime depuis des années : les exportations de pétrole constituent la principale source de revenus extérieurs de l’Iran, et les vagues successives de sanctions américaines ont été conçues pour les freiner.
Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaei, a réagi ce week-end en avertissant que si la guerre économique se poursuit, l’Iran interrompra toutes ses exportations de pétrole, que ce soit via le détroit d’Ormuz ou depuis n’importe quel autre point du golfe Persique, et que tout pays participant aux sanctions américaines serait considéré comme commettant un acte de guerre contre l’Iran. Cette menace tire autant sa force de la géographie que de la rhétorique : le détroit d’Ormuz est le goulet d’étranglement entre l’Iran et Oman par lequel, selon les estimations de l’US Energy Information Administration, transite environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Cela fait suite à de précédents রিপোর্টages faisant état d’un quasi-arrêt du trafic dans le détroit d’Ormuz et des mesures prises par l’Iran pour formaliser un régime de redevances pour les navires empruntant cette voie maritime.
Par ailleurs, Rezaei a été cité accusant le président Trump de créer une insécurité nucléaire plutôt qu’une sécurité nucléaire, soutenant que les frappes américaines contre l’Iran ont accru l’aspiration du monde aux armes nucléaires, et suggérant que Téhéran pourrait lui-même revoir sa position non nucléaire en conséquence.
Dans ce contexte, le léger repli du brut lundi apparaît comme une donnée ponctuelle plutôt que comme une histoire tranchée. Aucun lien explicatif entre le mouvement des prix et les titres du jour sur l’Iran n’a été rapporté, et l’articulation entre l’annonce des sanctions à 14h00 EDT, la menace de Rezaei sur les exportations et la rhétorique nucléaire plus large reste un fil conducteur pour le reste de la semaine.
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