Un titre du New York Times critiqué pour avoir affirmé que l’Amérique de l’ère Trump était « passée à autre chose » après le 11-Septembre
Points clés
- •Une chronique de Peter Baker publiée par le New York Times a suscité des critiques en ligne pour avoir suggéré que le pays était passé à autre chose après les attentats du 11 septembre, un quart de siècle plus tard.
- •Le président Trump a commémoré l’anniversaire au Pentagone, tandis que tous les anciens présidents assistaient à la cérémonie à Ground Zero, à New York.
- •Selon des informations rapportées, Trump a évité Ground Zero parce que les responsables politiques n’y sont pas autorisés à prendre la parole, une explication qu’il a démentie.
- •Baker a présenté le président en exercice comme éloigné de ses prédécesseurs et a estimé que le terrorisme ne dominait plus la politique américaine.
- •Ses détracteurs ont affirmé que le titre négligeait l’héritage durable des attentats, notamment les pratiques de surveillance et le sentiment antimusulman toujours présents sous la présidence de Trump.

Un titre du New York Times est critiqué pour avoir suggéré que l’Amérique du président Donald Trump était « passée à autre chose » après 25 ans de commémorations des attentats du 11 septembre 2001. La chronique du New York Times, écrite par le journaliste Peter Baker, s’intéresse à l’éloignement physique de Trump par rapport à Ground Zero lors de la cérémonie de vendredi.
Tous les anciens présidents ont assisté à l’événement à New York, tandis que Trump se trouvait au Pentagone. Selon des informations rapportées, Trump ne souhaitait pas se rendre à Ground Zero parce que les responsables politiques n’y sont pas autorisés à prendre la parole. Trump a démenti cette explication, affirmant que s’il avait voulu parler, il était certain que les responsables l’auraient autorisé à le faire.
Baker a écrit que cette disposition présentait Trump comme un outsider parmi les présidents américains. Il a décrit le contraste en ces termes :
« The disparate images will be stark and telling: four presidents of both parties standing together where the twin towers fell, four presidents whose time in office was shaped to one extent or another by the war on terrorism that gripped the nation for so long. And then the sitting president honoring the occasion at another attack site, estranged from his predecessors and governing at a time when fear of foreign attack has receded into the background of American life. »
« With the distance of a quarter century, Mr. Trump’s presidency has moved past the days when terrorism drove the agenda, » Baker continued. « Just as memories of Pearl Harbor lingered long after World War II ended, the memories of Sept. 11 remain powerful long after the death of Osama bin Laden. But the country and its politics have moved on. »
L’idée que le pays soit passé à autre chose après le 11 septembre a suscité de nombreuses critiques en ligne. Beaucoup ont estimé que cette présentation donnait une version excessivement positive de l’« unité » souvent idéalisée qui a suivi les attentats. Des détracteurs ont affirmé que les conséquences des attentats restent ancrées dans les pratiques de surveillance et le sentiment antimusulman, qu’ils considèrent toujours présents sous la présidence de Trump. Les critiques ont donc porté non seulement sur la portée symbolique de la cérémonie, mais aussi sur la question de savoir si le titre et la chronique rendaient suffisamment compte de l’héritage politique durable attribué au 11-Septembre.
Le journaliste de Bloomberg Gerry Doyle a réagi au titre : “I'm sorry what. I understand what each word means individually but I am struggling with them being in this order.”
“The headline says everything about what is now vs. what used to be the New York Times (RIP)...” a écrit un New-Yorkais.
Julia Wong, du Guardian, a écrit : “He literally just launched an illegal and unprovoked war in the Middle East that will take a really long time to lose. How does Peter Baker tie his shoes in the morning? I mean my lord. It's honestly hard to think of a single relevant aspect of trumpism as it's remaking American life in 2026 that is not rooted in the post-9/11 expansion of the surveillance state, attacks on civil liberties and politicized xenophobia and bigotry but okay sure.”
Le professeur de journalisme Jerry Berger a mis en avant un autre passage de la chronique de Baker : “Americans today are more afraid of one another than they are of foreign terrorists.”
“What could T he New York Times possibly mean by this headline? Maybe it got cut off and they meant 'moving on to become a fascist dictatorship'? Maybe instead of 'moving on' they meant to write 'sinking under'?” a demandé Ken Calderia, du consortium de recherche Conceptual Investigations Unit.
Source : Alternet