Morgan Stanley choisit Galaxy comme validateur pour ses ETP de staking Ethereum et Solana
Points clés
- •Galaxy a été désigné comme l’un des trois validateurs agréés des nouveaux trusts Ethereum et Solana de Morgan Stanley, cotés sous les tickers MSSE et MSOL.
- •Ces trusts sont conçus pour répliquer la performance de l’ETH et du SOL et entendent reverser les récompenses de staking aux actionnaires via des distributions régulières.
- •Les approbations de la SEC en 2025 autorisant le staking au sein des ETP crypto au comptant — produits Ethereum en juillet et produits Solana en octobre — ont rendu cette structure possible, déjà adoptée par des émetteurs comme Fidelity et Grayscale.
- •Galaxy a déclaré compter 2,8 milliards de dollars d’actifs en staking à la fin du deuxième trimestre 2026, sur Ethereum, Solana et d’autres réseaux à preuve d’enjeu.
- •L’annonce n’a pas précisé quelle part des avoirs de chaque trust sera mise en staking, les taux de récompense attendus ni la répartition entre les trois prestataires, et des risques liés aux validateurs, tels que les interruptions de service et les pénalités de protocole, subsistent.

Morgan Stanley Investment Management fait évoluer ses produits d’investissement en cryptoactifs au-delà de la simple exposition passive aux tokens en y intégrant une participation directe aux réseaux. Le gestionnaire d’actifs a désigné Galaxy comme validateur agréé pour deux nouveaux produits négociés en bourse (ETP) — un trust Ethereum et un trust Solana — qui ont l’intention de mettre en staking une partie de leurs avoirs.
Selon l’annonce de Galaxy publiée le 18 août, le Morgan Stanley Ethereum Trust est coté sur NYSE Arca sous le ticker MSSE, tandis que le Morgan Stanley Solana Trust s’échange sous le ticker MSOL. Galaxy fait partie des trois sociétés retenues pour assurer le staking sur ces deux produits.
Des récompenses de staking prévues pour les actionnaires
Le MSSE et le MSOL sont conçus pour répliquer respectivement la performance de l’ETH et du SOL. Chaque produit a l’intention de déléguer une partie de ses actifs à des validateurs institutionnels et de reverser aux actionnaires les récompenses de staking qui en résultent, via des distributions régulières. Le staking est le mécanisme par lequel les réseaux à preuve d’enjeu (proof-of-stake) assurent leur sécurité : les détenteurs délèguent leurs tokens à des validateurs qui proposent et vérifient des blocs, et le protocole verse des récompenses en contrepartie de ce travail.
Cette structure est devenue disponible aux États-Unis après que la Securities and Exchange Commission a commencé, en 2025, à approuver le staking au sein des ETP crypto au comptant — d’abord pour les produits Ethereum en juillet, puis pour les produits Solana en octobre —, ce qui a permis à des émetteurs établis comme Fidelity et Grayscale de mettre en staking une partie des actifs de leurs fonds.
Elle soulève aussi des questions opérationnelles qui ne se posent pas pour un produit qui se contente de détenir des tokens. Ethereum et Solana reposent sur des systèmes de validateurs, des logiciels clients, des mesures de performance et des dispositifs de maîtrise des risques différents. Un validateur peut également connaître des interruptions de service, des erreurs opérationnelles ou des pénalités de protocole, ce qui fait de la sélection de l’infrastructure une composante du profil de risque de chaque produit.
Galaxy a indiqué que Morgan Stanley avait évalué ses capacités sur les deux réseaux séparément. Le communiqué ne précise ni quelle part des avoirs de chaque trust sera mise en staking, ni le taux de récompense attendu, ni la répartition entre les trois prestataires retenus — autant de détails qui détermineront la manière dont ces trusts se comparent aux produits de staking des acteurs déjà installés.
Galaxy étend son activité de validateur institutionnel
Galaxy a déclaré compter 2,8 milliards de dollars d’actifs en staking à la fin du deuxième trimestre 2026, répartis entre Ethereum, Solana et d’autres réseaux à preuve d’enjeu. L’entreprise présente ce mandat comme une extension de son activité d’infrastructure au service des gestionnaires d’actifs, plutôt que comme un nouveau produit de staking grand public.
Ce rôle se distingue du staking de trésorerie d’entreprise, à l’image de l’activité à l’origine du déploiement croissant de l’opération de validateur Ethereum de BitMine. Au sein d’un produit négocié en bourse, le prestataire d’infrastructure évolue dans une structure qui doit prendre en compte la conservation des actifs du fonds, la liquidité, les obligations d’information et les distributions aux actionnaires.
Les produits crypto au-delà de la simple exposition aux cours
Ce lancement illustre la complexité opérationnelle croissante des produits crypto institutionnels. Le staking peut apporter un rendement supplémentaire, mais il lie aussi la performance des produits à la disponibilité des validateurs, aux mécanismes de retrait, aux règles des réseaux et au traitement des récompenses.
Les fonds au comptant traditionnels ont déjà facilité l’accès au Bitcoin et à l’Ether, avec des flux suivis à travers les produits couverts par la récente demande institutionnelle d’ETF. Les nouveaux trusts de Morgan Stanley vont plus loin en cherchant à intégrer une fonction native du réseau dans le profil de rendement de l’investisseur, prolongeant ainsi, au sein de l’industrie de la gestion d’actifs affiliée aux banques, une pratique déjà adoptée par les émetteurs en place.
Les modalités de staking envisagées pour ces produits restent subordonnées à leurs documents constitutifs et à leur exécution opérationnelle. L’annonce de Galaxy confirme sa sélection, mais elle ne doit pas être interprétée comme une garantie quant aux niveaux futurs des récompenses ou au caractère ininterrompu de la performance des validateurs.