Départ d’Uber du Nigeria : Moove rejette la demande de réduction des reversements des conducteurs
Points clés
- •Moove a déclaré que les conducteurs devaient continuer à verser le reversement quotidien contractuel de ₦18,700.
- •L’entreprise a averti que la résiliation du contrat n’effacerait pas les dettes impayées et n’entraînerait aucun allègement de remboursement.
- •Moove a indiqué que la propriété du véhicule ne serait transférée qu’après le respect des exigences financières et autres prévues par l’accord.
- •Les conducteurs affirment que le départ d’Uber a réduit les possibilités de course tandis que les dépenses de carburant et d’entretien ont augmenté.
- •Les conducteurs demandent une révision des contrats et la remise des véhicules après quatre ans, même si certains KPI n’ont pas été remplis.

Moove Nigeria a informé les conducteurs utilisant sa plateforme que leurs obligations contractuelles restent en vigueur et qu’ils ne bénéficieront d’aucune réduction ni d’aucun autre allègement concernant leurs reversements. L’entreprise de financement automobile a exposé sa position dans un e-mail consulté par Technext.
Technext avait précédemment rapporté que les conducteurs de Moove demandaient une réduction de leur reversement quotidien, de ₦18,700 à ₦12,000. En réponse, l’entreprise a déclaré que les conducteurs devaient continuer à respecter leurs contrats conformément aux conditions convenues.
« Votre contrat reste contraignant, et le non-respect de vos obligations de reversement peut entraîner la résiliation du contrat ainsi que d’autres mesures d’exécution. La résiliation du contrat n’annule aucune dette ni obligation financière impayée », a averti Moove.
L’entreprise a ajouté que tout solde restant dû après la résiliation d’un contrat demeurerait exigible et ferait l’objet d’un recouvrement conformément à la procédure applicable.
Moove a également réaffirmé une disposition contractuelle selon laquelle la propriété d’un véhicule serait transférée au conducteur après que celui-ci aurait rempli les conditions de l’accord et satisfait à toutes les obligations financières requises.
« Le départ d’Uber ne suspend pas automatiquement vos obligations contractuelles et ne les réduit pas. La facilité de crédit qui vous a été accordée reste soumise aux conditions de remboursement convenues », a déclaré l’entreprise. Plus d’informations sur l’entreprise sont disponibles sur le site de Moove.
Le départ d’Uber et les demandes des conducteurs
Les conducteurs opérant sur la plateforme de Moove avaient demandé à l’entreprise de revoir leurs conditions contractuelles, notamment le reversement quotidien de ₦18,700. Ils ont signé des contrats de remboursement de quatre ans après avoir reçu de Moove des véhicules Suzuki Xpresso à cinq portes.
Ils ont expliqué que cette demande était devenue nécessaire parce que de nombreux conducteurs paient désormais eux-mêmes l’entretien de leur véhicule. Ils ont également cité la hausse des coûts du carburant et la diminution des possibilités de course après le départ d’Uber du Nigeria, qui aurait rendu leurs revenus moins prévisibles.
« Le reversement actuel devient de plus en plus difficile à maintenir dans les conditions actuelles du marché. Nous pensons qu’une réduction du reversement aidera les conducteurs à rester opérationnels et à continuer de respecter leurs obligations envers Moove », ont déclaré les conducteurs.
Uber a quitté le marché nigérian le 2 septembre, invoquant une volonté de se concentrer sur son activité principale. Cette décision a semé la confusion parmi les conducteurs de Moove concernant les applications de transport qu’ils seraient autorisés à utiliser. Moove leur a ensuite indiqué qu’ils pouvaient travailler avec d’autres applications.
Cependant, ce changement a créé des difficultés supplémentaires liées aux obligations de reversement des conducteurs et aux conditions contractuelles existantes. Selon les conducteurs, le départ d’Uber a considérablement réduit la disponibilité des passagers et les revenus de nombreux conducteurs, en particulier ceux qui dépendent du transport à la demande comme principale source de revenus.
Pour les conducteurs, la question immédiate est de savoir s’ils peuvent continuer à respecter des obligations de remboursement fixes tout en utilisant d’autres applications de transport après le départ d’Uber. L’e-mail de Moove a réaffirmé ces obligations, mais n’a annoncé aucune réduction des reversements.
Les conducteurs demandent donc une révision des accords contractuels existants. Ils souhaitent notamment que les véhicules soient remis aux conducteurs ayant achevé leurs contrats de quatre ans, même s’ils n’ont pas entièrement atteint les indicateurs clés de performance (KPI) applicables.