ActualitésMacroLa plus grande crainte de Trump serait que le public découvre qu’il est « stupide », affirme son biographe Michael Wolff

La plus grande crainte de Trump serait que le public découvre qu’il est « stupide », affirme son biographe Michael Wolff

Auteur: Alternet·

Points clés

  • •Michael Wolff a déclaré dans son podcast que la plus grande crainte du président Trump était d’être perçu par le public comme dépourvu d’intelligence.
  • •Wolff a suggéré que les relevés de notes universitaires de Trump pourraient être ce que le président russe Vladimir Putin détient contre lui, une possibilité également évoquée par l’ancien conseiller Steve Bannon.
  • •La journaliste Joanna Coles a souligné que les relevés scolaires et universitaires de Trump, notamment son diplôme de la Wharton School obtenu en 1968 après des études à Fordham University, n’avaient jamais été rendus publics.
  • •Wolff a précédemment affirmé que les insécurités intellectuelles de Trump l’amenaient à nommer des collaborateurs qu’il jugeait moins compétents, citant le secrétaire à la Défense Pete Hegseth comme exemple.
  • •La Maison-Blanche a rejeté les interrogations sur les capacités mentales de Trump, un porte-parole critiquant les professionnels de santé ayant signé une lettre affirmant que le président était mentalement incompétent.
La plus grande crainte de Trump serait que le public découvre qu’il est « stupide », affirme son biographe Michael Wolff

Selon un journaliste qui suit Donald Trump depuis des années, la plus grande crainte du président est que le public découvre qu’il est « quite literally stupid. »

Michael Wolff, auteur de « Fire and Fury » et d’autres ouvrages consacrés à Trump, a tenu ces propos dans le podcast « Inside Trump's Head », qu’il coanime avec la journaliste Joanna Coles. Dans un article publié dimanche, Sarah-Jane Collins, du Daily Beast, a rapporté que la crainte de Trump est « so great » que, selon Wolff, les relevés de notes universitaires du président pourraient très bien être ce que le président russe Vladimir Putin détient contre lui. Wolff a ajouté que cette théorie ne venait pas seulement de lui, précisant que l’ancien conseiller de Trump, Steve Bannon, avait avancé la même hypothèse.

Au cours du podcast, Wolff a relaté une conversation avec Bannon à ce sujet : “Steve Bannon and I were talking about what Putin might have on Trump, and Bannon went through all the things dismissing them. He said, what I think he has on him are his college transcripts.”

Coles a souligné que, malgré les nombreux efforts des journalistes, le public n’avait toujours pas vu les relevés de notes du lycée ni ceux de l’université de Trump. Trump a commencé ses études supérieures à Fordham University avant d’intégrer la Wharton School de l’University of Pennsylvania, dont il est diplômé depuis 1968.

“We haven't seen his high school transcripts. We haven't seen either of his college transcripts,” Coles told Wolff. “They have been so successful in locking that stuff down. And, you know, if they were good, he would have floated them out there immediately.”

Wolff est allé plus loin : “I think top of his list, top of the things that plagues him is being seen as stupid, for one reason: Because he is stupid.”

Coles a ajouté que le but de ces spéculations était de comprendre Trump, et non de le ridiculiser en raison de possibles déficiences intellectuelles. “We should say that the point of going through these fears is to understand why he is as he is, because actually, he's a man that's been created through his fears,” a-t-elle déclaré.

Trump a souvent mis en avant sa propre intelligence pour se vanter auprès des électeurs. En septembre, après avoir été critiqué pour ne pas soutenir la réglementation de l’intelligence artificielle, il a invoqué son cerveau pour expliquer pourquoi les électeurs ne devaient pas s’inquiéter.

“The only control or ‘guardrails' that AI needs is a STRONG AND SMART (High IQ!) PRESIDENT,” Trump a écrit sur sa plateforme Truth Social, “and the USA has that, in spades!”

Toujours en septembre, Wolff a affirmé — comme l’a rapporté AlterNet — que les insécurités intellectuelles de Trump expliquaient pourquoi il recrutait régulièrement des personnes incompétentes pour travailler dans son administration : afin de ne pas se sentir inférieur à elles.

“Speaking on the Inside Trump's Head podcast, Trump biographer Michael Wolff said, ‘This is not a secret,'” a rapporté à l’époque Erkki Forster, du Daily Beast, en précisant que Wolff avait décrit le secrétaire à la Défense Pete Hegseth comme “a... blithering incompetent... yes-man, a suck-up, a man who... knows nothing, and no logic would say he would know enough to run the military-industrial complex.”

Wolff a ajouté que la “primary qualification” de Hegseth était “that he was... a weekend television co-host. So what in the name of God would he know about running... the United States military... at a moment... in which we are in the middle of a, basically, a revolution in terms of munitions, logistics, and supply.”

“Pete Hegseth is in this job because Donald Trump is intimidated by competence,” a poursuivi Wolff. “It's not just that he doesn't want to be bossed by people; it's that he can't deal with people who know things because—for the obvious reason—because he doesn't know things.”

En août, Wolff avait également déclaré que Trump “filled the administration of the second term with unqualified people, morons of one variety or another, because he can't have people who are clearly smarter than he is.”

La Maison-Blanche a rejeté les interrogations sur les capacités mentales de Trump. Lorsque AlterNet l’a contactée en mai au sujet d’une lettre signée par trois douzaines de professionnels de santé affirmant que Trump était mentalement incompétent, un porte-parole a attaqué la crédibilité des signataires.

“If it quacks like a duck, it may actually just be a Democrat hack doctor,” Davis Ingle a déclaré à AlterNet. “President Trump is the sharpest, most accessible, and energetic president in American history and any so-called medical professionals engaging in armchair diagnosis or false speculation for political purposes are clearly breaking the Hippocratic Oath they've sworn to.”

Cet article a été publié à l’origine par Alternet.