La Bourse de Londres va mettre 100 actions britanniques sur la blockchain
Points clés
- •Payward prévoit d’ajouter à xStocks les 100 plus grandes sociétés cotées à la London Stock Exchange sous forme d’actions tokenisées adossées une à une aux actions sous-jacentes.
- •Les investisseurs éligibles de plus de 110 pays pourraient accéder aux produits, mais les investisseurs britanniques ne pourront pas les négocier au lancement, car xStocks n’est pas encore disponible au Royaume-Uni.
- •Le partenariat comprend un examen de la possibilité d’utiliser le Digital Securities Depository de la LSE pour régler et assurer le service des titres tokenisés, sous réserve d’approbation réglementaire.
- •La LSE envisage de coter xStocks sur sa plateforme proposée LSE 24 en 2027, mais ce projet dépend lui aussi d’une autorisation réglementaire.
- •Payward a indiqué que xStocks a déjà traité plus de $40 billion de volume cumulé et compte plus de 200,000 détenteurs.

La London Stock Exchange (LSE) s’associe à Payward, la société mère de Kraken, pour transférer sur la blockchain les 100 plus grandes sociétés cotées sur la place boursière via sa plateforme xStocks, dans une initiative susceptible de renforcer le lien entre les marchés financiers traditionnels et l’infrastructure des actifs numériques.
Annoncé le 1er septembre 2026, ce partenariat devrait introduire des versions tokenisées de grandes actions britanniques tout en conservant le cadre réglementaire et les protections des investisseurs associés aux marchés de titres traditionnels.
Dans le cadre de cet accord, Payward prévoit d’ajouter à xStocks les 100 plus grandes sociétés cotées à la LSE. Chaque token sera adossé sur une base de un pour un à l’action sous-jacente correspondante, permettant aux investisseurs éligibles dans plus de 110 pays d’obtenir une exposition à des actions britanniques tokenisées.
L’initiative apportera à xStocks des versions tokenisées des 100 plus grandes sociétés cotées à la LSE, chaque jeton numérique étant adossé à 1:1 à son action sous-jacente.
Les investisseurs britanniques ne pourront toutefois pas négocier ces produits lors de leur lancement initial, car xStocks n’est actuellement pas disponible au Royaume-Uni. Les sociétés n’ont pas encore communiqué de date de lancement précise, bien que les premiers produits tokenisés soient attendus dans les prochaines semaines.
La LSE étudie l’infrastructure de règlement blockchain
Le partenariat comprend également un examen de la manière dont le Digital Securities Depository de la LSE, ou DSD, pourrait soutenir le règlement et le service des titres tokenisés.
Toute utilisation du DSD dans l’infrastructure de titres proposée sur blockchain resterait soumise à l’approbation réglementaire. Cette initiative pourrait permettre à la place boursière d’évaluer la manière dont une infrastructure établie des marchés de titres peut interagir avec la technologie blockchain tout en conservant les normes opérationnelles et réglementaires existantes.
La collaboration dépasse donc la simple création de représentations numériques d’actions cotées en bourse. Elle vise à explorer comment l’infrastructure traditionnelle des marchés et les systèmes fondés sur la blockchain peuvent fonctionner ensemble, en créant potentiellement de nouvelles méthodes d’émission, de règlement et de service des titres.
La tokenisation pourrait permettre une négociation 24 heures sur 24
L’un des principaux attraits des actions tokenisées est la possibilité d’une négociation plus flexible. Les bourses traditionnelles fonctionnent généralement pendant des horaires de marché définis, alors que les marchés fondés sur la blockchain peuvent fonctionner en continu, permettant des échanges 24 heures sur 24 sur les plateformes prises en charge.
La LSE prévoit également de coter xStocks sur sa plateforme de négociation proposée LSE 24 en 2027, bien que ce projet reste conditionné à l’approbation réglementaire. Cette plateforme prévue pourrait offrir une autre voie d’intégration des titres tokenisés dans l’infrastructure de marché plus large de la place.
La directrice générale de la LSE, Julia Hoggett, a indiqué que la tokenisation pourrait modifier sensiblement la manière dont les investisseurs accèdent aux marchés financiers et dont les entreprises utilisent l’infrastructure de marché. Elle a toutefois souligné l’importance de préserver la confiance, les droits et le fonctionnement des marchés réglementés.
Adding London-listed equities will bring one of the world's largest public markets into the xStocks framework, giving UK-listed companies a new global distribution channel. — xStocks (@xStocksFi) September 1, 2026
Cette approche permettrait à la LSE d’expérimenter des titres fondés sur la blockchain tout en conservant les protections et responsabilités établies associées aux actions cotées.
xStocks a déjà traité des milliards de volume
Le partenariat s’appuie sur une plateforme d’actions tokenisées existante plutôt que de lancer des actions sur blockchain à partir de zéro. Payward a indiqué que xStocks a traité plus de $40 billion de volume cumulé, dont près de $20 billion réglés directement onchain. La plateforme a également dépassé les 200,000 détenteurs.
Le co-PDG de Payward, Arjun Sethi, a déclaré que l’objectif plus large était de réunir les marchés financiers traditionnels et les marchés des cryptomonnaies sur une infrastructure technologique commune.
Payward and the London Stock Exchange are partnering to advance the tokenization of UK equity markets. In the coming weeks, the 100 largest London-listed equities will go live as xStocks, bringing 24/7, programmable onchain access to investors in more than 110 countries.… — Payward (@Payward) September 1, 2026
La LSE et Payward étudieront également la possibilité de créer des tokens d’actions natifs, qui pourraient offrir aux détenteurs des droits comparables à ceux attachés aux actions traditionnelles, élargissant potentiellement la tokenisation au-delà de simples représentations d’actions existantes.
Pour l’instant, la priorité immédiate reste le lancement prévu de xStocks couvrant les 100 plus grandes sociétés cotées à la LSE. La cotation proposée sur LSE 24 représente une composante de plus long terme du partenariat et reste soumise à l’autorisation réglementaire.
L’accord témoigne d’un effort plus large de la LSE pour explorer les titres fondés sur la blockchain tout en plaçant les protections des marchés réglementés et l’infrastructure financière établie au centre de la transition.