La commercialisation considérée comme le principal obstacle pour le projet GNL Ksi Lisims au Canada
Points clés
- •Rapidan Energy estime que la deuxième phase de GNL Canada, une expansion de 14 Mt/y, sera sanctionnée début l'année prochaine.
- •Le projet GNL Ksi Lisims, une installation flottante proposée de 12 Mt/y en Colombie-Britannique, est possiblement le prétendant de la côte ouest le plus proche d'une décision d'investissement finale, mais nécessite encore des travaux supplémentaires avant la sanction.
- •Ksi Lisims est développé par Western LNG avec Rockies LNG et la Nation Nisga'a, et serait implanté près de l'embouchure de la rivière Nass, sur le territoire traditionnel de la Nation Nisga'a.
- •La sécurisation d'accords de déstockage à long terme est généralement un prérequis pour que les projets GNL atteignent la FID, les prêteurs et les partenaires en capital exigeant typiquement des revenus engagés.
- •Les projets GNL de la côte ouest offrent des distances d'expédition plus courtes vers les marchés asiatiques que les terminaux de la côte du Golfe américaine et évitent le transit par le canal de Panama.

Le Global Gas Service de Rapidan Energy estime que la deuxième phase de l'installation d'exportation GNL Canada — une expansion de 14 millions de tonnes par an (Mt/y) — sera sanctionnée début l'année prochaine, selon la dernière évaluation du cabinet sur le marché nord-américain du gaz naturel liquéfié.
Cependant, Rapidan indique que le calendrier des autres projets GNL prévus le long de la côte ouest de l'Amérique du Nord, au Canada comme au Mexique, est moins clair.
Parmi les prétendants de la côte ouest, le projet GNL flottant Ksi Lisims de 12 Mt/y, proposé en Colombie-Britannique, est possiblement le plus proche de franchir la ligne d'arrivée et d'obtenir une décision d'investissement finale (FID) positive. Néanmoins, Rapidan souligne que des travaux supplémentaires doivent être menés à bien avant que le projet puisse passer à la sanction.
Ksi Lisims LNG est une installation de liquéfaction flottante proposée sur la côte pacifique du Canada, développée par Western LNG avec Rockies LNG et la Nation Nisga'a, sur le territoire traditionnel de laquelle le projet serait implanté près de l'embouchure de la rivière Nass. Les conceptions GNL flottantes placent les équipements de liquéfaction à bord de navires amarrés au large plutôt que sur des sites d'usines terrestres, une approche que ses développeurs présentent comme un moyen de raccourcir les délais de construction et de réduire l'empreinte à terre par rapport aux constructions de terminaux conventionnels.
Le défi de commercialisation mis en évidence pour Ksi Lisims reflète les dynamiques plus larges auxquelles sont confrontés les projets d'exportation nord-américains proposés : la sécurisation d'accords de déstockage à long terme avec les acheteurs est généralement considérée comme un prérequis pour atteindre la FID, les prêteurs et les partenaires en capital exigeant typiquement des revenus engagés avant de consacrer des fonds. Les projets de la côte ouest comme Ksi Lisims offriraient également des distances d'expédition plus courtes vers les marchés asiatiques que les terminaux de la côte du Golfe américaine, une route qui évite le transit par le canal de Panama — un avantage logistique que les développeurs ont cité dans leur compétition pour les acheteurs du bassin pacifique.
GNL Canada, le premier grand terminal d'exportation de GNL du pays, est situé à Kitimat, en Colombie-Britannique. Sa phase initiale a une capacité de 14 Mt/y. L'anticipation de Rapidan selon laquelle une deuxième phase de taille égale pourrait être sanctionnée début l'année prochaine en ferait l'un des prochains ajouts majeurs de capacité sur la côte ouest du continent.
Rapidan Energy est un cabinet de recherche et de conseil en énergie basé à Washington, DC. Son Global Gas Service fournit des analyses sur les tendances du marché mondial du gaz et du GNL, les calendriers de projets et les évolutions politiques.
Cette évaluation des projets de la côte ouest canadienne et mexicaine intervient alors que les projets GNL nord-américains proposés se disputent plus largement des contrats de déstockage, des équipements et de la main-d'œuvre dans un marché mondial marqué par les préoccupations de sécurité énergétique et l'évolution des flux commerciaux.
Ce rapport s'appuie sur la couverture de Jamison Cocklin de Natural Gas Intelligence, qui couvre le marché du GNL en tant que Managing Editor, LNG. L'article original a été publié sur Natural Gas Intelligence.