Le KOSPI chute de 10,8 % alors que SK Hynix et Samsung mènent la baisse
Points clés
- •Le KOSPI Composite Index a reculé de 10,8 % le 28 juillet dans un vaste mouvement de vente des valeurs des semi-conducteurs.
- •SK Hynix et Samsung Electronics, qui représentent ensemble environ la moitié de l’indice, ont chuté respectivement de 14,4 % et 13,6 % sur la journée.
- •Korea Exchange a brièvement suspendu les ventes programmées, puis toutes les transactions boursières pendant 20 minutes après le franchissement des seuils de -5 % et -8 %.
- •Le KOSPI a perdu 34 % depuis son pic du 22 juin 2026 et est revenu près de son niveau du 15 avril.
- •La faiblesse en Corée du Sud a également pesé sur d’autres marchés, le Nikkei 225 japonais reculant de près de 4 % et l’indice américain SOX de 21 % par rapport à son pic.

L’indice composite KOSPI de Corée du Sud a reculé de 10,8 % le 28 juillet, tandis que les actions des deux principaux fabricants de puces du pays, SK Hynix et Samsung, qui représentent ensemble environ la moitié de l’indice, baissaient encore davantage dans un vaste mouvement de vente des valeurs des semi-conducteurs.
Depuis son pic du 22 juin 2026, le KOSPI a chuté de 34 % en seulement 25 séances, la baisse n’étant interrompue que par de brusques rebonds techniques.
En séance matinale, heure locale, alors que l’indice passait sous le seuil de -5 % dans un contexte d’appels de marge, de ventes forcées, de ventes à découvert et de panique, Korea Exchange a activé un sidecar côté vendeur, suspendant temporairement les ventes programmées pendant cinq minutes. La mesure a eu peu d’effet sur la stabilisation du marché.
Lorsque le KOSPI a franchi le seuil de -8 %, Korea Exchange a déclenché un coupe-circuit de premier niveau, suspendant toutes les négociations sur l’ensemble du marché actions pendant 20 minutes. Là encore, la baisse ne s’est pas arrêtée et les titres ont continué de reculer. Cet épisode souligne la rapidité avec laquelle le तनाव peut se propager dans un marché où quelques grandes capitalisations pèsent de manière disproportionnée sur l’indice.
Le KOSPI avait grimpé de 300 % d’avril 2025 à juin 2026 dans ce que l’article décrit comme une remarquable démonstration d’hallucination consensuelle, remplaçant les cryptomonnaies comme jetons de jeu favoris pour s’enrichir rapidement, ou quoi que ce soit.
Même après ce repli, l’indice n’est revenu qu’à son niveau du 15 avril de cette année. Autrement dit, environ neuf semaines de gains ont été effacées.
Pour annuler une année entière de gains, le KOSPI devrait encore baisser de 71 % par rapport au pic de juin. Le Nasdaq a chuté de 78 % pendant l’éclatement de la bulle Internet aux États-Unis sur une période de 2,5 ans, ce qui montre qu’une telle baisse est possible.
Les deux grands fabricants de puces sud-coréens, qui représentent ensemble environ la moitié du KOSPI, ont reculé presque en tandem à la Bourse de Corée :
- SK Hynix : -14,4 % sur la journée et -48 % par rapport au pic de juin.
- Samsung Electronics : -13,6 % sur la journée ; -41 % par rapport au pic de juin.
Parce que ces sociétés dominent l’indice, leurs variations pèsent bien au-delà du seul secteur des semi-conducteurs : elles peuvent dominer le sentiment de marché plus large, aider à déterminer si des dispositifs de limitation des ventes intrajournalières sont déclenchés, et influencer la lecture que font les investisseurs de l’état général du marché actions sud-coréen.
Les investisseurs attendent désormais de voir si des acheteurs à la baisse interviendront pour déclencher un nouveau rebond technique.
La faiblesse du KOSPI a également entraîné un autre marché en forte hausse, l’indice Nikkei 225, qui a perdu près de 4 % sur la journée.
Aux États-Unis, la baisse des valeurs des semi-conducteurs reste en retard sur celle observée en Corée du Sud, mais elle a tout de même été marquée. Le PHLX Semiconductor Index [SOX] a reculé de 21 % par rapport à son pic du 21 juin, après une hausse gigantesque. Les mouvements en Corée constituent donc un point de repère utile pour observer si la pression reste concentrée sur quelques grandes valeurs de puces ou s’étend davantage aux actions technologiques mondiales.