Un député propose un projet de loi interdisant aux élus de la proportionnelle de cumuler un poste ministériel
Points clés
- •Le député du PPP Kim Jae-sub a proposé une révision de la loi sur l'Assemblée nationale imposant aux députés de la proportionnelle de renoncer à leur siège pour entrer au gouvernement.
- •Le projet de loi fait suite aux critiques visant Yong Hye-in, nommée ministre de l'Égalité des genres, qui entend conserver son siège à l'Assemblée nationale tout en siégeant au gouvernement.
- •La loi actuelle permet aux députés d'exercer des fonctions ministérielles, mais les représentants de la proportionnelle démissionnaient jusqu'ici par convention, transmettant leur siège au candidat suivant de la liste de leur parti.
- •Yong affirme que sa démission priverait son parti, le Revenu de base, de son statut de parti parlementaire en vertu de la loi sur les partis politiques, car elle en est la seule députée.
- •La controverse souligne le débat permanent sur la question de codifier en loi les pratiques différentes de cumul des mandats entre députés de circonscription et députés de la proportionnelle.

Yong Hye-in, députée
Un député du principal parti d'opposition, le Pouvoir au peuple (PPP), a proposé vendredi un projet de loi obligeant les députés élus à la proportionnelle à renoncer à leur siège parlementaire afin de pouvoir servir au sein du gouvernement.
Cette proposition intervient alors que Yong Hye-in, députée du petit parti du Revenu de base et nommée ministre de l'Égalité des genres, est critiquée pour avoir exprimé son intention de conserver son siège à l'Assemblée nationale même après sa nomination à un poste ministériel.
« L'avidité de Yong Hye-in, qui refuse de renoncer à l'un ou l'autre des deux postes, a mis à nu la faille du système actuel qui permet aux députés d'exercer des fonctions ministérielles », a déclaré Kim Jae-sub, député du PPP, en présentant cette révision de la loi sur l'Assemblée nationale.
En vertu de la loi actuelle, les députés peuvent cumuler un poste ministériel, mais les représentants de la proportionnelle abandonnaient jusqu'ici leur siège parlementaire pour rejoindre le gouvernement, celui-ci étant transmis au candidat suivant sur la liste de proportionnelle. Si le projet de loi était adopté, cette pratique deviendrait une obligation légale pour les représentants de la proportionnelle.
Yong, actuellement l'unique députée de son parti, a indiqué qu'elle conserverait son siège à l'Assemblée même si elle devient ministre, soulignant que son parti perdrait son statut de parti parlementaire en cas de démission. Selon la loi sud-coréenne sur les partis politiques, un parti perd son statut de parti parlementaire lorsqu'il ne détient plus aucun siège à l'Assemblée nationale, ce qui affecte les avantages et la position reconnus aux partis représentés à l'Assemblée. Sa nomination était en elle-même remarquable : elle a été choisie pour le poste de ministre de l'Égalité des genres bien qu'elle vienne d'un petit parti d'opposition extérieur au principal bloc libéral soutenant le gouvernement.
Ce litige met en lumière une source de discorde de longue date dans la politique sud-coréenne concernant le cumul des mandats, et la question de savoir si l'arrangement actuel — dans lequel les députés élus dans des circonscriptions conservent leur siège tout en exerçant des fonctions ministérielles, tandis que les représentants de la proportionnelle démissionnaient par convention — devrait être normalisé par la loi.