ActualitésMacroLe ministère public requiert 10 ans de prison contre un Pakistanais dans une affaire de viol d'enfants de 2008 dans une mosquée d'Incheon

Le ministère public requiert 10 ans de prison contre un Pakistanais dans une affaire de viol d'enfants de 2008 dans une mosquée d'Incheon

Auteur: The Korea Times Business·

Points clés

  • Le ministère public a requis 10 ans de prison contre le Pakistanais, notamment pour le viol de mineurs de moins de 13 ans.
  • L'homme aurait menacé et agressé sexuellement deux enfants étrangers, alors âgés de 7 et 9 ans, dans une mosquée du district de Seohae à Incheon en septembre 2008, où il enseignait le Coran.
  • La plainte a été déposée des années après les agressions car les victimes étaient trop jeunes pour parler à l'époque.
  • Un amendement de 2019 a abrogé le délai de prescription pour les crimes sexuels contre les enfants de moins de 13 ans, permettant les poursuites dans cette affaire de 2008.
  • La branche de Bucheon du tribunal de district d'Incheon n'a pas encore rendu de verdict dans cette affaire.
Le ministère public requiert 10 ans de prison contre un Pakistanais dans une affaire de viol d'enfants de 2008 dans une mosquée d'Incheon

Le ministère public a requis une lourde peine de prison contre un ressortissant pakistanais poursuivi pour des agressions sexuelles sur des enfants étrangers commises il y a près de deux décennies dans une mosquée d'Incheon, à l'ouest de Séoul, ont indiqué lundi des responsables judiciaires.

Lors d'une audience tenue à la mi-juillet, les procureurs ont demandé à la branche de Bucheon du tribunal de district d'Incheon de condamner l'homme, un Pakistanais non identifié, à 10 ans de prison, notamment pour le viol de mineurs de moins de 13 ans, selon ces responsables.

L'homme est accusé d'avoir menacé et agressé sexuellement deux enfants étrangers, alors âgés de 7 et 9 ans, dans une mosquée du district de Seohae à Incheon en septembre 2008. Au moment des faits, il enseignait le Coran dans cette mosquée.

Le ministère public a expliqué que la plainte dans cette affaire avait été déposée tardivement car les victimes étaient trop jeunes au moment des agressions. Ce type de signalement différé constitue depuis longtemps une difficulté dans les affaires d'abus sexuels sur mineurs, et la Corée du Sud a renforcé ces dernières années son cadre juridique pour ces infractions, notamment par un amendement de 2019 ayant abrogé le délai de prescription pour les crimes sexuels contre les enfants de moins de 13 ans, permettant des poursuites pour des affaires anciennes comme celle-ci. Selon la loi sud-coréenne, les infractions sexuelles contre les enfants de moins de 13 ans encourent certaines des peines les plus sévères du pays, le viol de mineur étant puni d'un minimum de sept ans de prison et jusqu'à la réclusion à perpétuité.

L'affaire est instruite par la branche de Bucheon du tribunal de district d'Incheon, compétente pour les juridictions situées à l'ouest de Séoul. Aucun verdict n'a encore été rendu.

Source : The Korea Times