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Les républicains « abandonnent pratiquement » alors que la Chambre annule les deux dernières semaines de la session de septembre

Auteur: Alternet·

Points clés

  • •La Chambre a annulé les deux dernières semaines de sa session de septembre, les élus devant partir au plus tard le 17 septembre et revenir à la mi-novembre, ce qui prolonge la pause préélectorale à sept semaines.
  • •Le changement de calendrier a été annoncé par la whip démocrate Katherine Clark, qui a indiqué qu’aucun vote n’est désormais attendu pendant les semaines du 21 septembre et du 28 septembre, sous réserve d’une éventuelle action du Sénat sur la House Concurrent Resolution 113.
  • •Le 119e Congrès a adopté 103 lois au cours de cette session, et seulement 64 projets de loi étaient devenus loi au 3 septembre, malgré le contrôle républicain de la Chambre, du Sénat et de la Maison Blanche.
  • •L’expression « Do-Nothing Congress » remonte à la critique formulée par Harry Truman en 1948 à l’égard du 80e Congrès, qui avait néanmoins adopté des centaines de projets de loi.
  • •Des textes en attente, comme le Protect College Sports Act, ne seront examinés par la Chambre qu’à la mi-novembre, laissant les dossiers restants à une session de canard boiteux après les élections.
Les républicains « abandonnent pratiquement » alors que la Chambre annule les deux dernières semaines de la session de septembre

La Chambre des représentants annule les deux dernières semaines de sa session de septembre, une décision qui, selon ses critiques, consacre le 119e Congrès comme l’une des sessions les plus « do-nothing » de l’histoire américaine. Cette mesure renvoie les membres chez eux pour une période prolongée à seulement quelques semaines des élections de mi-mandat de novembre, au cours desquelles le contrôle de la Chambre et du Sénat sera tranché et où chaque siège sera en jeu. Elle intervient aussi alors que l’exercice budgétaire fédéral se termine le 30 septembre, une échéance qui oblige généralement le Congrès à adopter une loi de financement ou une résolution continue afin d’éviter une fermeture du gouvernement.

L’expression « Do-Nothing Congress » est apparue avec le 80e Congrès, en fonction de 1947 à 1949. Le président Harry Truman a utilisé cette formule durant sa campagne de réélection de 1948 pour attaquer le Congrès contrôlé par les républicains, l’accusant de bloquer une grande partie de son programme intérieur, en particulier les propositions sur le logement, les prix, le travail et les droits civiques. Même à cette époque, des centaines de projets de loi avaient été adoptés par le 80e Congrès.

À titre de comparaison, en 2026, le Congrès a adopté 30 lois publiques, portant le total de la session à 103 lois. Au 3 septembre, seules 64 de ces propositions étaient effectivement devenues loi. Le seul Congrès affichant un bilan plus faible que le 119e est la première session du 118e Congrès en 2023, lorsque la Chambre contrôlée par les républicains n’a adopté que 34 projets de loi. Le Congrès dirigé par les républicains en 2013 a lui aussi été historiquement peu productif, avec moins de 60 votes adoptés. La Chambre, le Sénat et la Maison Blanche sont actuellement tous contrôlés par les républicains, ce qui signifie que le pouvoir unifié ne s’est pas traduit par une hausse de la production législative.

La représentante Katherine Clark (D-Mass.), whip démocrate, a annoncé que les dirigeants républicains de la Chambre avaient modifié le calendrier, suspendant les votes jusqu’à environ 18 h 30 EST le lundi 14 septembre.

« Les membres sont informés qu’aucun vote n’est désormais attendu à la Chambre pendant la semaine du 21 septembre et du 28 septembre », a-t-elle indiqué dans un communiqué. « En attente de l’adoption par le Sénat de la House Concurrent Resolution 113, des votes sont possibles à la Chambre pendant les semaines du 21 septembre et du 28 septembre 2026. Les membres recevront un préavis de 48 heures avant tout vote potentiel à la Chambre. »

Elle a précisé qu’il s’agit d’un changement par rapport au calendrier précédent.

La journaliste de States News, Jenniffer Shutt, a noté que cette décision prolonge « la pause de campagne préélectorale à sept semaines ». ()

Aaron Fritschner, directeur de cabinet adjoint du représentant Don Beyer (D-Va.), a écrit sur BlueSky : « Les derniers votes à la Chambre avant les mi-mandats, s’ils suivent le calendrier actuel, auront lieu dans deux semaines. Nous serons également absents la semaine prochaine. » ()

Meridith Lee Hill, de Politico, a expliqué : « Cela signifie que les membres sont censés partir au plus tard le 17 septembre et ne pas revenir avant la mi-novembre. » (https://x.com/meredithllee/status/2095509732895166589)

Un commentateur a écrit : « C’est franchement révélateur du nombre de personnes dans les commentaires qui pensent que c’est une mauvaise nouvelle[.] C’est littéralement le signal envoyé par la majorité républicaine à la Chambre : ils sont terrifiés [et] abandonnent pratiquement. » ()

Le reporter de Yahoo Sports, Ross Dellenger, a souligné que le changement de calendrier a des conséquences pour un texte en attente. « Cela a un impact sur le Protect College Sports Act. La Chambre, initialement censée siéger pendant quatre semaines en septembre, n’est désormais programmée que pour deux. Cela signifie que la Chambre n’examinera pas le projet de loi avant son retour à la mi-novembre — s’il est adopté par le Sénat. » (https://x.com/RossDellenger/status/2095511450454278338)

Le retour à la mi-novembre signifie que toute législation non adoptée avant la pause sera reportée après les mi-mandats, lorsqu’une session de canard boiteux examinera les dossiers en suspens.

L’avocat Blake Allen a porté une appréciation plus large : « Cette majorité républicaine détient presque certainement le record du plus grand temps de séance perdu dans l’histoire moderne du Congrès. C’est une majorité historiquement dysfonctionnelle. Le seul point positif récent est MGP & Golden qui tend une bouée de sauvetage à Johnson pour aucune bonne raison politique. » (https://x.com/Blake_Allen13/status/2095521251599024603)

Tim Miller, ancien républicain qui écrit pour The Bulwark, a plaisanté sur X : « La législature française regarde Mike Johnson et se dit s—— est-ce qu’on a le droit à autant de vacances ? » (https://x.com/Timodc/status/2095516675059724393)

La reporter de NOTUS, Oriana González, a écrit : « Les élus de la Chambre ne surmonteront jamais les accusations de ne pas travailler. » (https://x.com/ReporterOriana/status/2095511943851213086)

Melanie D'Arrigo, directrice exécutive de la Campaign for New York Health, a ajouté : « C’est fou que les républicains affirment que “plus personne ne veut travailler”, s’opposent aux filets de sécurité pour les congés payés, puis travaillent le moins possible tout en touchant un salaire et une couverture santé financés par les contribuables. » (https://x.com/DarrigoMelanie/status/2095519081919021523)

Source : Alternet