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Healey fixe la date du premier Budget au 28 octobre

Auteur: City AM Markets·

Points clés

  • John Healey présentera son premier Budget le mercredi 28 octobre, le plus précoce Budget d’automne depuis 2021.
  • L’analyse indique que le chancelier doit combler un manque à gagner d’au moins 22 milliards de livres, ce qui conduit les économistes à juger des hausses d’impôts très probables cet automne.
  • Le Budget comprendra une feuille de route détaillant la manière dont le Trésor prévoit d’accorder davantage d’autonomie aux maires des grandes villes sur l’impôt sur le revenu, dans le cadre de l’agenda de dévolution du gouvernement.
  • La hausse des coûts d’emprunt liée à la guerre en Iran et un Defence Investment Plan de 4,7 milliards de livres ont aggravé la pression financière sur le prochain Budget.
  • Sous l’ancienne chancelière Rachel Reeves, l’économie britannique a stagné entre le printemps et l’automne pendant ses deux années en fonctions, un ralentissement attribué par les économistes aux reports d’investissements des entreprises avant les événements budgétaires.
Healey fixe la date du premier Budget au 28 octobre

John Healey a confirmé qu’il présentera son premier Budget le 28 octobre, tout en promettant de « transférer le pouvoir et l’argent hors de Westminster ».

Le chancelier a déclaré vendredi que sa première déclaration budgétaire « soutiendra les communautés britanniques », ouvrant la voie à un Budget que les économistes prévoient comme le troisième d’affilée dans lequel la charge fiscale globale augmentera. Selon les données de l’Office for Budget Responsibility, le poids de la fiscalité au Royaume-Uni se situe déjà à son plus haut niveau durable depuis l’après-guerre, ce qui signifie que toute nouvelle hausse prolongerait une tendance qui suscite l’attention des entreprises comme des ménages.

« Ce sera un Budget… fondé sur la discipline budgétaire », a-t-il dit. « Il respectera nos règles budgétaires. Il donnera aux entreprises et aux familles une partie de la stabilité dont elles ont besoin pour planifier l’avenir. »

Les spéculations sur la date à laquelle Andy Burnham et Healey présenteraient leur première intervention budgétaire s’étaient intensifiées après que le duo a annoncé une série de mesures de dépenses non financées dès ses premiers jours en fonction. Plusieurs groupes de réflexion et analystes ont déjà estimé que Healey devra augmenter les impôts de plusieurs dizaines de milliards de livres afin de rester dans les règles budgétaires que le gouvernement s’est lui-même fixées.

The 2026 Budget will take place on Wednesday 28 October. The government has said it will stick to its fiscal rules to support economic stability and provide certainty, while using the Budget to drive growth in every postcode and ease cost-of-living pressures. pic.twitter.com/yj3nSu7S3r — HM Treasury (@hmtreasury) July 31, 2026

Le Budget 2026 aura lieu le mercredi 28 octobre. Le gouvernement a indiqué qu’il respectera ses règles budgétaires afin de soutenir la stabilité économique et d’apporter de la visibilité, tout en utilisant le Budget pour stimuler la croissance dans chaque code postal et alléger la pression du coût de la vie. pic.twitter.com/yj3nSu7S3r

Le Budget devra dégager des fonds pour de nouveaux engagements de dépenses

Selon une analyse de City AM, le chancelier devra déjà combler un trou budgétaire d’au moins 22 milliards de livres, poussant plusieurs économistes à avertir que des hausses d’impôts sont « pratiquement garanties » à l’automne.

Cette intervention offrira aussi au nouveau gouvernement l’un de ses premiers grands rendez-vous pour fixer l’orientation du reste du parlement, quelques semaines seulement après l’investiture d’Andy Burnham comme Premier ministre. L’ancien maire de Manchester a déjà lancé une vaste offensive en faveur de la dévolution, promettant de libérer une « croissance dans chaque code postal » en donnant davantage de contrôle budgétaire aux maires des grandes villes britanniques et en lançant une opération Number 10 North.

Dans son annonce budgétaire de vendredi, Healey a déclaré que les ministres avaient déjà « soutenu les emplois britanniques, les compétences britanniques et les entreprises britanniques » grâce à la série de mesures dévoilées durant les deux premières semaines de Burnham. Parmi les nouvelles politiques figurent la baisse des business rates pour les pubs, la suppression de la TVA sur les factures d’énergie des ménages et la fin du sans-abrisme à travers le Royaume-Uni.

Ces mesures se sont ajoutées à la pression budgétaire existante sur les finances publiques causée par la guerre prolongée en Iran, qui a fait grimper les coûts d’emprunt bien au-delà des prévisions de l’organisme officiel de contrôle budgétaire lors de sa dernière évaluation économique en mars. Healey devra aussi trouver des fonds pour financer les 4,7 milliards de livres du Defence Investment Plan annoncés durant les dernières semaines du gouvernement de Keir Starmer, ainsi que tout nouvel engagement de dépenses.

Healey a confirmé dans une lettre au Treasury Committee avoir demandé à l’Office for Budget Responsibility de préparer sa prévision budgétaire semestrielle pour cette date.

« La crédibilité budgétaire est le fondement de la stabilité économique et de la sécurité nationale », a-t-il écrit. « C’est pourquoi nous respecterons les règles budgétaires, en veillant à conserver une marge de sécurité pour nous protéger contre l’incertitude et contre l’impact de l’instabilité au Moyen-Orient. »

Ce vétéran du Parti travailliste a déjà promis que son premier Budget comprendrait une « feuille de route » exposant comment le Trésor entend accorder davantage d’autonomie aux maires sur l’impôt sur le revenu, un pilier clé de l’agenda de dévolution du gouvernement.

En choisissant le 28 octobre, Healey présentera le plus tôt Budget d’automne depuis 2021, cherchant à limiter les spéculations sur l’ampleur et la nature des hausses d’impôts.

Sous Rachel Reeves, l’économie britannique a marqué le pas entre le printemps et l’automne pendant chacune des deux années où elle a été chancelière. Les économistes ont depuis attribué ce ralentissement au fait que les entreprises ont retardé leurs investissements et leurs plans de croissance dans les mois précédant ses deux événements budgétaires.