ActualitésMacroLa EFCC met en garde les opérateurs POS nigérians contre l'aide au blanchiment d'argent des fraudeurs

La EFCC met en garde les opérateurs POS nigérians contre l'aide au blanchiment d'argent des fraudeurs

Auteur: TechNext24·

Points clés

  • •L'EFCC a mis en garde les opérateurs POS nigérians contre les criminels tentant de blanchir des fonds illicites via leurs terminaux.
  • •L'avertissement a été transmis au nom du président de l'EFCC, Ola Olukoyede, par le chef de cabinet Michael Nzekwe, lors d'une rencontre avec une délégation de l'AMMBAN dirigée par le président national Oti Obioha.
  • •Les enquêtes de la commission ont lié les machines POS à des criminalités financières, notamment le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et les activités de rançon.
  • •L'EFCC a demandé à l'AMMBAN d'imposer une tenue de registres des transactions plus stricte, de maintenir des registres d'adhésion précis à l'échelle nationale et de mener des programmes de formation et de sensibilisation pour les opérateurs.
  • •Le président de l'AMMBAN, Oti Obioha, s'est engagé à renforcer le partenariat avec l'EFCC et a indiqué que l'association prévoit de former ses membres aux seuils financiers et aux risques liés à leurs activités.
La EFCC met en garde les opérateurs POS nigérians contre l'aide au blanchiment d'argent des fraudeurs

La Commission économique et financière des crimes (EFCC) a lancé un avertissement ferme aux opérateurs de points de vente (POS) à travers le Nigeria, les exhortant à rester vigilants afin de ne pas tomber dans le piège des fraudeurs cherchant à blanchir de l'argent via leurs terminaux.

Les terminaux POS sont devenus un élément incontournable de la vie financière quotidienne au Nigeria, offrant aux ménages et aux petites entreprises un accès aux retraits d'espèces, aux transferts et au paiement de factures en dehors des réseaux d'agences bancaires traditionnels. C'est précisément cette portée qui rend le canal attractif pour les criminels déplaçant des fonds illicites — et qui place les agents en première ligne des efforts de lutte contre le blanchiment d'argent du pays.

L'avertissement a été transmis au nom du président de l'EFCC, Ola Olukoyede, lors d'une rencontre au siège de la commission avec une délégation de l'Association of Mobile Money and Bank Agents in Nigeria (AMMBAN), dirigée par son président national, Oti Obioha. Les discussions ont porté sur l'usage croissant des systèmes POS dans diverses criminalités financières, notamment le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et les activités de rançon.

Représentant Olukoyede à la rencontre, Michael Nzekwe, chef de cabinet et commandant de la commission, a qualifié cette tendance de préoccupante. « Nos enquêtes montrent que les activités criminelles impliquent souvent l'utilisation de machines POS », a-t-il déclaré.

Nzekwe a appelé l'AMMBAN à renforcer sa surveillance des opérateurs POS et à mettre en place un système robuste de documentation précise des transactions. Il a exhorté les opérateurs à conserver des registres appropriés de l'activité qu'ils traitent, soulignant qu'une documentation rigoureuse servirait à deux fins : aider à retracer les transactions suspectes au fur et à mesure, et permettre aux forces de l'ordre d'identifier les personnes impliquées lorsque les terminaux sont utilisés abusivement pour faciliter le déplacement de fonds illicites. Ce message transfère en pratique la conformité jusqu'au comptoir, où les registres d'un agent peuvent déterminer la capacité des enquêteurs à suivre l'argent.

Des préoccupations ont également été soulevées concernant les pratiques de certains opérateurs POS, notamment la manière dont ils gèrent les dossiers clients et les transactions. Olukoyede a souligné que certains opérateurs pourra eux-mêmes être impliqués dans des activités frauduleuses, tout en éprouvant des difficultés à fournir ne serait-ce que des informations de base sur les transactions lors des enquêtes.

« Souvent, lorsque nous enquêtons sur des cas de blanchiment d'argent liés à un opérateur, nous constatons qu'il ne peut identifier les personnes qui ont envoyé ou retiré l'argent », a-t-il indiqué.

Pour remédier à ces lacunes, le président de l'EFCC a demandé à l'AMMBAN d'imposer des pratiques de tenue de registres plus strictes pour toutes les transactions et de tenir des registres d'adhésion précis pour ses membres dans tout le pays. Il a également souligné l'importance de programmes de formation et de sensibilisation pour les opérateurs, suggérant que des améliorations dans ces domaines pourraient considérablement renforcer la lutte contre les criminalités financières liées aux services POS. Cette injonction a du poids car de nombreux agents dirigent de petites activités largement informelles où les pratiques de tenue de registres varient considérablement, et ces lacunes documentaires sont apparues à plusieurs reprises lors des enquêtes, comme l'indiquent les propres propos du président.

En réponse, Obioha a exprimé le souhait de l'AMMBAN d'établir un partenariat plus étroit avec l'EFCC, reconnaissant les risques financiers inhérents aux opérations POS. Il a indiqué que l'association entendait fournir à ses membres une formation essentielle couvrant divers sujets, notamment les seuils financiers et les risques inhérents à leur activité. La rapidité avec laquelle ces programmes de formation et ces normes documentaires atteindront les membres de l'AMMBAN dans tout le pays constituera un indicateur clé pour savoir si le partenariat promis se traduit par une surveillance renforcée sur le terrain.

« Nous sommes profondément ancrés dans les communautés que nous servons », a déclaré Obioha, réaffirmant l'engagement de l'association à aider l'EFCC à combattre la fraude dans le secteur POS.

Alors que le paysage de la criminalité financière continue d'évoluer, l'appel à l'action de la commission rappelle le rôle crucial que jouent les opérateurs POS dans le maintien de l'intégrité des transactions financières du pays.